Arts appliqués / Arts décoratifs

  • La vie Alaïa

    Donatien Grau

    "D'autres pourraient proposer des récits différents, et j'aimerais qu'avec leurs connaissances, l'intersection de leur vie avec celle d'Azzedine, dont il avait su discerner bien avant tout autre combien elle serait fructueuse, ils écrivent une pièce de la Vie Alaïa. Mon métier d'historien m'a appris que, si l'on croit en la biographie, une personne, quand elle meurt, est à jamais inconnaissable en elle-même - si tant est que l'on puisse jamais connaître quiconque -, surtout si elle n'a laissé aucun discours, pas de mémoires. Azzedine, climatique, couturier, ne l'a pas fait. J'ai ici rassemblé quelques pièces, en témoin. L'inventaire de la Fondation, complet de tout y compris du plus modeste, permettra de compléter, d'en dire davantage sur cette vie au nom d'un homme qui la donna à toutes." Donatien Grau

  • Les carrés Hermès se déploient comme jamais. Jeux de perspectives, illusion d'optique, monde fantastique... Toutes ces dimensions s'entremêlent pour offrir un ouvrage unique. Les douze pop-up, réalisés par Bernard Duisit, l'un des plus grands créateurs de pop-ups français, sont accompagnés d'un texte de Stéphane Foenkinos qui explore l'inépuisable richesse narrative de ces dessins et nous y plonge comme dans un rêve.

  • Deuxième volume de la collection « Savoir & Faire », cette encyclopédie embrasse à travers six grands chapitres toute la diversité que recouvre le mot terre. Céramistes, plasticiens, designers, sculpteurs... introduisent cet ouvrage et montrent l'extraordinaire profusion formelle permise par la plasticité d'un matériau que l'homme commença à transformer il y a plus de 25 000 ans. Les deux chapitres suivants déploient les principales étapes de l'évolution historique, technique et esthétique des céramiques (histoire de la céramique, de la faïence, de la porcelaine, des émaux et de leur composition). Le quatrième volet est consacré aux architectures de terre à travers le monde. Lui succède un panorama des céramiques techniques et de leurs usages grandissants dans une gamme toujours plus importante de secteurs d'activité. Le chapitre final est dédié aux grandes thématiques qui lient l'avenir des soles à celui de notre planète : microbiologie des sols, concurrence foncière et étalement urbain, dépollution, évolution des pratiques culturales...
    Miquel Barceló, Maria Botta, Claude et Lydia Bourguignon, Pierre Charpin, Anna Heringer, Jean Girel, Andy Goldsworthy, Kristin McKirdy, Gilles A. Tiberghien... Plus de trente contributions ont été réunies pour aboutir à cette somme alternant articles de fond et entretiens avec les grands acteurs de notre temps. Abondamment illustrée, elle explore ainsi l'usage de la terre sur l'ensemble des continents d'un point de vue artistique, technique, environnemental et historique, afin de mieux donner à comprendre la beauté et la richesse tant d'un matériau que de notre planète.

  • Ce catalogue d'exposition (Musée du quai Branly, du 19 novembre 2019 au 29 mars 2020) explore les multiples manières dont cet élément a été fondu et forgé par les Africains, maîtres du feu et de la transformation. L'âge du fer a révolutionné l'Afrique et transformé à jamais la civilisation, du point de vue pratique, symbolique et cosmologique. Depuis plus de deux millénaires, le travail du fer façonne en profondeur les cultures africaines, qui proposent un ensemble particulièrement diversifié et sophistiqué d'outils et de formes en fer forgé. Cet ouvrage constitue ainsi la présentation de l'art des forgerons africains et de leur rôle dans la vie des communautés la plus complète jamais réalisée dans le monde.

  • Ce nouvel ouvrage consacré au métal est le troisième de la collection "Savoir & faire" en coédition avec la Fondation d'entreprise Hermès, dans le cadre de l'Académie des savoir-faire créée en 2014. Célébrer «l'homo faber» dans une société dominée par une industrie hautement mécanisée, préparant l'intégration de l'intelligence artificielle, pourrait paraître, à première vue, aller à contre-courant de notre époque. Il s'agit au contraire par ce truchement d'affirmer l'apport des savoir-faire artisanaux dans l'évolution générale du devenir des hommes et de leur environnement.

  • Sans le savoir, nous utilisons au quotidien le travail des designers. Entre inventeurs et artistes, ce livre permet de découvrir leur univers à travers la présentation d'objets qui ont conquis le monde.
    À travers les histoires de la chaise Panton, de la fourchette Goldfinger, du stylo Bic, du Stabilo, de l'aspirateur Dyson, et d'autres objets du quotidien, cet ouvrage évoque les différentes questions qui, entre fonction et esthétique, se posent au designer.
    Un album pop qui permettra au lecteur de regarder les objets et meubles qui l'entourent d'une manière différente.
    POINTS FORTS - Un angle novateur : partir de l'objet, pour comprendre que cet art réputé «branché» et réservé aux initiés n'est pas si éloigné de notre quotidien.
    - Un objet original et élégant, sublimé par l'univers graphique de Stéphane Kiehl.

  • Né à Oran en 1936 et décédé à Paris en 2008, Yves Saint Laurent crée sa marque en 1958 avec le soutien de Pierre Bergé.
    Artiste incontournable du xxe siècle, son nom résonne aujourd'hui pour beaucoup comme celui qui inventa le caban, le trench-coat, la robe Mondrian, le smoking et tailleur- pantalon féminins ou comme celui qui donna à la saharienne un jour nouveau ou encore comme celui qui se distingua grâce à ses fameuses robes transparentes.
    Premier styliste à faire défiler des mannequins d'origine asiatique et africaine, il travaille en parallèle pour le théâtre et le cinéma. Il est également l'initiateur de la première ligne de prêt-à-porter du nom d'un grand couturier (Rive Gauche), tout en gardant son activité en haute couture.
    Mais, au-delà de ce que l'on connaît de cet artiste de renom, qui était-il vraiment ? En nous ouvrant les portes du studio de Saint Laurent, l'auteur nous invite au coeur de l'esprit du grand créateur, là où tout s'est joué, où l'oeuvre et l'artiste se sont construits.
    On y rejoint le couturier au plus intime de sa démarche créatrice. Entrouvrir la porte du studio est le sésame initiatique qui permet d'approcher au plus près le mystère Saint Laurent, tel un lieu sacré où l'on espère apprendre ses sortilèges.
    Illustré d'une quarantaine de documents inédits, cet ouvrage est une nouvelle manière de découvrir cet homme à travers l'envers du décor.

  • Leïla Menchari a présidé, entre 1978 et 2013, à la décoration de la prestigieuse maison Hermès. Ses vitrines retracent une histoire exceptionnelle commencée dans les années 1930 du côté de Tunis. Michèle Gazier fait ici le récit de vie et de cette oeuvre ancrés dans des lieux et des rencontres d'exception.

  • Dix siècles de merveilles, exposées en majesté, composent un ensemble unique sur les arts décoratifs du Moyen Age.
    Célèbres - l'ivoire Barbérini (Musée de Cluny), les vitraux de Saint-Denis, la Statue de la Sainte Foi de Conques, la Pala d'or de Saint-Marc de Venise, l'Apocalypse d'Angers, les livres d'Heures du Maréchal de Boucicaut et du Duc de Berry - ou moins connus du public français - tels la Pala de Klosterneuburg, la Couronne de Théodolinde, à Monza ou l'Autel d'or de Saint-Ambroise, à Milan - ces chefs-d'oeuvre absolus sont d'irremplaçables témoignages sur l'histoire et la spiritualité médiévales : puissance des courants d'échanges, haute valeur symbolique d'oeuvres vouées à la gloire des souverains et de Dieu.
    Arts princiers, arts du décor qui embellit et ennoblit la matière, lui confère la dignité de l'oeuvre et l'élan de l'esprit. Bernard de Clairvaux lui-même, contempteur de ce luxe ostensible destiné à la seule " concupiscence des yeux ", le décrit dans les mêmes termes que son adversaire, Suger : " l'oeuvre surpassait la matière ", materiam superabat optes... à quoi l'abbé de Saint-Denis semble faire écho, ajoutant à un antique vase de marbre les attributs d'un aigle en argent doré et signant : " cet objet méritait d'être serti d'or et de pierreries : né dans le marbre, qu'il soit désormais plus précieux que le marbre " ! La commande des souverains et de leurs ministres, grands dignitaires de l'Église, est la marque d'une politique temporelle et spirituelle.
    La " renaissance carolingienne " se fonde sur l'activité, dûment réglée par l'empereur, des scriptoria, au premier rang desquels celui du palais d'Aix-la-Chapelle et ceux de Reims, de Tours et de Metz : à l'an mil, sous les Othon, celui de Reichenau en sera l'héritier. Les grands centres de production d'ivoires et d'orfèvrerie souvent fort éloignés - jusqu'à Byzance - dessinent une carte de l'Europe des échanges allant de Liège et de la Meuse à Milan, Canterbury et Paris...
    Incluant, plus tard, les ateliers des miniaturistes de Flandre et de Bourgogne. A ce panorama évoquant centres de création, collectionneurs illustres et artistes majeurs, Liana Castelfranchi ajoute un fort pouvoir d'interprétation. Elle souligne les affinités de style entre ces différents arts. Ainsi, au VIIe siècle, l'ornementation des manuscrits irlandais, Livres de Lindisfarne, de Durrow, ou de Kells, reproduit, dans la complexité infinie de ses entrelacs, le style des fibules de la tombe de Sutton Hoo (Sussex).
    L'auteur rapproche aussi la profonde gamme des bleus des vitraux de Saint-Denis des émaux de la Meuse et des miniatures anglo-saxonnes (Bible de Bury St-Edmunds). Se concentrant sur des époques clés de l'évolution médiévale, le livre fait apparaître surtout le surgissement de styles nouveaux et de sensibilités originales. Ainsi, la tension, aux Ve et VIe siècles, entre la fidélité aux canons de l'antiquité païenne et l'affirmation parfois violente d'une rupture (Diptyque de Boèce).
    Ou, à l'autre extrémité de la chronologie, les effets de perspective architecturale et de trompe-l'oeil inaugurés par le jeune Van Eyck, qui présagent un tournant décisif dans l'évolution de la peinture.

  • Livre d'art et d'histoire, de sensualité gracieuse et de réflexion sur la condition féminine en Chine classique comme sur l'éternelle idéalisation du désir masculin, l'ouvrage de Ferry M.
    Bertholet est celui d'un connaisseur qui nous dévoile les mille et un trésors de ses collections, couvrant une période de trois siècles : de la fin de la dynastie Ming (ca. i600) à la grande époque du Shangai des années 1920. Cette période, qui connaît de profonds changements, modifie la représentation du désir érotique, dont les sophistications, évoquées par les classiques de la littérature, Jinpingmei (" Fleur de prunus dans un vase d'or ", 1600), Rouputuan de Li Yu (" Le Tapis de prière en chair ", 1650) et le fameux Hongloumeng (" Le Rêve dans le pavillon rouge ", 1740) de Cao Xueqin, s'imprègnent progressivement d' influences occidentales.
    À cet égard, les. photographies de maisons closes et de prostituées, prises entre i88o et 1920, rappellent à de plus prosaïques et brutales réalités, utile contrepoint au charme souriant d'un art dont, à la différence de la tradition japonaise, la cruauté reste toujours exclue. La typologie de ces objets est inépuisable : peintures sous verre, albums peints sur papier de moelle, éventails, porcelaines, paravents, chaussons, flacons à priser, sculptures surtout, en toutes matières : le bois, la corne, le jade, l'ivoire, telles ces fameuses doctor's ladies prétendument prophylactiques, plus sûrement ludiques.
    Si la plupart de ces figures exhibent un érotisme sans fard, artistement provocateur, où les lignes courbes, voire les entrelacs, se rehaussent de couleurs savamment disposées aux endroits pertinents ; si l'unité et la dualité ne craignent pas de laisser souvent place à une pluralité joyeuse ; si l'exhibition est en perpétuelle quête d'action, grivoiserie ni perversion ne sont de mise. Dès la fin du XVIIIe siècle, cet art de cour, s'étendant à un plus large public mais devant rester discret, suscita mille inventions ingénieuses pour se dissimuler en des objets au décor extérieur insoupçonnable : coffrets en marqueterie, figurines à renverser pour en contempler la base, ou ces éventails à double sens, tantôt fleurs et oiseaux, tantôt oiselles perdant leur fleur...

  • L'ouvrage est une Histoire mondiale du papier.
    Excepté peut-être le charmant Dard Hunter et son Papermaking de 1943 - encore s'arrêtait-il avant l'âge industriel -, personne n'avait tenté avec autant de détermination de mettre en perspective deux mille ans de fabrication de ce matériau essentiel et quotidien. La longue marche que la fabrication du papier entreprend en Chine, avant le début de notre ère, la conduira dans le monde arabe par la Route de la soie, puis en Occident, où elle ne sera pas acceptée aisément.
    Tandis que plusieurs pays perpétuent aujourd'hui le savoir ancestral de la confection à la main, deux cents ans d'inventions et de perfectionnements techniques hissent l'industrie papetière au rang de deuxième sphère économique du monde avec des conséquences sociales et écologiques, en proportion avec ce gigantisme, rarement évoquées. Une des originalités de ce travail est de les révéler, en même temps que les perspectives nouvelles qu'elles ont induites, concernant notamment les matières premières.
    L'histoire du papier est tissée de rêveries aussi bien que des savoir-faire, d'histoire et de technique autant que d'anecdotes curieuses et amusantes. De longues années de recherches et de compilation dans diverses archives mondiales, ainsi qu'une investigation directe et personnelle, expliquent la somme d'informations de première main, dues quelquefois à des méthodes d'aventurier! et le style vécu de cette quête passionnante.
    Une iconographie en majorité inédite et d'une étonnante variété reflète la richesse parfois insolite des lieux, des époques et des papetiers. Mais c'est également un livre pratique, qui permet de découvrir et de comprendre la différence entre les diverses sortes de papier, d'apprendre à les utiliser, voire à en réaliser.

  • Mots de la mode

    Join-Dieterle C.

    Le principe des mots est de choisir au sein des collections permanentes des musées de la ville de paris une soixantaine d'oeuvres d'art.
    Les reproductions privilégient les détails révélateurs ; en regard de l'illustration, soixante définitions créent un jeu de correspondances. chaque texte offre ainsi la possibilité d'entrer plus avant dans l'intimité des oeuvres - oeuvres qui sont " de la mémoire, de la pensée et de l'émotion solidifiées ".
    Inconstante mais fidèle, éphémère mais perpétuelle, la mode déploie sous nos yeux le tissu infini et changeant de l'histoire.
    Dépouilles ou documents, les vêtements et le cortège indispensable des accessoires sont toujours les témoins d'un noble savoir-faire, mais aussi d'un art de vivre : pour tous ceux qui cultivent la distinction et s'efforcent de tenir élégamment leur rôle sur le théâtre du monde, sans doute sont-ils une seconde peau.
    Reliques de mondes disparus, ces fragiles et brillants morceaux de civilisation ont trouvé refuge dans les murs du palais galliera, musée de la mode de la ville de paris.
    Avec une érudition pleine de saveur, catherine join-diéterle, directeur du musée, a réuni soixante pièces en un petit lexique poétique - ravissant kaléidoscope d'images et de mots pour rappeler au lecteur l'histoire des objets de mode, l'initier à ce jeu subtil des influences, des reniements et des réminiscences qui fonde l'art de la " beauté qui passe ". amadis ou amazone, canezou de fine batiste ou de mousseline, soie crissante du fourreau, gourdin réactionnaire et révolution légère du " look ", point final de la mouche, salomé que l'on chausse à l'heure du charleston, culotte à la zouave.

  • à vos pieds

    Collectif

    Objet éminemment utilitaire et parure soumise aux aléas de la mode, marqueur ostensible de richesse comme de pauvreté, force est de constater que la chaussure est liée à l'histoire même de l'humanité. Mais que révèlent les chaussures de la personne qui les porte ? C'est à partir de ce questionnement que l'exposition «À vos pieds» (musée des Confluences, du 7 juin 2016 au 30 avril 2017) propose aux visiteurs de cheminer à travers la collection de chaussures du musée, complétée par quelques emprunts, en abordant des thématiques relatives à l'anthropologie culturelle et la sociologie de la chaussure : comme l'habillement ou les coutumes alimentaires, elle possède ses propres codes d'une civilisation à l'autre, et la variété des chaussures - comme des us et coutumes qui régissent leur port - est absolument phénoménale.

  • De l'Afrique de l'ouest au Périgord, l'ouvrage décrit de manière précise et détaillée la réalisation de différents paniers selon la technique de la spirale. Un dvd complète le livre.

  • Du Moyen Âge à nos jours, les meubles sont le reflet de la société, au même titre que les arts majeurs. Objets indispensables des intérieurs domestiques, ils participent à l'histoire du goût, qu'ils soient destinés aux intérieurs les plus luxueux et aux maisons plus modestes ou qu'ils servent à garnir les édifices religieux ou les établissements hospitaliers. Les meubles constituent des repères de l'évolution de la société, de la bienséance, du confort ou de la mode.
    Les meubles sont réalisés dans un matériau noble par excellence : le bois et ses différentes essences, indigènes ou d'importation. L'utilisation d'une essence de bois est un indicateur de datation. En effet, la dendrochronologie transforme les séquences de largeur de cernes de croissance en courbe datée pouvant donner l'année d'abattage de l'arbre, voire la saison.
    L'étude des marques d'outils laissées sur les surfaces montre aussi la cohérence du meuble. Les traitements de finition, tels le vernis Martin, assurent l'élégance du meuble et sa longévité.
    Quelques ébénistes - la dynastie des Hache, par exemple - ont marqué leur époque et leur région ; leur nom est parvenu jusqu'à nous, grâce à la conservation de leurs oeuvres dans les collections, mais aussi grâce aux traces laissées dans les sources révélées par les chercheurs. Le renouveau de l'étude du mobilier lorrain apporte un éclairage différent sur la variété d'une production régionale bien localisée. Les institutions, les musées sont des lieux de conservation des meubles. Ils assurent la pérennité et la conservation d'oeuvres authentiques, en dehors des nécessités du marché de l'art.
    Cependant, il est important de renouveler l'intérêt pour le mobilier domestique, car de nombreuses pièces sont aujourd'hui menacées par l'indifférence de notre époque pour les objets usuels, trop souvent négligés, banalisés par l'usage, alors qu'ils sont des marqueurs importants de l'histoire des sociétés. La protection au titre des monuments historiques peut être un autre maillon de la sauvegarde de ce patrimoine mobilier, une manière de le lier à la demeure qui l'abrite.

  • Ce livre nous montre les arlésiennes au fil des préparatifs de leur costume traditionnel.
    D'abord la beauté, la diversité des étoffes et des dentelles parmi lesquelles elles choisissent, puis les gestes minutieux qui roulent les cheveux et placent la coiffe, qui plissent et épinglent les fichus, l'intimité de l'habillage, le charme délicat des éventails et des ombrelles. et la gloire du spectacle offert par ces femmes et ces jeunes filles en costume qui se sont préparées en secret pour sortir dans les rues et se montrer dans les fêtes où elles côtoient gardians, taureaux et chevaux camargue.
    Gilles martin-raget, photographe arlésien, a pendant plusieurs années surpris la beauté de ces femmes et de leur costume lors des fêtes d'arles, mais aussi dans l'intimité de l'habillage et des savoir-faire qui perpétuent la tradition.
    Avec admiration et passion, le texte de michel biehn replace le succès toujours vivace de ce costume dans son contexte historique et symbolique. ainsi ce livre est-il un hommage rendu par deux provençaux au mythe de l'éternel féminin incarné par les arlésiennes.

  • Leïla Menchari a présidé, entre 1978 et 2013, à la décoration de la prestigieuse maison Hermès. Ses vitrines retracent une histoire exceptionnelle commencée dans les années 1930 du côté de Tunis. Michèle Gazier fait ici le récit de vie et de cette oeuvre ancrés dans des lieux et des rencontres d'exception.

  • Christian Lacroix, grand couturier devenu costumier de théâtre, d'opéra et de ballet, a récemment créé les somptueux costumes du ballet La Source, donné à l'Opéra de Paris à l'automne 2011. Ce ballet romantique, disparu du répertoire de l'opéra à la fin du xixe siècle, raconte l'histoire du sacrifice de Naïla, esprit de la source, pour l'amour du chasseur Djemil et de sa belle Nouredda.
    Ces costumes, d'inspiration épurée et de style néo-classique pour les rôles fantastiques, teintés d'orientalisme et de couleurs chatoyantes pour les personnages folkloriques, témoignent de l'univers onirique de Christian Lacroix. Le ballet est une succession de nymphes aux tutus romantiques en organza japonais - l'un des tissus les plus légers au monde -, d'odalisques drapées de tuniques et de sarouels confectionnés à partir de saris anciens, de Caucasiennes revêtues de robes ethniques, de Caucasiens aux manteaux inspirés des vêtements traditionnels mais recolorés par la palette de Christian Lacroix, de costumes et de diadèmes ornés de cristaux Swarovski.
    L'exposition et le livre qui l'accompagne sont une invitation à découvrir ces costumes et accessoires de costumes, depuis leur conception par le couturier, leur fabrication par les ateliers de couture du Palais Garnier, jusqu'à la représentation du ballet en scène.
    Ainsi, transporté au coeur des ateliers de couture de l'Opéra Garnier, le CNCS dévoile, salle par salle, les différents costumes des personnages du ballet, retraçant pour chacun les étapes d'élaboration, les recherches techniques et les enjeux artistiques. Vitrines et salles sont habillées des sources d'inspiration de Christian Lacroix (documents, photographies et pièces de vêtements historiques), des maquettes qu'il a dessinées pour chaque personnage, et aussi des toiles, patrons, échantillons de tissu, essais de teintures et prototypes. Autant de témoignages tangibles du travail des couturiers, tailleurs, décorateurs, modistes. de l'Opéra de Paris, mis à l'honneur dans cette exposition, véritable hommage au savoir-faire d'exception des ateliers de couture de cette maison prestigieuse.
    Le livre, tout en donnant la parole aux différents intervenants artistiques du ballet, fait une place particulière à Christian Lacroix, déroulant le fil de ces mois de travail à travers ses croquis, ses maquettes et ses notes de travail. Anne Deniau, photographe collaborant avec l'Opéra de Paris depuis 2004, a suivi cette aventure, de la création des costumes dans les ateliers de couture jusqu'aux représentations du ballet sur scène.

  • L'architecte a un rôle majeur à jouer dans la résolution des crises écologiques et sociales qui pèsent sur ce début de siècle. Les fondamentaux de l'architecture - depuis la nature même des matériaux utilisés jusqu'à la structure et la fonctionnalité des bâtiments - doivent être radicalement repensés. L'architecture de l'avenir s'organise autour du concept de «soutenabilité» (sustainability), mettant en avant à la fois l'impératif de durabilité des projets dans le temps, et celui d'acceptabilité sociale et environnementale.

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