• Le Groupe des Six ? Voilà les musiciens qui ont occupé le devant de la scène artistique parisienne dans l'immédiat après-Première Guerre mondiale. Parrainés par Erik Satie et soutenus par Jean Cocteau, à la fois leur imprésario et leur éminence grise, les Six furent les porte-drapeaux de l'Esprit Nouveau qui soufflait alors sur Paris. Voix intermittentes du néoclassicisme hexagonal pour les uns, simples farceurs embobinant dans leurs canulars un public crédule et une critique complaisante pour les autres, ils ont marqué comme peu cette période d'effervescence, où tout semblait possible. Les Six, donc : Georges Auric, Louis Durey, Arthur Honegger, Darius Milhaud, Francis Poulenc et Germaine Tailleferre.

  • Du compositeur américain Samuel Barber (1910-1981), le grand public retient généralement une oeuvre emblématique : l'Adagio pour cordes. Cette partition de jeunesse créée en 1938 par un Toscanini enthousiaste, et amplement reprise, depuis, au cinéma, a immédiatement propulsé son auteur au sommet de la musique américaine. Il ne l'a jamais quitté. Mais, de la même façon que Ravel ne se limite pas au Boléro, la place de Barber dans l'histoire de la musique du XXÈME siècle ne se résume pas au seul Adagio.
    Cette biographie invite le lecteur à explorer une oeuvre aussi variée que séduisante, couronnée par deux prix Pulitzer et défendue, pendant près de cinquante ans, par des artistes prestigieux : de Leopold Stokowski à Dietrich Fischer-Dieskau, d'Arturo Toscanini à Leontyne Price, de Vladimir Horowitz à Leonard Bernstein et de Martha Graham à Charles Munch... Au panorama d'une vie artistique foisonnante où se côtoient musiciens, peintres, écrivains et comédiens, s'ajoute le récit d'un parcours humain complexe : celui d'un wonderboy à jamais nostalgique du monde de l'enfance ; celui d'un fils de famille bourgeoise confronté à son homosexualité ; celui d'un amoureux de la Vieille Europe promu porte-drapeau de la musique américaine ; celui d'un artiste qui, en trente ans de carrière, n'avait connu que des triomphes et dont l'unique échec, la création de l'opéra Antony and Cleopatra lors de l'inauguration du Metropolitan Opera de New York en 1966, le confronterait à l'ultime défi de son existence : se réinventer.

  • À questions superflues, réponses nécessaires. Comme la Plaisanterie musicale composée par Mozart, ce Dictionnaire offre un bric-à-brac de citations détonantes, de couacs savamment orchestrés, de fugues bancales et de variations énigmatiques. Érudition et dérision y fraternisent avec ardeur. Entre deux sourires, le néophyte curieux comme le mélomane chevronné y trouveront des informations originales sur l'univers impitoyable et impayable de la musique classique. Plus de 1 000 entrées parsemées de blagues lamentables, de calembours douteux, mais aussi d'analyses documentées, de coups de griffes et de conseils discographiques, le tout complété par un index et illustré dans l'esprit d'Auguste Derrière et Clémentine Mélois.

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