Livres en VO

  • À l'occasion du trentième anniversaire de la Pyramide du Louvre, Jean-Michel Othoniel a été invité par le musée à réaliser un ouvrage témoignant de l'importance des fleurs dans les huit départements que compte celui-ci. L'artiste compose un herbier inédit accompagné des notes qu'il a écrites sur le langage secret des fleurs et sur leur symbolique dans la peinture ancienne. Il en révèle ainsi leur sens caché en contant leurs histoires et leurs mythologies. Cet ouvrage se présente comme un carnet abécédaire que l'artiste a nourri au fil des salles du musée du Louvre où on retrouve le chardon dans l'autoportrait de Durer, le pavot dans la stèle funéraire de Paros, la pomme posée sur le tabouret dans le verrou de Fragonard, ou encore la pivoine dans la chemise dégrafée de la jeune fille à la cruche cassée de Greuze.

  • Dans son exposition intitulée "Beau doublé, Monsieur le Marquis" au musée de la Chasse et de la Nature en 2017, Sophie Calle, qui continue de nourrir son oeuvre des événements de sa vie intime, et qui, en guise d'introduction, y parlait de la mort récente de son père, a invité les visiteurs à s'interroger sur celle de leurs proches par des questions concrètes. Dans votre agenda, vous écrivez "mort" à côté du nom ? Vous raturez ? Vous ne faites rien ? Vous avez une méthode personnelle ? Supprimez-vous le numéro de téléphone du défunt ? Dans ce livre intitulé «Que faites-vous de vos morts ?», des photographies prises par l'artiste à travers le monde dans des cimetières accompagnent une sélection de messages laissés par les visiteurs pendant la durée de l'exposition.

  • Anglais Akram Khan : la fureur du beau

    Collectif

    Après Anne Teresa de Keersmaeker, Carolyn Carlson, Pina Bausch et Sidi larbi Cherkaoui, la monographie d'Akram Khan nous amène à découvrir l'intégralité de ses oeuvres et son univers créatif.
    Britannique d'origine bangladeshi, est né en 1974. Il étudie à l'école Parts d'Anne Teresa De Keersmaeker et fonde sa compagnie en 2000. Il atteint une reconnaissance internationale depuis 2003-2004, avec deux pièces, Kaash et Ma. Parmi les spectacles les plus emblématiques de la Akram Dance Company, on compte Until the Lions, Kaash, iTMOi, Desh, Vertical Road, Gnosis et Zero Degree.

  • Neuf ans après la première édition de cet ouvrage, Guy Delahaye poursuit son hommage à Pina Bausch en complétant celui-ci d'une trentaine de photographies. Un livre touchant et complet sur la grande chorégraphe allemande témoignant également de la rencontre entre ces deux grands artistes.

    [...] Tout le Tanztheater de Pina Bausch est dans la porosité du visible et du et du refoulé, du chaste et du grotesque, images qui insistent dans l'entre-deux du rêve de la conscience, danse de nos images mentales. Les photographies de Guy Delaha saisies dans le vif des représentations du Tanztheater Wuppertal, sont autant de précipil d'une fièvre à laquelle Pina Bausch et ses fabuleux interprètes ont donné le corps d'une aventure démesurée, épique et humaine. "C'est beau quand on voit vivre quelqu'un", remarquait simplement Pina un jour qu'elle demandait à ses interprètes "une chose avec [leur] souffle". Contre l'asphyxie du sensible, des images viennent ici respirer, elles quittent déjà les pages qui les contiennent pour poursuivre leur libre voyage dans la mémoire.
    Jean-Marc Adolphe

  • Les carrés Hermès se déploient comme jamais. Jeux de perspectives, illusion d'optique, monde fantastique... Toutes ces dimensions s'entremêlent pour offrir un ouvrage unique. Les douze pop-up, réalisés par Bernard Duisit, l'un des plus grands créateurs de pop-ups français, sont accompagnés d'un texte de Stéphane Foenkinos qui explore l'inépuisable richesse narrative de ces dessins et nous y plonge comme dans un rêve.

  • Des histoires vraies : 63 short stories Nouv.

    Publié pour la première fois en 1994 et régulièrement réédité et enrichi depuis, Des histoires vraies revient cette année pour la septième fois augmenté de six récits inédits. Sophie Calle continue à nous raconterses histoires, dans un langage précis et sobre, avec le souci du motjuste. Tantôt légères et drôles, tantôt sérieuses, dramatiques oucruelles, ces histoires vraies, toutes accompagnées d'une image, livrentdans un work in progress les fragments d'une vie.

  • Catalogue anniversaire - Version anglaise.

  • Carolyn Carlson a toujours écrit, dessiné, peint. Pour danser et en dansant, pourrait-on dire de la chorégraphe qui qualifie sa danse de poésie visuelle. Carlson sourit en évoquant les millions de pages noircies et colorées de ses carnets qu'elle a donnés à la BnF en 2013. Comme autant de témoins précieux de sa pensée, de son rapport à la nature, de son processus de création, de sa folie et de son humour. «Ecrits sur l'eau», de la pièce éponyme de Carolyn Carlson, donne son nom à cette exposition qui invite au voyage dans les villes d'eau européennes de résidence de la chorégraphe américaine : Paris, Helsinki, Venise, Roubaix.

  • Ce catalogue accompagne l'exposition "Kharmohra" qui se tiendra au Mucem à compter du 21 novembre 2019. L'Afghanistan vit depuis quarante ans au rythme des guerres, des destructions du patrimoine, des attentats, des migrations. Depuis quelques années, des programmes internationaux pour la création ont été mis en place et de jeunes artistes afghans sont rentrés de leur exil. Autodidactes ou formés dans des pays de migrations, ces artistes semblent être au seuil de tous les possibles, sans héritage à assumer, ni classicisme avec lequel rompre. Cet ouvrage donne à voir cette création contemporaine. Il explore une grande variété de formes et de supports pour exprimer l'horreur des attentats et l'omniprésence de la mort dans un espace urbain devenu hostile.

  • Limbes

    Huston

    Et tant de choses ont été faites, et bien faites avec ça, bien fait pour toi, c'est épouvantable, et le tout a été inutile encore qu'on aurait du mal à préciser ce qui eût été utile, moins de faim, ça oui sans aucun doute, et moins de guerre et moins de discrimination raciale peut-être, la discrimination sexuelle passe encore mais mais mais mais - je veux dire, notre objectif est-il d'améliorer le monde ou de dire les choses comme elles sont ou de les dire comme elles ne sont pas comme elles devraient être ou comme elles auraient pu être ou alors comme rien au monde n'a jamais été ? n.
    H.

  • À travers une trentaine d'expositions installées dans divers lieux patrimoniaux de la ville, les Rencontres d'Arles, placées depuis 2015 sous la direction de Sam Stourdzé, contribuent chaque été depuis quarante-sept ans à transmettre et diffuser le patrimoine photographique mondial,  tout en proposant un panorama de la création contemporaine liée à l'image et à la diversité de ses problématiques et pratiques.

  • Anglais True stories

    Sophie Calle

    First published in French in 1994, quickly acclaimed as a photobook classic and since republished and enhanced, «True Stories» returns for the sixth time, gathering a series of short autobiographical texts and photos by acclaimed French artist Sophie Calle, this time with six new tales.

  • Avec pour seuls outils un cahier Clairefontaine et des crayons de couleur, l'architecte colombien Simon Vélez décline des structures complexes en bambou guadua (guadua angustifolia), espèce endémique des vallées colombiennes.
    Le travail de Simon Vélez, fils d'architecte, est largement déterminé par les conditions du climat tropical - équivalence immuable du jour et de la nuit, absence de saisons, luxuriance et diversité phénoménales de la végétation, y compris dans les altitudes élevées au climat frais. Chez lui, comme pour les Colombiens, la botanique est une sorte de seconde nature, qu'il manie magistralement dans son travail.
    En étroite collaboration avec l'ingénieur-constructeur Marcello Villegas, il a imaginé une série d'assemblages de tiges de bambou et développé un savoir-faire à la fois très spécifique et d'une grande précision. Sa mise en oeuvre est exigeante, mais d'un niveau technique suffisamment simple pour qu'il puisse l'appliquer dans des conditions de chantiers forains ne disposant que d'un outillage assez simple. L'optimisation de cette technologie est à la base de l'organisation de ses chantiers, où il opère à l'aide d'une importante main-d'oeuvre qualifiée.
    Avec cette monographie illustrée par des photographies de Deidi von Schaewen, Pierre Frey nous offre l'un des rares ouvrages sur ce créateur. Tout au long de ce portrait, textes et images nous font découvrir un panorama des édifices et des méthodes de construction de l'architecte colombien, relevant d'une architecture vernaculaire que l'auteur considère comme un «symptôme de l'état du monde et des sociétés qui le peuplent».
    Le pragmatisme développé par Simon Vélez pour ses constructions en bambou guadua est typique de toute sa démarche. Il agit de manière analogue, qu'il travaille le béton, d'autres espèces de bois ou l'acier. Il se défend d'ailleurs énergiquement d'être un bambousero et s'entend à merveille à distinguer les matériaux en leur assignant les fonctions les plus spécifiquement conformes à leurs performances. Il a ainsi su persuader ses clients les plus fortunés de se faire bâtir des résidences luxueuses, édifiées dans le matériau utilisé par les simples paysans ! Il a également réussi à convaincre maintes grandes administrations publiques, municipalités ou entreprises soucieuses de leur empreinte environnementale d'adopter le bambou guadua et d'assumer l'image qui lui est liée.

  • Version anglaise de l'album La Caverne du Pont d'Arc. La grotte du Pont d'Arc, dite grotte Chauvet, située en Ardèche, est l'une des plus anciennes grottes ornées d'Europe. Les peintures, datées de - 36?000 ans, sont deux fois plus anciennes que celles de Lascaux. C'est également la grotte la plus richement décorée du monde, avec près de 450 représentations animales ou symboliques. Découverte en 1994, elle n'a jamais été ouverte au public. En juin 2015, l'ouverture d'un fac-similé (baptisé Caverne du Pont d'Arc), mettant en oeuvre des moyens extraordinaires pour rendre accessible ce patrimoine exceptionnel, a constitué un événement majeur. L'album propose de découvrir en images cette caverne dont la découverte a été une aventure incroyable.

  • À travers une trentaine d'expositions installées dans divers lieux patrimoniaux de la ville, les Rencontres d'Arles, placées depuis 2015 sous la direction de Sam Stourdzé, contribuent chaque été depuis quarante-sept ans à transmettre et diffuser le patrimoine photographique mondial,  tout en proposant un panorama de la création contemporaine liée à l'image et à la diversité de ses problématiques et pratiques.

  • En étudiant les sculptures du portail récemment restauré de la primatiale Saint-Trophime d'Arles, des historiens et des photographes nous invitent à une exploration historique et iconographique de ce chef-d'oeuvre de l'art roman (fin du XIIe siècle), dont le programme iconographique et l'exécution sont d'une ampleur et d'une originalité rarement égalées en France. Cet ouvrage, qui constitue la réédition intégralement revue et largement augmentée d'un livre paru en 1999, est désormais complété par un deuxième volume présentant l'étude et la restauration du cloître de la cathédrale.

  • Le patrimoine culturel immatériel se manifeste dans des domaines très différents, et c'est précisément ce qui fonde sa richesse. Mais comment la Convention de l'Unesco pour sa sauvegarde parviendra-t-elle à protéger ce patrimoine contre les dangers qui le menacent ? Chérif Khaznadar, expert gouvernemental de la France pour cette Convention dont il a présidé l'Assemblée générale des états parties, fait part de son témoignage, de son analyse et de ses mises en garde.

  • Le cloître de Saint-Trophime à Arles, dont les deux premières galeries présentent des sculptures d'une exceptionnelle qualité, constitue un fleuron de l'art roman et gothique en Provence. Daté des XIIe et XIVe siècles, cet édifice propose des thèmes iconographiques riches et variés, mis en valeur par la très récente restauration réalisée par le World Monuments Fund et la ville d'Arles. Cet ouvrage, publié à l'occasion de l'achèvement de ces travaux débutés en 2006, vient compléter une réédition de la très belle étude sur le portail de la primatiale, chef-d'oeuvre incontesté de l'art roman.

  • Pour Pasolini, les «lucioles» symbolisaient les dernières lueurs émises par toutes les formes de contre-pouvoir sous la menace des lumières aveuglantes de la nouvelle société de consommation, du spectacle et des images (La Disparition des lucioles, texte de 1975). Or ces mêmes images, quand elles sont rigoureusement et modestement pensées, savent dépolluer les esprits et invitent à résister, comme l'a montré l'historien de l'art Georges Didi-Huberman dans Survivance des lucioles (Minuit, 2009), un essai adapté par Nicolas Truong lors du Festival d'Avignon 2013. En 2014, Georges Didi- Huberman est donc tout naturellement associé au projet de l'exposition «La Disparition des lucioles".
    Un lieu. Ces «lucioles» porteuses de contestation et d'espérance occupent l'ancienne prison Sainte-Anne, au coeur de la ville d'Avignon. Durant un semestre, ce bâtiment désaffecté se fait le vecteur d'un puissant imaginaire mêlant les dimensions historiques, sociales, pédagogiques et esthétiques. Le décor saisissant des différents quartiers, des couloirs et des cellules, tous inchangés depuis le départ des prisonniers, dévoile plus de deux cents installations, sculptures, peintures, photographies et vidéos.
    Une collection. Enea Righi, grand collectionneur italien, prête pour l'occasion de très nombreuses oeuvres, notamment conceptuelles, représentant la diversité de la production internationale des années 1970 à aujourd'hui. Seront également prêtées des oeuvres d'autres provenances : collection Lambert, fondation Pinault, Galleria Continua, studios d'artistes...

  • A travers une cinquantaine d'expositions installées dans divers lieux patrimoniaux exceptionnels de la ville, les Rencontres d'Arles contribuent chaque été depuis 1970 à transmettre le patrimoine photographique mondial et se veulent le creuset de la création contemporaine.

  • En 1956, le photographe Harry Callahan (1912-1999), alors directeur du département de photographie de l'Institute of Design de Chicago aux États-Unis, reçoit une bourse de la Fondation Graham. Sur les conseils d'Edward Steichen, il part en Europe et séjourne à Aix-en-Provence de septembre 1957 à juillet 1958 où il conçoit une série d'études sur les vues urbaines, la nature, et de nombreux portraits de sa femme Eleanor. Trente-six ans plus tard, découvrant le chantier de la Maison européenne de la photographie à Paris, Harry Callahan revisite ses archives, sélectionne cent trente tirages d'époque, sous le nom de «French Archives», et fait don de l'ensemble au nouveau musée.

  • Depuis quelques années, Miquel Barceló a fait de la céramique son domaine de recherche et de création privilégié. Il ne s'agit pour lui ni d'une idée nouvelle ni d'une pratique récente. Par la céramique, Miquel Barceló se rattache à une tradition sans âge, mais aussi à une filiation récente, celle de deux artistes dans la lignée desquels il se plaît à s'inscrire : Picasso et Miró, deux maîtres de l'art moderne qui ont tenu l'art de la céramique en très haute estime.
    Barceló commence à s'intéresser à la céramique dans les années 1990, lors de voyages en Afrique dans le pays dogon. De retour à Majorque, il poursuit un apprentissage technique auprès de Jeroni Ginard, qu'il parfait encore dans l'atelier d'Armelle et Hugo Jakubec près d'Angers ; des années de formation et de recherche, jusqu'à la création dans des ateliers napolitains du manteau de terre cuite de la chapelle de la cathédrale de Palma de Majorque (2007), chef-d'oeuvre qui le place définitivement parmi les plus grands artistes.
    L'exposition et le catalogue qui l'accompagne présentent l'oeuvre récente de Miquel Barceló dans le domaine de la céramique. Réalisés à Majorque dans une ancienne tuilerie-briqueterie transformée en atelier, les récipients de terre cuite sont accidentés, entrechoqués ou perturbés par l'intervention plus ou moins brutale de briques venues s'encastrer dans l'argile encore fraîche, humanisant en quelque sorte ces formes trop familières. L'autoportrait est un thème récurrent : yeux et bouche gravés dans l'engobe de vases et d'amphores aux formes héritées de l'Antiquité ; crânes et têtes évoquant explicitement l'idée de vanité, présente comme toujours chez Barceló. Celle-ci se retrouve aussi dans les fractures, fêlures, boursouflures, toutes sortes d'accidents subis par la terre avant ou pendant la cuisson. Outre les autoportraits, il y a là des émanations du règne animal ou végétal. Les briques viennent également les perturber, les habiter, les fracasser. Des boutons de rose s'y épanouissent, des poissons vivent et se fossilisent, des briques forment de secrètes cavités. Ces pièces spectaculaires doivent leur présence autant à leur apparente fragilité qu'à la force de vie, au combat, au drame qu'elles accueillent.
    Tous les thèmes de Barceló sont présents dans son oeuvre céramique. Le passage du temps et la mort s'y expriment de la façon la plus fragile et la plus durable.

  • Figure parisienne, Alfred De Dreux incarne la vitalité enthousiaste et lyrique de la génération nouvelle du XIXème. Il s'est dédié à un seul sujet, l'animal, sans concession, des scènes de cour à la vie rurale. Il avait cependant une passion, le cheval. Son oeuvre, regroupée et analysée par Marie-Christine Renault, est présentée ici dans sa totalité, à travers une monographie de l'artiste et un catalogue raisonné de l'ensemble de ses tableaux.

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