Littérature traduite

  • «Cry-Baby» avec Johnny Depp dans un de ses premiers rôles ? C'est lui. «Serial Mother» mettant en scène une Kathleen Turner en mère tueuse sur fond pastel ? Lui encore. «Pink Flamingos» avec l'iconique drag-queen Divine ? Vous avez deviné, c'est lui aussi. À 74 ans, John Waters, le "Pape du trash", revient avec un récit à mi-chemin entre mémoires et livre de conseils dévoyés regorgeant d'anecdotes de tournage et d'expériences personnelles, d'hommages et d'exercices d'admiration (Warhol ; Pasolini ; Tina Turner ; Patty Hearst...), d'humour irrévérencieux et de «punchlines» ravageuses.

  • Une biographie des frères Morozov, les grands mécènes moscovites, dont on découvrira la fabuleuse collection d'art moderne français et russe cet automne dans le cadre d'une grande exposition durant quatre mois à la Fondation Vuitton (1 million de visiteurs prévus). 

  • "J'ai une passion plus ou moins irrésistible pour les livres." Vincent Van Gogh.

    Si Vincent Van Gogh a vécu avec force sa passion de l'art et sa quête religieuse, il a été aussi un fervent lecteur. Cette exploration à la découverte de ses auteurs favoris et de ses livres préférés permet de saisir les liens directs qui unissent sa peinture aux écrivains qui l'ont inspiré.

  • Seins

    Ramón Gómez De La Serna

    Inventaire fou, baroque et délirant d'un adorateur...

  • Masaccio (1401-1428) a accompli en à peine dix ans une oeuvre d'exception. Quand il meurt à 27 ans, il laisse un nombre restreint de travaux, mais dont l'originalité et la puissance font autorité sur les artistes qui le suivront de peu : Fra Angelico, Piero della Francesca et Mantegna.
    Par ses fresques, ses tableaux et ses retables, c'est une véritable révolution qu'il opère, à mi-chemin entre Giotto, dont il hérite la maîtrise de la gestuelle, des drapés et des volumes pleins, et Raphaël, dont il annonce le savant équilibre entre le dessin et la couleur.
    Libéré de l'influence des représentations antiques, il accompagne le sculpteur Donatello dans la recherche des justes proportions et l'architecte Brunelleschi dans celle de la perspective (en ce début de XVe siècle, Florence est animée par le vaste chantier de Brunelleschi : l'édification du dôme de Santa Maria del Fiore).
    Son oeuvre majeure reste les fresques de la chapelle Brancacci (Santa Maria del Carmine, Florence), commencées par Masolino, puis achevés par Filippino Lippi à la fin du Quattrocento. Les scènes de la Vie de saint Pierre ou celles avec Adam et Ève réalisent tout ce à quoi s'étaient essayés les artistes du siècle précédent : représenter un idéal, tout en l'ancrant dans le réel ; faire résonner poétiquement, mais souvent dramatiquement, les récits bibliques avec les vérités du monde terrestre.
    Nourrie des acquis des recherches les plus récentes, cette monographie replace Masaccio dans son contexte historique, politique, social et économique, et propose un nouveau regard sur la chronologie et la lecture stylistique de ses oeuvres.

  • Dans ce nouveau recueil de textes et d'entretiens, le grand chef d'orchestre autrichien revient sur certains de ses thèmes de prédilection : l'importance de la rhétorique dans la musique, l'interprétation sur instruments anciens, la question du progrès en art, de la transcendance, et bien d'autres. Pour la première fois, il évoque également Mozart et Schubert, en passant par Beethoven. Et la musique romantique, Schumann, Brahms, Bruckner, Bizet ou Verdi. Toujours avec une intelligence lumineuse et une manière très stimulante pour bouleverser les idées reçues.

  • À travers son style littéraire simple et souple, Ian Bostridge emporte avec lui érudits et amateurs au coeur du romantisme allemand. Rédigé sous forme d'une enquête historique, cette étude très documentée sera autant l'occasion pour les spécialistes d'approfondir leurs connaissances que pour les curieux de découvrir cette oeuvre unique de Schubert. Cet ouvrage traduit de l'anglais connait un grand succès outre-manche.

  • Mantegna

    Mauro Lucco

    Après des siècles de défaveur, Andrea Mantegna (1431-1506) a désormais retrouvé la place qu'il mérite, notamment à la faveur d'importantes expositions rétrospectives : Londres en 1992, Padoue, Vérone et Mantoue en 2006, Paris (Louvre) en 2008. Principal représentant de la Renaissance en Italie du Nord, l'artiste s'est formé très jeune à Venise, puis à Ferrare, avant de rejoindre définitivement Mantoue où, peintre et graveur déjà confirmé, il se met au service des Gonzague pour quatre décennies. Artiste de cour, il n'en reste pas moins un solitaire échappant à toute école. Le style puissant qui lui est propre évoque un univers froid et solennel, souvent tragique (Lamentation sur le Christ mort de Milan, Saint Sébastien du Louvre). Ses références à l'Antiquité font de lui un représentant exemplaire de la culture humaniste, tirant sans cesse du passé les clés pour comprendre et transcender le présent.
    Son répertoire de formes met en scène les sujets dans des volumes très nettement définis, des organisations nouvelles de l'espace jusqu'à des perspectives parfois audacieuses. Il excelle particulièrement dans les décors en trompe-l'oeil (Chambre des Époux à Mantoue), dont l'illusionnisme parfait influence plusieurs générations après lui.
    Mais son influence va bien au-delà : il guide de façon décisive l'art de l'Italie du Nord (Bellini, Crivelli, Giambellino, Vivarini). Léonard de Vinci le suit, notamment dans des motifs décoratifs comme les festons et les fruits. Enfin, et surtout, Dürer s'en inspire quand il séjourne en Italie, si bien qu'ensemble ils contribuent fortement à la diffusion des peintures et des gravures italiennes dans les pays du Nord.

  • Des premiers spectacles aux grandes créations, la danseuse, chorégraphe et professeur retrace le parcours d'une vie tout entière dédiée à la danse.

    Merveilleux testament que cette autobiographie de Martha Graham, achevée peu de jours avant sa mort, à quatre-vingt-seize ans, le 1er avril 1991. Celle qui révolutionna son art au point que, dans son domaine, on peut la comparer à Picasso, Joyce ou Stravinski, se raconte et retrace le parcours d'une vie tout entière dédiée à la danse. De ses premiers spectacles, avec trois danseurs, jusqu'à ses grandes créations, elle se révèle intensément américaine dans ses obsessions (la frontière vers l'Ouest qui sans cesse recule) et profondément de son temps (les grandes figures mythologiques revisitées par la psychanalyse la hantent).

    Elle a - brisant les moules traditionnels - inventé un nouvel usage du corps, fondé sur la respiration, sur la liberté du geste, et sur la conviction que nous avons hérité de notre mémoire "ancestrale" des impulsions de mouvements. A la fois danseuse, chorégraphe et professeur, Martha Graham n'a cessé de se battre pour un art nouveau.

    Ses souvenirs sont ceux d'une grande dame de notre siècle, véritable "mémoire de la danse" nourrie de ses rencontres avec les artistes et les célébrités de ce monde, de ses confrontations avec ses élèves - dont Madonna, Woody Allen ou Mikhaïl Baryshnikov ne furent pas les moindres. De chacun d'eux elle parle avec tendresse et pertinence, dressant ainsi d'elle-même, en creux, le portrait d'une femme exigeante et pugnace.

  • Textes et entretiens sont réunis ici par Geroges Banu pour mettre en lumière et retracer de la façon la plus exhaustive qui soit le travail, considérabe et majeur dans la scène contemporaine mondiale, de Thomas Ostermeier - un des plus grand metteur en scène de sa génération.

  • À l'occasion des célébrations du 500e anniversaire de la mort de Léonard de Vinci (2019), un ensemble exceptionnel des planches anatomiques dessinées par l'artiste et conservées à la Royal Library (Windsor Castle). Alliant une intelligence profonde de la structure du corps à un exceptionnel talent de dessinateur comme à un style littéraire limpide, ces planches sont ici confrontées aux connaissances physiologiques de notre temps.    

  • Il a intégré au raffinement du gothique la perspective de la Renaissance. Né à Florence en 1397 - il y meurt en 1475 -, Paolo di Dono, dit Uccello, combine avec son esprit scientifique tradition et innovation pour inventer des réponses géométriques aux nouveaux défis de la représentation.
    Apprenti auprès de Lorenzo Ghiberti quand celui-ci sculpte les portes du baptistère de Florence, Uccello aide à la réfection des mosaïques sur la façade de la basilique Saint-Marc, à Venise, où il découvre le travail de Gentile da Fabriano. Sa première commande le rappelle à Florence : il exécute une fresque équestre en l'honneur du défunt condottiere Sir John Hawkwood.
    La composition du Déluge peint dans le cloître de Santa Maria Novella, dont la radicalité déséquilibre le spectateur, est à la hauteur de la violence du cataclysme divin. Le triptyque qu'Uccello consacre à la bataille de San Romano saisit le mouvement avec virtuosité. Dans son Saint Georges et le dragon, plus tardif, le jeu des lignes d'horizon et la minutie du trait créent une atmosphère d'onirisme fantastique.
    Sa démarche, expérimentale et précise, annonce les recherches de Léonard de Vinci. Et si son étrangeté a pu désarçonner ses contemporains, elle séduira les cubistes et fascinera les surréalistes.
    Très richement illustrée, cette monographie développe la trajectoire d'Uccello de façon chronologique, en la replaçant dans les bouleversements artistiques de son temps. Elle intègre les découvertes les plus récentes concernant l'attribution jusqu'alors douteuse de certaines de ses oeuvres.

  • À ce jour, Sergio Leone est la seule biographie à examiner avec autant de minutie et de passion l'oeuvre du réalisateur légendaire du Bon, la Brute et le Truand (1966), Il était une fois dans l'Ouest (1968) ou Il était une fois l'Amérique (1984)... Cette biographie dépasse le seul cinéma de Sergio Leone comme le cinéma de Sergio Leone le dépassait lui-même, pour toucher à ce qui fait la force des grands artistes, l'universalité et l'unicité de l'oeuvre.

    Traduction de Gérard Camy et Jean-Paul Gabert.

  • "Il donnait ses leçons pour vivre et parfois, lorsque ses doigts ne supportaient plus les efforts violents et cruels, il lisait pour se reposer. Tout, à tort et à travers. De nouveau il avait cessé de fréquenter la société, il rencontrait à peine ses amis. Balzac lui aussi était très occupé. Victor Hugo travaillait à un grand roman qui avait pour cadre l'église Notre-Dame. Berlioz n'était pas à Paris, Musset courait constamment le jupon. Et lui, il restait assis pendant des heures interminables au piano et luttait avec lui comme avec un démon. Ce fut un combat effroyable".
    L'itinéraire du jeune Liszt est ici restitué par un biographe attentif et complice qui, de Doborján (Autriche) où naquit le virtuose en 1811, à Vienne où il fit ses classes, en passant par l'Allemagne et Paris où il vint parfaire son éducation musicale et devint le familier du cercle romantique, le suit pour l'accompagner ensuite, compositeur au faîte de sa gloire, à Weimar, Dresde, Budapest, Rome ou Leipzig puis à Bayreuth où il mourut en 1886.

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  • Le tango

    Horacio Salas

    "en un siècle, le tango, né dans des réduits marginaux et douteux, est devenu le symbole du pays qui lui a donné le jour.
    ii est le reflet d'une société qui s'est structurée, comme le remarque ernesto sabato, à partir d'éléments hybrides. la musique portègne est née du croisement de rythmes créoles et de rythmes étrangers. l'argentin est né du métissage entre créoles, italiens, espagnols et juifs, et le tango est son reflet. les crises, les régressions, les enthousiasmes et les défaites du tango sont ceux-là mêmes que son pays a connus et soufferts." (extrait)

  • Inside out

    Jr

    Cet ouvrage expose le travail le plus important de l'artiste JR - le projet de «street art» mondial sur lequel il a travaillé durant les six dernières années. Des banlieues parisiennes à Israël et à la Palestine, des villages du Kenya aux favelas brésiliennes, son art est étroitement lié à son activisme : il défend les droits universels de la femme, la paix et l'égalité. «Inside Out» dévoile sa vision et son modèle novateur d'art à l'échelle mondiale. Riche de plusieurs centaines d'images du projet, le livre inclut également des contributions sur la manière dont l'art de JR fonctionne comme une plateforme internationale d'échange social.

  • Krystian Lupa s'adresse aux acteurs, leur rend hommage - et dévoile son travail de pédagogue et de metteur en scène de génie.

  • Voici l'histoire du pianoforte, de cette "boîte-à-touches-pour-jouer-fort-et-doucement", comme l'appelait Beethoven.
    En mélomane passionné et érudit, Dieter Hildebrandt érige le piano en héros de roman et relate son évolution au cours des deux derniers siècles. "Totem de la culture bourgeoise", le piano à queue traverse le XIXe siècle avec jubilation : en compagnie des époux Schumann, de Brahms, Liszt, Chopin et tant d'autres, nous découvrons sa gloire, ses histoires de coeur et ses secrets de famille - tant en Europe qu'en Amérique.
    A la fin du XIXe siècle, on le croyait mort. Pourtant, au fil du XXe siècle, de grands interprètes contemporains comme Rubinstein, Glenn Gould ou Horowitz ont majestueusement perpétué son culte. Créatif, le piano a même conquis de nouveaux genres tels que la musique de film, l'improvisation, le ragtime ou encore le jazz. A l'aube du troisième millénaire, le "monstre étrange, poli et vernis" n'a plus le premier rôle, mais beaucoup de nouvelles tâches à accomplir.
    Ce livre amusant, qui foisonne de connaissances et déborde de passion pour son sujet, a enchanté la grande famille des mélomanes à travers l'Europe et les Etats-Unis.

  • Mieux qu'une nouvelle étude sur l'architecture d'Angkor, voici un livre à la mesure de la grandeur de la civilisation khmère : de sa durée - près d'un millénaire -, de son rayonnement bien au-delà des frontières de l'actuel Cambodge ; de sa luxuriance et de son infinie diversité, englobant plus de mille sites, qui allient la puissance imposante des structures architecturales à la grâce incomparable des sculptures et des bas-reliefs. Elle rend compte, enfin, de la fascination qu'exercent sur tout visiteur, depuis Zhou Daguan au xiiie siècle, l'oeuvre colossale des hommes - le complexe d'Angkor fut le plus important ensemble urbain du millénaire, ont révélé de récentes découvertes archéologiques - et l'impressionnante nature qui l'enserre.
    Depuis les premiers prasats - tours-sanctuaires de Phnom Da et Sambor Prei Kuk au viie siècle - et les premiers «temples-montagnes» - Ak Yum au viiie siècle, Bakong au siècle suivant -, jusqu'aux légendaires ensembles du xiie siècle : Angkor Vat, création du «roi-soleil» Suruyavarman II, montagne cosmique symbolisant le mythique mont Méru, axe du monde et mandala ; Angkor Thom et le temple royal du Bayon, couronnement de l'âge d'or de Jayavarnam VII, l'un des plus grandioses et des plus mystérieux monuments jamais créés par l'homme. c'est toute l'histoire de la montée en puissance de l'Empire khmer que passe en revue Helen Jessup, visitant avec nous ses plus fameux vestiges.
    À la dimension religieuse des temples, parfois empreinte d'un admirable oecuménisme unissant les divinités hindouistes au bouddhisme du Mahayana, se joint la volonté d'affirmer le pouvoir des souverains conquérants et organisateurs de l'empire : l'illustre aussi la construction de routes, de canaux, de bassins d'irrigation à fonction également cérémonielle, les barays, symboles de l'océan cosmique, au sein desquels s'élève souvent un temple édifié sur un mebong, une île artificielle.
    L'auteur sait donner vie à son vaste savoir : la sensibilité au charme profond des forêts, des monts et des eaux, en phase avec les mythes hindous ; un émerveillement spontané face à l'ampleur des édifices et des perspectives (ainsi de l'impressionnante ascension du Preah Vihear, à la frontière de la Thaïlande) ; la faculté d'imaginer les fastes et l'éclat de la cour, de faire revivre l'émotion des pèlerins bouddhistes : tout nous invite et nous enchante. Des photographies de Barry Brukoff se dégagent, de même, une douce et majestueuse poésie qui confère aux sites une présence hors du temps.

  • Johannes Brahms est l'auteur de près de sept mille lettres, dont il n'existait pas de traduction en français. Christophe Looten, auteur d'ouvrages reconnus sur Wagner, propose de combler enfin cette lacune avec cette passionnante anthologie, «Johannes Brahms par ses lettres. »

  • L'oeuvre du peintre, géomètre et mathématicien Piero della Francesca (1416-1492) a été louée par Vasari qui voyait en lui le maître absolu de la peinture perspectiviste. Mais il a fallu attendre le XXe siècle et les études de Berenson, Venturi et Longhi pour que l'artiste soit reconnu comme l'un de ceux qui ont fortement orienté le cours de la peinture italienne.

    Né en Toscane, Piero se forme à Florence et y bénéficie des enseignements des sculpteurs Donatello et Brunelleschi, rigoureux constructeurs de la forme et de l'espace géométrique. Influencé par la plasticité de Masaccio et par l'intensité de la lumière de Fra Angelico, il fréquente très jeune la cour des Este qui diffuse à Ferrare un climat d'innovation et d'humanisme. Il y rencontre Pisanello, Mantegna et aussi Rogier Van der Weyden qui l'initie au réalisme et à la description précise des maîtres du Nord.

    Son oeuvre, à la confluence de sujets philosphiques, théologiques et politiques, est toujours empreinte de solennité, de tension et d'une grande sérénité. Les formes, admirablement équilibrées, sont mises en valeur par des teintes à la fois douces et lumineuses. Cette synthèse forme-couleur-lumière s'incarne à merveille dans les admirables fresques d'Arezzo représentant la Légende de la Vraie Croix.

    Outre deux traités de géométrie et un traité d'abaque, on doit à Piero des oeuvres magistrales, notamment :
    Baptême du Christ, 1448-1450, tempera sur bois, National Gallery, Londres Cycle de la Légende de la Vraie Croix, 1452-1459, fresques, basilique San Francesco, Arezzo Madonna del parto, 1455, fresque, chapelle funéraire de Monterchi, Arezzo Résurrection, 1463-1465, fresque, pinacothèque de Sansepolcro Flagellation du Christ, 1455, tempera sur bois, Galleria nazionale delle Marche, Urbino Polyptyque de Saint-Antoine : Vierge à l'Enfant, Annonciation., 1469, tempera sur bois, Galerie nationale de l'Ombrie, Perugia

  • Cet ouvrage, initialement publié en Allemagne où une septième édition vient d'être engagée, propose à la fois une vue d'ensemble sur un art de bâtir contemporain, ancré dans la tradition vernaculaire, et tous les éléments concrets d'un manuel de construction.

  • «Bien sûr, le spectateur est libre d'aimer ou de ne pas aimer le spectacle. Néanmoins, que son avis soit positif ou négatif, d'une certaine façon, il va tout intégrer dans sa mémoire. Le dialogue avec l'oeuvre va s'instaurer à partir du moment où le spectateur se retrouve face à la scène. C'est précisément pour cette raison que nous devons déployer tous nos efforts pour donner naissance à des oeuvres qui s'intégreront et prendront racine au plus profond de la mémoire des gens.
    Nous devons nous évertuer, avec la plus grande application, sans faire montre d'une autosatisfaction facile, à créer des pièces afin que ce formidable lieu de rencontre qu'est le théâtre permette un dialogue fécond entre acteur et spectateur.» Ushio Amagatsu Depuis les années 1980, chacun des spectacles de la compagnie Shankaï Juku, fondée et dirigée par le chorégraphe et danseur japonais Ushio Amagatsu, connaît un grand succès international.
    Le présent ouvrage est basé sur une série d'entretiens d'Ushio Amagatsu recueillis par Kyoko Iwaki. Il se compose de deux textes distincts, le premier étant un essai autobiographique, le second une exposition des diverses thématiques qui nourrissent l'oeuvre du chorégraphe.
    Dans une langue imagée et poétique, l'artiste livre des souvenirs d'enfance et de jeunesse, qui nous permettent de suivre le processus qui l'a conduit à fonder sa propre compagnie de danse, Shankaï Juku. Ses spectacles sont souvent comparés à des rituels, bien qu'aucun symbole religieux n'y figure. Leur structure est immuable : sept tableaux d'une durée totale d'une heure et demie. Ushio Amagatsu est habituellement chorégraphe, scénographe et interprète de ses propres oeuvres. Il est également metteur en scène d'opéra, notamment du Château de Barbe-Bleue de Bartók, des Trois Soeurs, ainsi que de Lady Sarashina de Peter Eötvös.
    Cet ouvrage permet au lecteur de mieux comprendre l'esthétique d'une oeuvre singulière où la contemplation tient une place primordiale.

  • Listen to This

    Alex Ross

    Après le succès de The Rest is Noise, le critique américain Alex Ross revient avec Listen to this, un cocktail revigorant d'essais sur la musique pop, rock, jazz et classique.

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