Actes Sud-papiers

  • Mettre en scène la voix dans le cadre de la représentation audio à la radio ou de l'enregistrement : un cas particulier pour le metteur en scène et son comédien. 

  • Dans ce recueil d'aphorismes, en forme d'anthologie du théâtre, revu et augmenté, Olivier Py nous offre un chant d'amour au théâtre vivant.

  • En 2000, Marcel Bozonnet, alors directeur du Conservatoire national supérieur d'art dramatique, demande à Olivier Py un texte théorique sur l'art théâtral, destiné aux apprentis acteurs. C'est sous forme d'une pièce en forme de manifeste que la réponse advient et elle ne s'adresse pas qu'aux jeunes acteurs : l'auteur y défend avec lyrisme la puissance du langage, contre l'injonction de la technicité et de l'utilitarisme du monde moderne. Un titre qui s'empare du débat toujours actuel autour du texte dramatique et de la figure de l'auteur de théâtre contemporain.  

  • Ce premier volume se consacre aux années de jeunesse de Patrice Chéreau, de sa première mise en scène en 1963 («L'Intervention »de Victor Hugo) à la création du «Prix de la révolte au marché noir »au Théâtre de la Commune à Aubervilliers en 1968. Pendant ces cinq ans, le lecteur suivra les réflexions du metteur en scène depuis ses débuts dans le groupe théâtral du Lycée Louis-le-Grand au Festival d'Erlangen (1963-65), de Gennevilliers à Sartrouville (1966-69). Devant cette oeuvre monumentale aux fabuleux travaux préparatoires, conservés à l'IMEC, il a fallu renoncer à l'exhaustivité. Voici une sélection de notes, restituées chronologiquement, dans lesquelles le metteur en scène pense son travail, analyse une pièce, cherche son geste et évoque ses collaborations. Dès ses premières mises en scène, Patrice Chéreau prend l'habitude de dater ses notes, couchées à la hâte, le plus souvent sur des feuilles volantes qu'il émaille de nombreux croquis. On y lit qu'il travaille simultanément sur différents projets, que l'artiste change de paradigme médiatique, pensant d'abord le théâtre avec la grammaire de la peinture avant de lui préférer celle du cinéma. En parcourant ces écrits et ces dessins, c'est la pensée, la définition de l'esthétique, le discours sur le monde du metteur en scène et les questions politiques de son temps qui apparaissent au lecteur. Ces écrits sont aussi la trace de ses lectures marxistes à partir desquelles il analyse les oeuvres littéraires et les rapports de forces dans les sociétés. On y retrouve enfin l'admiration de Patrice Chéreau pour Bertolt Brecht et le Berliner Ensemble, sa tentative d'un théâtre militant à Sartrouville qui précède un intérêt marqué pour la troupe américaine du Bread and Puppet Theatre.

  • À travers des exercices d'improvisation, Alain Knapp propose une démarche graduelle et méthodique pour inviter les comédiens à se poser les bonnes questions face un canevas et à faire preuve de créativité sans pour autant tomber dans différents écueils tels que le pittoresque, l'anecdotique, le spectaculaire ou le "théâtral" à tout prix.

  • Dans ce second volume du «Journal de travail», Patrice Chéreau ne se définit plus comme celui qui "sait", mais comme un élève qui entrevoit tout ce qui lui reste à découvrir. De Paris à Milan, au théâtre, à l'opéra, comme au cinéma, les expériences se multiplient et l'art du jeune metteur en scène s'affirme.

  • A l'occasion d'une résidence à l'université de Strasbourg en mars 2016, Wajdi Mouawad s'est entretenu à trois reprises devant son public avec Sylvain Diaz, enseignant-chercheur en études théâtrales. La plongée profonde, parfois vertigineuse, de l'artiste jusqu'au coeur de son oeuvre confère à ces rencontres une valeur de témoignage exceptionnel.

  • En abordant la Révolution française, Joël Pommerat s'est demandé « comment écrire une histoire dont on connaît déjà la fin ? ». Cette question est aussi la gageure de tout article génétique : comment éviter que la description et l'analyse a posteriori ne se muent en justifications ex-post ? Quelle est la bonne distance au passé, historique ou créatif ? Pour éviter l'écueil téléologique, Joël Pommerat a choisi de redécouvrir au jour le jour cette période historique en commençant avant l'événement 1789.

  • "Être libre dans le travail." Voilà les quelques mots qui inaugurent les notes de travail de l'année 1972. Le retour en Italie et les prémices de l'aventure du Théâtre national Populaire de Villeurbanne, où il est directeur associé, correspondent en effet à l'expérience d'une nouvelle liberté. Qu'elle soit artistique, intellectuelle ou politique, elle a pour perspective une thématique déjà abordée dans les mises en scène de Patrice Chéreau : la recherche de l'affirmation de sa souveraineté.

  • Dominique Bruguière est une figure majeure de la création théâtrale. Une figure de l'ombre car son métier d'éclairagiste est méconnu du grand public, mais ses longs compagnonnages avec des metteurs en scène d'exception (Claude Régy, Jérôme Deschamps ou Patrice Chéreau, entre autres) ont tracé un parcours artistique singulier. Elle a su fonder au cours de multiples créations son propre langage dramaturgique sous l'angle de la lumière : fondre sa sensibilité dans celle du collectif et rendre compte de ce que le récit parfois dissimule.    Dans cet essai issu d'une série d'entretiens avec Chantal Hurault, chargée de communication au théâtre du Vieux-Colombiers, la lumière de spectacle est dépeinte d'une manière à la fois sensorielle et émotive, au travers des souvenirs de Dominique Bruguière ; mais aussi d'un point de vue technique, avec le souci de clarté et l'exigence qui caractérisent son travail. Le lecteur prend alors conscience de la lente maturation nécessaire à la réalisation d'un éclairage appuyant à la fois la scénographie, le jeu des acteurs et les ambitions du metteur en scène. Ce travail de l'ombre se révèle captivant, riche et signifiant.

  • "Ce qui apparaît au fil des pages de ce livre, c'est que l'acquisition d'un pouvoir de création dans l'exercice du théâtre prédispose à une capacité de créer sur un plan autrement large : celui de son comportement dans le monde. De ce point de vue, l'ouvrage de Knapp s'inscrit dans la lignée des oeuvres-miroir qui, depuis Platon en passant par Montaigne, Chateaubriand, Rousseau, ajoutent à notre perception de l'universel." MICHEL VINAVER

  • En 1964, Ariane Mnouchkine, avec un groupe d'amis, fonde le Théâtre du Soleil, qui occupe depuis lors une place très particulière dans le paysage théâtral français et international. Elle transmet, à travers des stages ouverts à des participants de toutes nationalités, le savoir théâtral acquis par la troupe et sa démarche artistique. A l'occasion d'une rencontre avec des élèves de deux écoles de théâtre (ENSATT de Lyon et CNSAD de Paris), elle revient par petites touches sur ce qui l'a conduite au théâtre, sur ce qui nourrit son travail de mise en scène, ses influences (théâtres du monde, théâtres traditionnels, actualité, grands auteurs). Elle s'arrête sur la démarche qui a abouti aux deux dernières créations collectives de la troupe. Béatrice Picon-Vallin présente son travail de metteur en scène avec le texte de théâtre, et son évolution, regroupe l'essentiel de cette conversation vivante et la complète par des extraits de notes de stage sur le jeu de l'acteur, l'improvisation et ses règles.

  • La formation d'un acteur n'est pas un simple apprentissage de techniques, car l'art de l'acteur n'est pas réductible à un savoir-faire. Que veut dire alors former un acteur ? A quoi peut servir une école ? Dans les sept conversations qui composent ce livre, les deux auteurs, eux-mêmes pédagogues, s'interrogent sur le sens et les formes de ce passage qui conduit un acteur en puissance à un artiste que l'on espère accompli.
    Dans ce livre, ni prescriptions, ni modes d'emploi... mais plutôt l'exposé d'une idée du théâtre, et de réflexions sur les moyens pour l'atteindre. La plupart des grands metteurs en scène du XXe siècle ont vu dans l'école le complément nécessaire à l'exercice de leur art. La pratique du théâtre et l'enseignement sont, depuis l'apparition de la mise en scène moderne, intimement liés. Comment l'enseignement peut-il alors garantir et susciter une liberté créatrice est peut-être la question qui court tout au long de ce livre.
    Jean-loup Rivière et Jacques Lassalle Ces conversations sont suivies d'une pièce écrite par Jacques Lassalle pour les élèves de sa dernière année au Conservatoire de Paris : un jour d'avril 1960, les élèves d'une classe d'interprétation apprennent la mort de Bernard, un de leurs camarades, depuis quelques mois soldat du contingent en Algérie. Après fut créée au Conservatoire en avril 2001 et fit l'objet, l'été suivant, dans la réalisation de Jean-Philippe Puymartin, d'un film dont le DVD accompagne le livre.

  • À l'occasion de la reprise de «De la maison des morts »de Janácek, en novembre 2017, la Bibliothèque nationale de France et l'Opéra national de Paris mettent à l'honneur le travail de Patrice Chéreau pour la scène lyrique. Metteur en scène, cinéaste et acteur, Patrice Chéreau (1944-2013) a profondément marqué le paysage artistique de ces dernières décennies. Parallèlement à son travail théâtral, il se lance très tôt dans la mise en scène d'opéra. Après des débuts remarqués au Festival de Spolète et à l'Opéra de Paris, il s'impose sur la scène internationale à l'occasion du centenaire du Festival de Bayreuth, avec une production historique de la tétralogie de Wagner, «L'Anneau du Nibelung», dirigée par Pierre Boulez. À travers une centaine de documents issus des collections de la BnF, de l'IMEC et de collections privées (manuscrits, correspondance, dessins, maquettes, photographies...), l'exposition invite à explorer les processus de création mis en oeuvre pour l'opéra et interroge la spécificité du travail mené pour la scène lyrique : direction des chanteurs, dialogue avec les chefs d'orchestre, concepteurs lumière et costumes, choix des décors - véritables agents du drame en train de se jouer - avec le scénographe Richard Peduzzi.

  • Auteur et metteur en scène, Joël Pommerat éclaire ici en quelques brefs écrits plusieurs aspects fondamentaux de son rapport au théâtre : compagnonnage au long cours avec les mêmes acteurs, les mêmes collaborateurs ; écriture et mise en scène comme deux indissociables temps de création ; quête d'un "laisser-être" des corps et des personnalités sur un plateau, dans la seule exigence du sens. Joël Pommerat ne conçoit son évolution que dans une relation au temps, celui qui relie les êtres. Il prend le temps de sentir "le poids des choses", "le présent de la scène".

  • «Totem» est repise sur la plaine de jeux de Bagatelle du 25 octobre au 2 décembre 2018 (Paris). «Kanata» est jouée du 15 décembre au 17 février au Théâtre du Soleil (Paris). Robert Lepage est aujourd'hui l'une des grandes figures de la mise en scène internationale. Né en 1957 à Québec, il entre au Conservatoire d'art dramatique de la ville avant un séjour à Paris, où il suivra un atelier dirigé par Alain Knapp et découvrira les spectacles du Théâtre du Soleil. Très vite, il développe un théâtre visuel, inspiré à la fois par le théâtre d'objets, l'univers des marionnettes et la culture orientale. 

  • Corps et acteur sont au coeur des enjeux du théâtre de Thomas Ostermeier. Sa pratique de la scène, qu'il veut artisanale, commence par un apprentissage du regard, puis s'élabore dans une dynamique d'expérimentation, autour du plaisir du jeu, de la conception scénographique, du mouvement chorégraphique, de la composition musicale et de la partition rythmique. Chacune de ses trois à quatre mises en scène annuelles est l'occasion d'explorer de nouvelles formes, dans une perpétuelle recherche influencée autant par Meyerhold ou Eisenstein que par Artaud.
    Dans ces entretiens avec Sylvie Chalaye, Thomas Ostermeier revient sur sa formation à Berlin, entre beaux-arts, musique et art dramatique, sur ses expériences à la Baracke, sur ses compagnonnages comme sur ses influences croisées. L'occasion de transmettre quelques clefs de sa pratique artistique.

  • Dans cet essai critique, Joseph Danan fait le bilan des mutations en cours du texte dramatique. Si l'objet textuel a été transfiguré par la scène au cours des dernières décennies, tour à tour "matériau" ou simple "partition", l'auteur constate qu'il cristallise les tensions d'un monde théâtral en quête de sa définition univoque.

  • Depuis vingt-cinq ans, Joël Pommerat, avec la compagnie Louis Brouillard, cherche à rendre le réel à son plus haut degré de vérité et d'intensité en scène. Cet essai, très documenté par Marion Boudier, fait entendre tous les enjeux du metteur en scène, et les replace dans une démarche évolutive, dans un contexte esthétique, historique et politique.

  • «Médée-Matériau »sera joué du 29 avril au 14 mai 2018 Théâtre national de Strasbourg. Texte/journal de travail à propos de la (re)création de «Médée-Matériau» de Heiner Müller dans la mise en scène d'Anatoli Vassiliev.

  • Marc Citti - élève de Patrice Chéreau au théâtre des Amandiers de Nanterre - revient sur ces années de rencontres et de représentations éblouissantes. Le souffle de Chéreau, le maître, le confident, le génie, habite chacune de ces pages.

  • Dans la continuité de Qu'est-ce que la dramaturgie ? - publié en mai 2010 dans la même collection -, Joseph Danan soulève, dans ce nouvel essai, la question de la place et de l'avenir du texte théâtral face à des spectacles-performances de plus en plus présents sur la scène contemporaine. L'occasion de redéfinir ce qu'est l'art de la performance à travers des artistes majeurs, d'Antonin Artaud à Romeo Castellucci, et de mettre en relief l'avenir de l'écriture théâtrale.
    Joseph Danan mène une triple activité d'écrivain, d'enseignant et de dramaturge auprès du metteur en scène Alain Bézu. Il est professeur à l'Institut d'études théâtrales (Sorbonne Nouvelle - Paris III) où il enseigne la dramaturgie contemporaine. Ses dernières pièces sont éditées chez Actes Sud-Papiers. Son dernier essai, Qu'est-ce que la dramaturgie ?, a été publié chez Actes Sud-Papiers en 2010, et plus récemment L'Atelier d'écriture théâtrale en compagnie de Jean-Pierre Sarrazac (Actes Sud- Papiers, coll. «Apprendre», 2012).

  • En juillet 1994, le Festival d'Avignon rendit hommage à l'oeuvre d'Antoine Vitez. Une demi journée d'étude (l'après-midi du 18 juillet) fut consacrée à sa pratique traductive. Il s'agissait à la fois d'évoquer l'importance que Vitez accordait à la traduction, son goût et sa passion des langues, son intérêt spécifique pour les domaines russe, hellénique et allemand. La qualité des communications présentées ce jour-là - interventions, témoignages, analyses - fit alors l'objet d'une publication.
    Vingt ans plus tard, la pensée du grand metteur en scène continue de résonner : dans cette édition revue et augmentée, la traduction de théâtre s'interroge, se scrute, s'analyse, et son enjeu, saisir le geste qui institue l'oeuvre et commande la parole théâtrale, s'impose. Comme disait alors Antoine Vitez : «Traduire, c'est mettre en scène.»

  • A travers images, documents, témoignages, ce livre propose la rétrospective d'une aventure individuelle et collective à Lyon et Villeurbanne, exemplaire de la décentralisation théâtrale.

empty