Beaux livres divers

  • Tous témoins

    Farouk Mardam-Bey

    Cet ouvrage, coédité par Actes Sud et l'association Pour que l'Esprit vive, réunit d'une part  les dessins de prison  de l'artiste syrien Najah Albukaï, exposés à partir de mars 2021 dans la galerie  Fait & Cause, et, de l'autre, en résonance avec l'émotion suscitée par ces dessins, les textes d'une vingtaine d'écrivains (Alaa el Aswany, Laurent Gaudé, Nancy Huston, Daniel Pennac...) exprimant leur  solidarité  face à ce que Farouk Mardam Bey appelle la "syrianisation du monde", symbole des drames qui se multiplient aux quatre coins de la planète. Car la Syrie est progressivement devenue la métaphore de toutes les dérives, de tous les désastres humanitaires et écologiques, de la Chine à la Russie et de l'Amérique du Sud au Moyen Orient, en passant, aujourd'hui, par Beyrouth.

  • Cette année, nous fêtons les 100 ans de la naissance de Michel Audiard. On le sait peu, mais l'auteur des «Tontons flingueurs »ou de «Mélodie en sous-sol »est celui qui a le plus adapté Georges Simenon au cinéma. Entre 1956 et 1961, il a collaboré à pas moins de six films tirés de l'oeuvre de l'écrivain belge, le père de Maigret, auquel il vouait une grande admiration, le tenant pour "le plus grand romancier vivant". Ce volume donne à lire les scénarios de trois de ces adaptations, dont Audiard fut à la fois le coscénariste et le dialoguiste : «Le Sang à la tête» (1956) de Gilles Grangier, «Maigret tend un piège» (1958) de Jean Delannoy et «Le Président» d'Henri Verneuil (1961). Trois films qui ont Jean Gabin pour acteur principal, à l'époque où Michel Audiard était son dialoguiste attitré et où l'acteur était devenu l'interprète simenonien par excellence.

  • Quatrième volume de la collection "Savoir & faire", cette encyclopédie est consacrée à l'extraordinaire diversité des textiles à travers le monde. Des premières traces préhistoriques jusqu'aux "textiles intelligents", elle offre au lecteur un panorama complet de l'usage historique et actuel des fibres naturelles, artificielles et synthétiques.

  • Le fantastique n'est-il pas une dimension inhérente à la création artistique, qu'elle soit musicale, littéraire ou plastique? En un sens, tout artiste pourrait dire, avec Baudelaire, qu'il «préfère les monstres de sa fantaisie» à «la laideur de la nature» (Salon de 1859).
    Dimension si essentielle qu'elle unit des oeuvres littéraires aussi distinctes que celles de Borges, Poe, Maupassant ou Hoffmann; et que, en dehors même du genre consacré, elle imprègne les récits plus «réalistes» de Rulfo (Pedro Párramo), Balzac (Le Chef-d'oeuvre inconnu), Henry James (What Maisie knew) et de bien d'autres.Le risque est donc de l'envisager comme une notion si vaste et si confuse qu'elle englobetout ce qui s'oppose au plat naturalisme. toutes les oeuvres d'imagination peuvent, dès lors, s'y rattacher, de près ou de loin.
    Ou, à l'inverse, de chercher à le définir a priori selon des catégories abstraites qui le distinguent du fabuleux, du merveilleux, du féerique, et de s'enfermer dans un pédantisme étroit et borné. L'approche de Werner Hofmann s'écarte de la confusion disparate comme du dogmatisme. Elle est concrète, ouverte, subtilement analytique. Dans chaque oeuvre, il guette, pour l'extraire, l'essence particulière du fantastique qui en émane: et de cette sensuelle phénoménologie, ainsi que des rapprochements ou des écarts intellectuels inscrits dans le contexte historique de l'art occidental, se dégage une vision plurale et féconde du fantastique, perçu non pas négativement, comme ce qui refuse le réel, mais, plus profondément et selon l'étymologie du terme, comme ce qui «apparaît» en lui, émanant imperceptiblement de la réalité par étrange déviation, ou rompant brutalement avec lui : accident (?), «caprice», ou morbide schizophrénie.
    Vision toujours inquiétante, tant elle se fonde sur le mystérieux et sur l'inexplicable. Du haut Moyen Âge aux surréalistes, l'auteur éclaire ainsi la quête, sans cesse renouvelée par les artistes, d'une «autre réalité», au long de l'histoire d'un art toujours plus conscient et réfléchi, qui perçoit son essence et sa justification dans un rapport dialectique et tendu entre le fantastique et la réalité extérieure et intérieure du monde et de l'esprit.
    Cette aventure hors du champ rassurant de la «réalité» appréhende, dans les deux sens du terme!, le réel, mais déformé par les arabesques, les labyrinthes, les montages (Bosch, Picabia), les anamorphoses, les visions cauchemardesques ou fantomatiques.

  • "On dirait que tout a commencé à Versailles. Selon l'intonation, on le dirait comme le début d'une fable ou  comme une découverte renouvelée. Il n'empêche... Tout y a sans doute commencé en effet par l'immensité d'un chantier né de nulle part ou plutôt de l'ambition d'un roi. Un chiffre suffit à dire cette  démesure : plus de 30 000 ouvriers attachés en même temps aux travaux colossaux commandés par Louis XIV. Et puis, des artisans, des artistes qui feront du château de Versailles, dans tous les domaines, un modèle. À travers eux, c'est à une visite inédite à Versailles que nous invite ce livre. Terre et pierre, métaux et bois, verre et tissus... la visite est singulière qui nous entraîne de pays en province à la recherche des meilleurs fournisseurs, qui nous fait côtoyer marchands et confréries, manufactures et académies, apprécier un devis, suivre les caprices d'une commande ou les aléas de la mode." Catherine Pégard

  • Paradisiaque ! retrace l'histoire de l'aménagement du delta du Rhône : l'implantation du complexe industriel de Fos-sur-Mer, la création ex-nihilo de la Grande-Motte et le parc régional de Camargue. Ce catalogue raconte une page récente de l'histoire qui va marquer durablement ce territoire et ses habitants.

  • C'est avec le pneu démontable que les frères Édouard et André Michelin participent à la révolution des transports. Pionniers dans de nombreux domaines, les frères Michelin sont les premiers à faire rouler une automobile sur des pneus et à inventer un système de signalisation routière moderne. Ils se démarquent aussi dans le domaine de la publicité en donnant vie à une pile de pneus, créant ainsi Bibendum en 1898. L'histoire de Michelin, aujourd'hui l'un des leaders mondiaux du pneumatique et fleuron de l'industrie française depuis cent trente ans, est donc intimement liée à celle la société française et aux événements mondiaux qui ont marqué le xxe siècle. Cet ouvrage, qui réunit plus de six cents documents pour la plupart inédits, se veut la référence sur  l'histoire du groupe, depuis sa genèse avec la maison Barbier et Daubrée jusqu'aux plus récentes innovations, témoignant de la singularité et de l'identité d'une entreprise profondément attachante.

  • Graveur, peintre, poète, tisseur à ses heures perdues et prolifique éditeur, autant d'étiquettes employées pour décrire l'activité de Lucien Jacques (1891-1961). Si ce fervent pacifiste est souvent évoqué en tant que découvreur de Jean Giono, dont il a publié les textes à partir des années 1920, peu de publications rendent compte de la pluridisciplinarité et de la densité de la production de cet amoureux des lettres. En écho à l'exposition monographique consacrée à Lucien Jacques au musée Regards de Provence du 29 octobre 2019 au 17 février 2020 (concomitante de l'exposition "Giono", présentée au Mucem), cet ouvrage déroule les multiples facettes d'un homme dont la présence, au cours de ce siècle riche dans l'histoire de la création, est indéniable.

  • Alexandre Blaineau s'est imergé dans les archives liées à Rimbaud pour découvrir et exhumer cette partie inconnue de Rimbaud, sa relation aux chevaux. Rimbaud en cavalier : cela ne va pas de soi de le concevoir ainsi... En effet, la marche est à l'évidence le prolongement de son être, ses pas marquant les chemins de l'Ardenne, d'Europe et d'ailleurs comme autant d'empreintes construisant par touches impressionnistes cette figure du passant considérable. Et pourtant, il devint cavalier dans la deuxième partie de sa vie, alors qu'il arpentait en tous sens les terres immenses de l'Afrique orientale.
    Malgré ces promesses de crépuscule, Rimbaud à cheval s'emploie à  poursuivre sa route, à la recherche de l'autre, à la recherche de soi, et c'est ce que ce livre tente d'appréhender.

  • Après Homère et Braudel, une Méditerranée toujours renouvelée... Cet ouvrage comme testament artistique en mots et en images de maints périples en Méditerranée des deux auteurs.

  • Qui n'a rêvé, flânant rue de l'Abondance, de voir soudain surgir, ressuscitée, la vie grouillante de l'antique Pompéi : l'animation dans les boutiques (tabernae) de Julia Felix, les gargotes (cenacula), les bars (cauponae), restaurants rapides, tel celui d'Asel-lina et de ses accortes serveuses où l'on consommait chaud aliments et boissons que conservaient ces amphores encastrées dans la maçonnerie, aussi caractéristiques que les passages en relief pour piétons entre lesquels on croit encore entendre le crissement des charrettes recouvrant le constant murmure des fontaines ? La catastrophe de l'automne 79 a préservé, mieux que partout dans le monde gréco-romain, malgré déprédations et accidents de l'histoire, les traces de la vie, les architectures publiques et privées, les oeuvres d'art, les objets du quotidien, jusqu'aux squelettes et aux corps que les moulages de Fiorelli ont reconstitués de façon saisissante.
    C'est une telle résurrection qu'opèrent ici Eva Cantarella et Luciana Jacobelli, l'une spécialiste du droit et des institutions romaines, l'autre archéologue ayant longuement collaboré aux fouilles de Pompéi. Travail scientifique : il analyse et met en perspective la réalité vécue du temps, si présente au point de paraître «moderne», en l'arrachant aux aimables légendes que la littérature - Gautier, Jensen, E. Bulwer-Lytton -, le cinéma et la peinture «pompier» ont complaisamment propagées, tout comme à la tentation aiguë de l'anachronisme. Ces graffitis de femmes amoureuses, de soupirants déçus, d'écoliers vindicatifs ; ces programmata en faveur de candidats aux élections, écrits sur les murs par les corporations de foulons ou d'orfèvres ; ces violences à l'amphithéâtre entre supporters des gladiateurs locaux et ceux de Nuceria ; ces meretrices, fornicatrices, noctilucae, ambulatrices sorties tout droit d'un film de Fellini. autant d'invites aux rapprochements avec notre monde contemporain.
    C'est pourtant la mise à distance qui est la marque et l'intérêt du travail des auteurs. Pompéi, au contact des Etrusques et des comptoirs de la Grande Grèce, passée au Ve siècle sous le contrôle des Samnites puis, au IIe siècle, de Rome victorieuse de Carthage, offrait une société complexe, aux institutions hybrides - municipe de droit romain, mais colonie pour vétérans de Sylla - au sein d'un environnement privilégié : la Campanie et particulièrement la région du Vésuve, riche en huile et en vin ; l'embouchure du Sarno ouvrant la route au commerce maritime et à toutes les influences venues de Grèce ou d'Orient, afflux d'esclaves urbains ou agricoles, gladiateurs, cultes de Dionysos ou d'Isis, goût du luxe dont témoignent les riches demeures citadines et les mirifiques villas parsemant le golfe de Naples.
    En regard des normes rigides de l'austère Rome antique - civilisation de paysans, de juristes et de soldats, donnant, notamment, à la «puissance paternelle» tout pouvoir sur les enfants, même adultes et exerçant de hautes fonctions -, les moeurs de cette société mêlée et florissante marquaient un décalage que les auteurs se plaisent à souligner : cela vaut, en particulier, pour les femmes, soumises en droit, en réalité subtilement émancipées, ni matrones ni messalines.

  • Depuis Dédale et Icare, les hommes rêvent de voir l'humanité d'en haut ; cependant, ils n'y sont parvenus qu'à la fin du XIXe siècle, en inventant la montgolfière, le zeppelin ou encore l'avion. Ce sont les militaires qui, les premiers, découvrent les possibilités de ce nouveau point de vue. En 1906, lors d'un vol de reconnaissance, le Lieutenant P. H. Sharpe prend un cliché du site de Stonehenge, qu'il montre à des historiens : c'est le début de la photographie aérienne utilisée à des fins archéologiques. Vingt ans plus tard, cette nouvelle technique s'impose comme méthode de recherche. En effet, d'en haut, on aperçoit beaucoup plus clairement la structure d'anciens systèmes urbains, de nécropoles en ruine ou enfouies dans les sables, de systèmes d'irrigation antiques. Souvent, même, seule une vision aérienne permet d'en deviner l'existence, car aucune trace n'apparaît au sol. Georg Gerster, le doyen des photographes aériens, a rassemblé dans ce volume un choix varié de clichés archéologiques. Le résultat est impressionnant : ce très bel ouvrage de photographies est, en même temps, un livre visuel sur l'histoire de l'humanité qui nous ramène jusqu'au début de la civilisation et fait apparaître les traces tangibles d'un passé, parfois oublié ou perdu. Depuis plus de quarante ans, Georg Gerster rassemble des documents aux quatre coins du monde, sur des sites archéologiques de toutes dimensions, de toutes époques et de toutes cultures : il survole aussi bien les alignements mégalithiques de Carnac que l'Acropole, la Grande Muraille de Chine, Abou-Simbel, les lieux de culte aztèques ou les dessins monumentaux du désert californien. Ces clichés d'une étonnante précision, parfois réalisés dams des conditions extrêmes, apportent d'un point de vue esthétique un regard neuf et fascinant sur notre monde.

  • Ruines d'avenir

    Michel Butor

    Fasciné par la monumentale tenture de l'Apocalypse du château d'Angers, Michel Butor se fait passeur des visions de saint Jean. Ruines d'avenir marque une tension paradoxale : l'avenir est en ruines ; des ruines naît l'avenir. Pour chanter la fabuleuse et luxuriante tapisserie, pour dire aussi ce qu'il voit du haut de ses quatre-vingt-dix-ans, Michel Butor a composé un poème de sept épîtres édité au printemps 2014 sous la forme de sept précieux livres d'artiste. Tirée à 14 exemplaires seulement, l'oeuvre est illustrée d'interventions originales du poète et de six artistes. Le présent ouvrage offre un fac-similé des livres d'artiste, agrémenté de commentaires de l'oeuvre littéraire et plastique. Il accompagne une exposition itinérante de 2016 à 2018 (Angers, Arles, Nice, Compiègne, Mariemont en Belgique).

  • «Chez Hermès, la flânerie est une seconde nature et même, avouons-le, notre nature profonde. Tout dans cette industrieuse maison nous vient de la flânerie, invite à flâner et s'adresse au flâneur. Nos objets, nos vitrines, nos magasins sont conçus pour encourager cette pratique si parisienne et qui semble faite non pour perdre son temps, mais pour le retrouver !» Pierre-Alexis Dumas, directeur artistique d'Hermès Pour célébrer le thème choisi par Hermès en 2015, Actes Sud et la maison du faubourg Saint-Honoré coéditent un album illustré sur la flânerie, qui s'inspire de l'exposition homonyme, «Dans l'oeil du flâneur», imaginée et produite par Hermès.
    Le livre reprend le joyeux parcours onirique de l'exposition, guidé par les accidents et les hasards de la flânerie, dans un Paris fantaisiste. Réalisée à partir de découpages et de collages, fidèle à l'esprit du surréalisme, l'histoire illustrée ici par Emmanuel Pierre se déplie et se déploie en accordéon sous la forme d'un leporello, tandis qu'un texte poétique rédigé par Bruno Gaudichon serpente tout au long des pages, pour mieux accompagner les aventures hautes en couleur de six personnages.
    Le livre s'ouvre sur une préface de Pierre-Alexis Dumas, directeur artistique d'Hermès, qui montre combien la flânerie, métamorphose du rapport au temps et à l'espace, du rapport à soi, aux autres et au monde, est une remarquable source d'inspiration et de création.

  • Dans ses mises en scène, Guillaume Leblon redessine l'espace et les volumes, bascule les notions d'échelle et de support pour créer des architectures, des espaces ou des objets, tels des trompe-l'oeil.
    Ses installations, confectionnées avec des matériaux fragiles et modestes - papier, carton, placoplâtre, aggloméré -, sont ambiguës, oscillant entre l'inachevé, le provisoire, et l'oeuvre finie, entre forme et fonction, interrogeant ainsi sur le statut de l'oeuvre elle-même.


  • en jouant sur des écarts et des interférences entre des réalités psychiques et des réalités sensibles, les oeuvres de laurent grasso proposent de rendre manifestes des expériences altérées du réel.
    dans des installations ayant recours aux techniques de projection de l'image et du son et oú se combinent matériaux photographiques, électriques et électroniques, sont ainsi produites des perturbations de l'espace-temps, qui invitent le spectateur à parcourir et à expérimenter des mondes coordonnés par la présence d'un surnaturel.
    christophe khim.

  • Cahiers de résidence t.6

    Collectif

    Dans la continuité du projet lancé en 2010, la Fondation d'entreprise Hermès réaffirme son soutien à l'émergence des jeunes artistes en ouvrant une nouvelle fois les portes de ses manufactures.
    Unis dans un même projet, jeunes artistes et artisans travaillent ensemble dans un esprit d'ouverture et de partage des connaissances. En donnant accès à des matériaux rares, des textures inhabituelles et des techniques ancestrales, les résidences Hermès permettent à ces jeunes artistes de réaliser une oeuvre inédite dans leur production artistique.

  • Château La Coste

    Collectif

    En 2004, naît l'idée d'un projet unique liant art, architecture et vin sur les terres du Château La Coste. Artistes et architectes ont été invités à visiter le domaine et à s'imprégner de la beauté de ses paysages avant de choisir librement l'emplacement qui accueillerait leur création. Depuis juin 2011, Château La Coste vous invite à découvrir au rythme d'une promenade à travers bois, collines, vignes et oliviers, les oeuvres et installations d'artistes et architectes tels que : Tadao Ando, Louise Bourgeois, Alexander Calder, Frank O. Gehry, Liam Gillick, Andy Goldsworthy, Guggi, Paul Matisse, Tatsuo Miyajima, Larry Neufeld, Jean Nouvel, Jean-Michel Othoniel, Jean Prouvé, Sean Scully, Richard Serra, Tom Shannon, Michael Stipe, Hiroshi Sugimoto, Tunga, Franz West.

  • Cet ouvrage se propose de suivre, de l'Antiquité à nos jours, l'histoire, parfois ironique, et le destin posthume de quelques pharaons et reines. Comme dans une galerie de portraits, on retrouve des noms vaguement familiers, d'illustres inconnus et des célébrités internationales : Khéops, Toutânkhamon, Akhenaton, Nefertiti, Ramsès, Cléopâtre. En filigrane, le discours sert de métaphore sur la versatilité de la postérité et de la célébrité et sur l'ironie de l'Histoire?: certains pharaons très méritants ont sombré dans l'oubli, tandis que d'autres ne doivent leur postérité qu'au hasard de la conservation et des découvertes. L'originalité de cet ouvrage est de présenter successivement et parfois à proximité des pièces antiques, des documents historiques, des oeuvres d'art ancien ou moderne, des objets de consommation contemporains... Leur point commun?: témoigner, jusqu'à aujourd'hui, de la célébrité du pharaon représenté ou nommé, et au-delà de rendre compte de l'intérêt de notre époque pour l'Antiquité égyptienne.

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