Portraits du coeur ; du symbole a l'intime

Portraits du coeur ; du symbole a l'intime

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À propos

C'est parce que l'humanité est dirigée par les sentiments que le symbole du coeur revêt une telle importance. De tout temps il a été considéré comme l'organe indispensable à la vie car unique, animé de mouvements automatiques et non pas soumis à la volonté, lié avec le sang qu'il diffuse dans l'organisme et de situation anatomique centrale dans le thorax. Dans de très nombreuses civilisations le coeur a donc inspiré les artistes et les créateurs : les peintres à travers les différentes périodes de l'histoire de l'art, les dessinateurs, les sculpteurs... mais aussi des joailliers et plus proches de nous des cinéastes, photographes, stylistes, publicitaires. Lieu par excellence de la rencontre entre la matière et l'esprit, le coeur est une source d'inspiration universelle et intemporelle.
Ce livre présente un florilège d'oeuvres. Chaque oeuvre retenue, fruit de la création d'artistes reconnus, est enrichie d'un appareil critique présentant l'artiste, la contextualisation de sa création ainsi que d'une analyse très subjective de l'oeuvre, résultat du dialogue singulier entre l'artiste et le spectateur par l'oeuvre interposée.
C'est l'ensemble de l'histoire de l'art qui est parcouru, depuis l'art médiéval jusqu'aux artistes de la période contemporaine (Schlosser, Tapiès, Fromanger), en passant par Léonard de Vinci, Botticelli, Matisse, Frida Kahlo, Niki de St Phalle, etc. Il s'agit essentiellement de toiles, mais aussi de dessins, de sculptures, d'enluminures, de tapisseries et même d'un bijou de Salvador Dali ou d'un collage de Prévert sur photographie de Brassaï... Environ 50 oeuvres sont ainsi présentées..



Rayons : Sciences humaines & sociales > Anthropologie

  • EAN

    9782847424539

  • Disponibilité

    À paraître

  • Distributeur

    Interforum

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Erik Orsenna

Je suis né à Paris, le 22 mars 1947 (de mon vrai nom Erik Arnoult), d'une famille où l'on trouve des banquiers saumurois, des paysans luxembourgeois et une papetière cubaine. Après des études de philosophie et de sciences politiques, je choisis l'économie. De retour d'Angleterre (London School of Economics), je publie mon premier roman en même temps que je deviens docteur d'État. Je prends pour pseudonyme Orsenna, le nom de la vieille ville du Rivage des Syrtes, de Julien Gracq.
Suivent onze années de recherche et d'enseignement dans le domaine de la finance internationale et de l'économie du développement (Université de Paris I, École normale supérieure). En 1981, Jean-Pierre Cot, ministre de la Coopération, m'appelle à son cabinet. Je m'y occuperai des matières premières et des négociations multilatérales. Deux ans plus tard, je rejoins l'Élysée en tant que conseiller culturel (et rédacteur des ébauches de discours subalternes). Dans les années 1990, auprès de Roland Dumas, ministre des Affaires étrangères, je traiterai de la démocratisation en Afrique et des relations entre l'Europe du Sud et le Maghreb. Entre-temps, j'ai quitté l'Université pour entrer, en décembre 1985, au Conseil d'État. Conseiller d'État depuis juillet 2000, je suis actuellement en disponibilité.
J'ai toujours voulu avoir un autre métier que l'écriture, d'abord pour être libre de donner le temps qu'il faut au livre. Le livre doit être le lieu de la liberté. J'écris chaque matin, pendant deux heures. Restent vingt-deux heures, largement de quoi s'occuper. Mes autres métiers me renseignent sur l'univers.
Parallèlement à mes activités administratives, j'ai donc écrit sept romans, dont La Vie comme à Lausanne, prix Roger Nimier 1978, et L'Exposition coloniale, prix Goncourt 1988. J'ai été élu, le 28 mai 1998, à l'Académie française, au fauteuil de Jacques-Yves Cousteau (17e fauteuil).
En plus de l'écriture, les voyages, la mer et la musique tiennent une place essentielle dans ma vie et dans mes livres. Ces passions, je les dois beaucoup à ma famille.
Ma mère m'a donné la passion des histoires et de la langue française.
Mon père, dont la famille avait une maison sur l'île de Bréhat, m'a enseigné la mer, les marées, les bateaux, les voyages au loin. Je préside d'ailleurs le Centre de la Mer (Corderie royale, à Rochefort).
J'entendais, de l'autre côté du mur, mon frère répéter inlassablement ses exercices de guitare. Et mon grand-père, qui me parlait de nos ascendances cubaines, esquissait de temps à autre, en dépit de sa corpulence, des pas de salsa.
Je n'ai fait que prolonger ces héritages.

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