Renaissance Du Livre

  • Il y a eu des grands acteurs belges de cinéma avant Benoît Poelvoorde.
    Mais ils étaient obligés de se fondre dans le moule du cinéma français.
    Benoît, lui, a déboulé au Festival de Cannes en 1992 avec une bombe, « C'est arrivé près de chez vous », pseudo-reportage délirant dans lequel il incarne un truculent tueur à gages. D'emblée, il a imposé un humour belge irrésistible et un tempérament d'acteur inimitable.
    En près de vingt-cinq ans de carrière, il a incarné une gamme étonnante de personnages : du guide autoritaire (« Les randonneurs ») au sosie de Claude François (« Podium ») en passant par le vétérinaire serial killer (« Entre ses mains »). Sans oublier Dieu en personne ! (« Le tout nouveau testament » de Jaco Van Dormael) Résultat, Poelvoorde devient une vraie star, populaire, généreuse, démesurée, rendant au Belge ses titres de noblesse.

  • Dans la soirée du 3 septembre 1944, Bruxelles est libérée. Les Allemands prennent la fuite dans une grande confusion. Le 4 septembre, les Bruxellois débordent d'enthousiasme dans les rues de la capitale, même si la guerre ne prendra fin en Europe que le 8 mai 1945.
    Comment les Bruxellois ont-ils vécu cette période ? Quelles photographies en a-t-on conservé ? Que nous disent-elles sur les derniers mois de Bruxelles en guerre et sur la ville libérée ?
    Que nous révèlent-elles sur la pratique photographique en temps de guerre ?
    À partir des très riches collections du CegeSoma, mais aussi d'autres fonds conservés dans des institutions belges et étrangères et par des particuliers, Chantal Kesteloot et Bénédicte Rochet nous proposent une histoire photographique de Bruxelles en 1944-1945.

  • Je préfère dire fams plutôt que fans, répondait Prince quand il évoquait son public.
    Raphaël a treize ans la première fois qu'il assiste à un concert de l'artiste et, bien plus qu'une passion, c'est une véritable addiction qui le liera à lui pendant près de trente ans.
    À travers sa propre histoire et la relation particulière qu'il entretenait avec Prince, Raphaël nous présente un homme au génie unique et probablement l'auteur-compositeur-interprète et musicien le plus important et le plus impressionnant de sa génération.
    Bien plus qu'un simple « témoignage de fan », Purple Fam nous raconte une histoire d'amour qui s'achève tragiquement le 21 avril 2016, laissant des milliers de personnes face à un vide et à un gigantesque sentiment d'injustice et d'appréhension :
    Comment continuer à vivre sans son idole ?

  • Sur base d'une sélection de documents photographiques peu connus ou jusqu'ici inexploités se trouvant tantôt dans les collections du CegeSoma tantôt chez des personnes privées, Mélanie Bost et Alain Colignon entreprennent de porter « un autre regard » sur les semaines et les mois fiévreux de la Libération en Wallonie.
    Braquant cette fois le feu des projecteurs sur la période s'étendant grosso modo du débarquement de Normandie au retour des prisonniers (avril-juillet 1945), ils vont s'efforcer de mettre en lumière toutes les épreuves rencontrées par le citoyen lambda pour assurer son existence dans sa modeste quotidienneté, et simplement essayer de survivre.
    Dans la foulée des titres déjà présentés dans la série « Villes en guerre », les auteurs tâchent de saisir le vécu intime des populations en un moment crucial de l'Histoire, mais en centrant toujours la focale sur les villes « de chez nous », grande et petites, cités bourgeoises ou agglomérations industrielles, et ce afin d'offrir au lecteur une approche originale des Wallons, entre guerre et paix.


  • la côte belge a été source d'inspiration pour de nombreux courants d'avant-garde.
    beaucoup d'artistes ont été attirés par la lumière du bord de mer. parmi eux, certains sont nés à la côte, y ont séjourné ou y ont habité. james ensor était du nombre. il contribua considérablement à l'essor de l'avant-garde, dans son propre pays et à l'étranger. la lumière et les couleurs de la mer du nord ont joué un rôle important dans l'imaginaire singulier et la liberté d'expression qui caractérisent son oeuvre.
    cette liberté dans l'expression picturale et dans une certaine forme de subversion culmine dans " l'entrée du christ à bruxelles " (1889). c'est en fanfare qu'ensor a exprimé l'entrée de son art à bruxelles. " ensor et les avant-gardes à la mer " présente également le travail d'artistes qui ont joué un rôle de premier plan dans l'évolution de l'histoire de l'art, du réalisme au surréalisme en passant par le symbolisme et l'expressionnisme ou encore le mouvement cobra.
    les oeuvres reproduites - entre autres de léon spilliaert, constant permeke, paul delvaux, rené magritte, auguste daumier, edvard munch, vincent van gogh, salvador dali, asger jorn, pierre alechinsky et max ernst - sont de première qualité et proviennent d'importantes collections publiques et privées du monde entier.

  • Le musée des illusions : En jouant avec notre perception et nos impressions, les artistes prouvent, à travers les siècles, qu'ils détiennent le pouvoir de détourner la réalité. De l'Op Art à l'hyperréalisme, en passant par les anamorphoses et les paysages anthropomorphes, Le Musée des illusions présente 60 artistes ludiques et surprenants qui défient les apparences. Le musée impossible : De nombreuses peintures, sculptures ou pierreries de grande valeur ont été volées, pillées, perdues, détruites, ou même utilisées comme support pour de nouvelles créations.
    Ces oeuvres remarquables, impossibles à contempler dans nos musées, réapparaissent dans ce livre unique qui vous fait voyager à travers des siècles de création artistique.

  • Qu'ont en commun Jacques Brel, Salvatore Adamo, Julos Beaucarne, Pierre Rapsat, Maurane, Philippe Lafontaine, Arno, Sttellla, Axelle Red ou Stromae, sinon de représenter en chansons et en français, chacun à leur façon, une certaine idée de la Belgique? A l' heure où notre petit pays exporte avec succès ses plus grands artistes, Thierry Goljon nous invite à découvrir ou redécouvrir la grande histoire belge de la chanson française.

  • Paroles de Gilles est le fruit d´un pari lancé le Mardi gras entre Frédéric Ansion, Gille, et Frédéric Bastien, « visiteur-passionné ». Leur but est de faire comprendre ce qu´est le carnaval au travers de mots, d´anecdotes, de réflexions, parfois même de critiques. En donnant la parole à ceux qui vivent le carnaval, en leur permettant d´exprimer ce qu´ils ressentent et vivent quand les tambours les appellent à danser en frappant le pavé, Binche se révèle comme une ville « où tout est carnaval ». Enrichi de nombreuses illustrations, ce livre offre en outre deux visions croisées qui se rejoignent dans le respect des traditions, la passion et l´émotion.

  • Bruxelles, août 1914. La ville bascule dans la guerre. Scènes de panique, élans patriotiques, afflux de réfugiés, autant d'images qui s'imposent dans une capitale pourtant épargnée par les combats. Très vite, l'occupant s'installe et parade dans la ville. Bruxelles sera pendant les quatre années suivantes la plus grande ville occupée d'Europe.
    À travers des photographies inédites, des cartes postales circulant sous l'occupation ou encore la presse illustrée de l'époque, Bruno Benvindo et Chantal Kesteloot retracent l'histoire visuelle de ce Bruxelles qui connaît la faim et le chômage, mais où la vie quotidienne reprend également ses droits. Quant aux troupes allemandes, elles s'efforcent de créer dans la capitale belge une « petite patrie », avec ses théâtres, ses cinémas, ses cafés. Mais Bruxelles occupée, ce sont aussi des patriotes et des activistes qui se disputent l'espace public, des locataires qui ne parviennent plus à s'acquitter de leur loyer ou des ouvriers déportés en Allemagne. Comment l'image traduitelle ces enjeux ?
    En novembre 1918, la capitale est libérée. L'heure est à la commémoration, mais aussi à la crise du logement, aux difficiles retrouvailles ou à l'impossible deuil. Si la paix est revenue, la guerre n'est pas encore achevée.

  • " peindre, lire, écrire, des actes intimes, volontiers à l'abri des regards curieux.
    Peindre dans l'atelier sous les toits, la verrière. lire solitaire au noeud de la foule d'une gare, d'un café. écrire sur un bout de table. comment un poète peut-il s'inspirer d'une lectrice ou d'un lecteur mis en scène, en forme et en couleurs, par un peintre ? entre le tableau et le livre, le lien est étroit. non seulement la page, la toile, déploient leur étendue à peupler, mais l'une et l'autre s'ouvrent telles des fenêtres sur le monde.
    Jeu de balance entre le dedans et le dehors. la vision est à la fois centrale et périphérique, allant de l'anecdote, du motif révélateur, au déchiffrement minutieux, à la question sans réponse. je peux recevoir les oeuvres avec ma propre sensibilité, les laisser résonner, les relier arbitrairement. je leur prête mes mots pour qu'ils vivent différemment avant de rejoindre les émotions des lecteurs qui, à leur tour, entreront en résonance et redécouvriront peut-être le tableau.
    " de rembrandt à picasso en passant par hopper, fantin-latour, chirico, bonnard, derain, vermeer, ensor, courbet, renoir, monet, matisse, foujita, monet, léger, holbein, delvaux. tous ont un jour mis en scène l'écrit, la lecture, la lettre. cet ouvrage original est né de la rencontre de ces tableaux avec l'imaginaire de colette nys-mazure.

  • Ce livre raconte l'histoire d'une réussite particulière. Celle d'un Sicilien expatrié, né dans une famille nombreuse et modeste, d'un père ouvrier dans les mines de charbon du bassin liégeois.
    Frédéric François appartient au cercle restreint des artistes qui sont parvenus à garder intacte la flamme d'un large public et l'intérêt des médias depuis le début de leur carrière.
    Outre le Frédéric François en chiffres (350 chansons, 35 millions de disques, 85 disques d'or, 14 séries à l'Olympia, 15 vidéos et DVD d'or), Frédéric François. Une histoire de femmes s'intéresse au Francesco Barracato passionné : sa famille (belge, italienne et américaine), ses fans, Marilyn Monroe et un certain Frank Sinatra avec lequel il partage une histoire particulière.

  • Ancienne Belgique

    Johan Ral

    C'est au coeur de la ville, juste au-dessus d'une ligne de métro qui transporte chaque jour des milliers de personne sur la jonction Nord-Midi, que se dresse l'une des salles les plus mythiques de Bruxelles : l'Ancienne Belgique.

    Résonnant au son du rock, de la pop, du jazz, mais aussi des musiques les plus contemporaines (rap, soul, dance, reggae), quelque 300 concerts y sont organisés chaque année. L'AB accueille aussi bien des jeunes artistes de talent que des pointures internationales, des artistes belges comme étrangers.

    Du cabaret des années 1930 à la salle occupée par les Allemands durant la guerre, des yé-yé au punk en passant par la new wave, de Charles Aznavour à Zap Mama, en passant par Brel, Brassens, Trenet, Piaf, Johnny Hallyday, David Bowie, Lou Reed ou plus récemment Puggy, Johan Ral plonge avec délectation dans l'histoire de ce temple de tous temps dédié au divertissement. Abondamment illustrée (et certaines photos sont inédites), cette bible de l'AB devrait ravir tous les fans de musique éclectique !

  • Surma, faces and bodies

    Un livre de photos consacré au peuple Surma, qui vit dans la moyenne montagne du Sud-Ouest éthiopien, à une journée de marche du Soudan, au nord de la vallée de l'Omo. Un peuple primitif, qui vit totalement à l'écart de la civilisation occidentale et dont la beauté est magnifiée par un art unique, à la fois ancestral et éphémère. Les Surma se peignent le corps à l'aide de pigments trouvés dans le sol, avec un sens artistique exceptionnel.

    Ce livre est le premier réalisé par un photographe belge dans cette région. Plusieurs ouvrages ont été publiés récemment sur les peuple de l'Omo et les différentes tribus qui peuplent cette région, mais celui-ci est différent. Il ne traduit pas un reportage ethnographique ou de voyage, mais un véritable travail artistique. L'artiste a fait poser ses modèles devant une grande bâche noire dans le but de les isoler de leur contexte pour mettre en avant la dimension artistique des peintures, les couleurs, les matières, que ce soient les pigments, la peau ou les scarifications des femmes. Il a travaillé principalement avec un objectif macro extrêmement piqué. Cela donne des clichés de grande qualité, un peu irréels, parfois abstraits, d'une très grande force.
    Les autres photographies de ce peuple (notamment celles d'Hans Silvester) sont plus ethnographiques et prises dans leur contexte et n'ont pas cette qualité et ce sens du détail.

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