Arts de l'image

  • «Cry-Baby» avec Johnny Depp dans un de ses premiers rôles ? C'est lui. «Serial Mother» mettant en scène une Kathleen Turner en mère tueuse sur fond pastel ? Lui encore. «Pink Flamingos» avec l'iconique drag-queen Divine ? Vous avez deviné, c'est lui aussi. À 74 ans, John Waters, le "Pape du trash", revient avec un récit à mi-chemin entre mémoires et livre de conseils dévoyés regorgeant d'anecdotes de tournage et d'expériences personnelles, d'hommages et d'exercices d'admiration (Warhol ; Pasolini ; Tina Turner ; Patty Hearst...), d'humour irrévérencieux et de «punchlines» ravageuses.

  • Magnum et la street photography Nouv.

    Cet ouvrage est une immersion dans les archives photographiques Magnum, à la rencontre des oeuvres exceptionnelles des grands noms de la photographie. Stephen McLaren, lui-même photographe et auteur du livre, revient avec eux sur les clichés souvent inédits, et partage avec nous leur expérience de photographes de rue.

  • Charlotte Perriand : comment voulons-nous vivre ? politique du photomontage Nouv.

    Cet ouvrage et l'exposition éponyme ont vocation à montrer comment, autant que la règle ou le crayon, la photographie a été l'outil de prédilection de Charlotte Perriand dès les années 1920.

  • Helen Levitt Nouv.

    Helen Levitt (1913-2009) a saisi la vitalité de l'aire de jeux informelle que constitue la rue. Elle témoigne de la coexistence, parfois heureuse parfois conflictuelle, des minorités ethniques, dans le Brooklyn de son enfance, ou dans le Lower East Side et les quartiers Nord de Manhattan - Harlem, Spanish Harlem - d'où proviennent la plupart des images prises à partir de 1936.

  • Créée en 1982 par l'éditeur Robert Delpire, la collection Photo Poche compte aujourd'hui 159 titres. Quand une centaine sont consacrées à des hommes, seules une dizaine à des femmes, non par un choix délibéré mais bien par manque de reconnaissance accordée aux femmes photographes par les institutions et le marché de la photographie. Les "grands noms" qui s'imposent au fil des expositions et des publications sont bien majoritairement masculins. Pourtant, les femmes photographes existent dès la première heure et sont nombreuses ! Conscient de ces disparités, Robert Delpire souhaitait leur consacrer un coffret de trois volumes couvrant toute l'histoire de la photographie. La sélection des photographies a été réalisée par Sarah Moon.

  • JH Engström Nouv.

    À travers la photographie, la vidéo, le texte, JH Engström démontre que l'énergie vitale se trouve dans toute chose, que la solitude et l'empathie, le sentiment de sécurité ou, au contraire, la vulnérabilité, s'expérimentent au quotidien. Ainsi, chaque portrait ou autoportrait, nature-morte ou paysage porte une somme de souvenirs et constitue un carnet intime, visuel et poétique qui s'adresse à chacun.

  • Photojournaliste par excellence, fondateur de Magnum en 1947, Capa est présent sur tous les fronts : Espagne, Chine, Israël et l'Indochine où il fut tué.

  • Disparu en 1988, Leon Levinstein occupe une place originale dans la photographie américaine. Bien que soutenu par Edward Steichen, l'artiste, au tempérament introverti, qui incarne une forme singulière de la Street Photography new-yorkaise, se tient éloigné des milieux de l'art. Dans les rues de New York, hommes d'affaires, mendiants, prostituées, femmes du monde, jeunes amoureux, promeneurs, ouvriers sont ses modèles. Loin d'une démarche documentaire ou humaniste, Levinstein semble habité par une quête formelle fiévreuse qui lui permet d'explorer l'essence même de la vision photographique. Plans rapprochés, cadrages, mouvements, compositions sont chez lui affaire de rythme, de tensions, de perceptions fugaces qui confèrent à son oeuvre - aujourd'hui largement révélée et plébiscitée - une aura toute particulière.

  • Le point de départ de ce projet se situe dans la jungle de Calais, à la veille de l'évacuation du bidonville en 2016. Jean-Michel André a poursuivi ce travail photographique pendant trois ans, en France, en Italie, en Espagne et en Tunisie. Partout, il a rencontré des réfugiés qui cherchaient un abri. Des femmes, des enfants et des hommes réunis dans l'espoir de réaliser la dernière traversée. Ce projet nous invite à un cheminement, celui de l'exil, de l'errance mais aussi de l'espérance et de la résistance. L'écriture de Jean-Michel André et de Wilfried N'Sondé questionne le rapport à l'autre et interroge les notions de frontière réelle et imaginaire.

  • L'oeuvre de Gustave Le Gray (1820-1884) est l'une des plus considérables du XIXe siècle, dont l'histoire de l'art retiendra qu'elle constitue une puissante source d'inspiration de la révolution impressionniste. Grand inventeur de techniques, membre de la célèbre Mission héliographique en 1851, chargée de l'inventaire des monuments français, c'est au cours de ses pérégrinations qu'il développera la série de marines faites en Normandie et à Sète, considérées comme des pièces maîtresses de l'histoire de la photographie.

  • En 1987, Fabio Ponzio s'est lancé dans une aventure qui allait se transformer en odyssée photographique à travers l'Europe centrale, orientale et le Caucase. Au fil des ans, Fabio Ponzio est retourné inlassablement dans les villages et les villes de l'Europe de l'Est, s'efforçant de documenter les multiples visages des peuples de cette région et les innombrables facettes de leur existence. Ses images témoignent de la pauvreté endémique et de l'oppression généralisée qui marquèrent les dernières années des régimes communistes, et du mélange d'énergie, d'espoir, d'incertitude et de désolation absolue provoqué par leur effondrement. Son oeuvre nous offre une vision poignante et extrêmement empathique de l'existence humaine - des traditions et de la foi profonde, de l'humilité et du courage, du sacrifice et de l'instinct de survie de ces populations de l'Est.

  • "C'est peu dire que cet ouvrage place le travail d'historien du cinéma à un niveau que l'on côtoie rarement.  La recherche effectuée durant cinq décennies est considérable." Le Monde, décembre 2008. Salué par l'ensemble de la critique, cinéphiles et passionnés de cinéma, le livre monumental de Bertrand Tavernier a connu un succès fulgurant tant par la densité de son contenu que par la ferveur avec laquelle il s'entretient avec ces cinéastes américains mythiques, oubliés, adulés ou blacklistés. Réédité augmenté de nouveaux entretiens en 2008, il ressort aujourd'hui dans une nouvelle édition en version paperback, préfacé par la poursuite des entretiens entre Bertrand Tavernier et Thierry Frémaux, qui est l'éditeur de cet ouvrage. Un sompteux album illustré avec plus de 400 photographies.  

  • il est de ces photographes qui ne cherchent pas la notoriété, ni le succès commercial malgré une certaine aptitude à l'image appliquée.
    né à pittsburgh, il délaisse vite ses études pour rejoindre new york au tournant des années 1940-1950. dans ce lieu de création intense où se croisent et s'expérimentent des recherches venues des horizons européens et américains, il rencontre rothko et les expressionnistes abstraits, faurer et smith. il découvre la street photography et le travail d'henri cartier-bresson. mais ses images de rue sont d'une extrême originalité et ne témoignent d'aucune influence directe.
    il impose sa maîtrise de la couleur dans des vues citadines non conventionnelles dans lesquelles les reflets, les transparences, la complexité des cadrages, les effets de miroir se marient à une technique très particulière des émulsions pour écrire une forme unique de pastorale urbaine.

  • Après un demi-siècle d'existence, la Corée du Nord est l'un des pays les plus haïs au monde, mais aussi l'un des plus méconnus. À l'évidence, la radicalité de ce paradoxe cache une réalité plus complexe que ce qu'il nous est donné à voir : guerre, famine, dissidents, programme nucléaire, parades et défilés militaires... Suivi, encadré, accompagné pas à pas tout au long de son séjour en Corée du Nord, Stéphan Gladieu invente un espace de liberté à l'intérieur du cadre qui lui est imposé. L'existence de cette série photographique dépend intimement de la relation que le photographe a su nouer avec ses hôtes. En choisissant le portrait-miroir, souvent cadré de pied, qui requiert une pose frontale et un regard direct, Stéphan Gladieu s'est rapproché de l'image de propagande et a rendu sa démarche si ce n'est familière, du moins compréhensible aux Nord-Coréens. Cette série nous renverra sans doute en partie notre représentation, mais elle nous permettra peut-être aussi de voir les Nord-Coréens à travers leurs propres yeux.

  • Ses photographies de la société anglaise des années 30 et 40, ses paysages, ses nus et ses portraits témoignent de la diversité du talent de Brandt.

  • Entre les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, Madrid, la Suisse et l'école du Louvre à Paris, Martine Franck, belge d'origine, a connu des années de formation et d'études qui ont forgé sa vision transculturelle du monde et de sa diversité. De là, peut-être, son aptitude naturelle à appréhender l'universalité des conditions mais aussi, dans l'acception sartrienne du terme, la spécificité des situations.
    La photographie, qu'elle commence à pratiquer dans sa vingt-cinquième année, comble et exacerbe cette disposition aux voyages, à l'observation et aux enquêtes. Dès cette période s'engage aussi son indéfectible complicité avec Arianne Mnouchkine et le Théâtre du Soleil dont elle partagera photographiquement les aventures en en construisant la mémoire visuelle. Après avoir été l'assistante de plusieurs photographes, elle entame une carrière de photographe indépendante et publie régulièrement dans la presse internationale avant de rejoindre Magnum en 1980.
    Si l'on évoque parfois le classicisme de son style, c'est pour en souligner l'évidente rigueur comme l'exigence formelle qui s'y déploie. C'est dans ses célèbres portraits d'artistes, d'intellectuels ou de moines tibétains (univers avec lequel elle entretient de longue date une proximité revendiquée), et dans ses paysages d'Inde ou d'Irlande que s'affirme cette sérénité construite qui semble signer sa manière.
    Réservée, elle confesse dans une correspondance avec l'écrivain John Berger : " J'ai souffert d'être timide... parler aux gens me coûtait ; tenir un appareil m'a donné une fonction, une raison d'être quelque part comme témoin " et précise : " L'appareil est en lui-même une frontière, une barrière telle qu'on la brise constamment pour se rapprocher du sujet. " Cette pudeur, adossée à une forte conviction, confère à ses reportages humanitaires - on pense par exemple à son exemplaire collaboration avec l'association Les petits frères des pauvres - une dimension particulière où Martine Franck, en évidente empathie avec les êtres qu'elle photographie, nous les restitue dans la digne plénitude de leur humanité.


  • Avec «Américaines solitudes», Jean-Luc Bertini traverse les États-Unis et s'interroge sur la place de l'humain pris dans cet immense décor. Il invente ce que Gilles Mora nomme dans sa postface «"une poétique de l'isolement"». Il s'agit-là d'un juste équilibre entre le photographe contemporain face à l'Amérique et cette touche humaniste héritée de la tradition française, qui lui permet de contourner habilement le "tableau photographique américain".

  • «Quand j'avais vingt ans, j'ignorais si je parviendrais à devenir réalisateur mais aimer le cinéma et m'y dévouer corps et âme, je savais que c'était en moi. La cinéphilie m'a permis de trouver ma place dans l'existence.» Bertrand Tavernier Voici la conversation que Thierry Frémaux a menée avec Bertrand Tavernier pour ouvrir la nouvelle édition d'Amis Américains, qui reparait en ce mois d'octobre 2019. Pour ceux qui possèdent déjà l'ouvrage, elle est publiée en volume indépendant et de surcroit, dans une version légèrement plus longue.
    Le réalisateur, connu pour son intarissable érudition et sa cinéphilie généreuse, revient sur la naissance d'une passion et aborde de nombreux sujets liés à l'Amérique et à son cinéma : les grands auteurs classiques, la Liste Noire et le McCarthysme, la guerre de Sécession et le politiquement correct. On y croise également Clint Eastwood et Quentin Tarantino, Claude Chabrol et Jean-Pierre Melville, des producteurs de l'âge d'or d'Hollywood, quelques scénaristes oubliés ainsi que Steve Tesich et Russel Banks. Du Tavernier en direct pour un texte simulant et souvent émouvant.

  • Grand Prix à Cannes avec «Le Regard d'Ulysse» en 1995, puis Palme d'or en 1998 avec «L'Éternité et un jour», il marque le cinéma mondial par sa sensibilité à filmer l'histoire des hommes à travers celle de son peuple. L'intime devient l'universel dans ses oeuvres qui portent l'empreinte du temps. Dans cet ouvrage, qui reprend ses entretiens avec l'écrivain Yorgos Archimandritis diffusés sur France Culture en 2009, le cinéaste y raconte son enfance durant la Seconde Guerre mondiale, sa découverte de la poésie avant celle du cinéma, le putsch des généraux en Grèce et son exil en France alors qu'il était encore étudiant. Il évoque sa relation avec tous les arts, dont la musique, la peinture et la littérature, ainsi que son rapport au voyage dans l'espace et dans le temps, qui est pour lui une façon de trouver une paix intérieure et des réponses à toutes les questions existentielles de l'homme.

  • Photographe de la FSA dans les années 30, Walker Evans fit de son oeuvre le témoin dépouillé et rigoureux de la société américaine et de sa dérive industrielle.

  • henri cartier-bresson : il a donné ses lettres de noblesse au reportage photographique.
    jamais avant lui un sujet, qu'il relève de l'histoire ou de la vie quotidienne, n'avait été traité avec tant d'intelligence dans l'analyse, d'acuité dans la vision, d'équilibre dans la composition. cette constante harmonie entre la forme et le fond mais aussi la remarquable économie des moyens employés placent d'évidence henri cartier-bresson parmi les grands classiques de la photographie.

  • Révélé par un reportage poignant sur le Vienne d'après-guerre et le retour des derniers prisonniers autrichiens, Ernst Haas (1921-1986) est l'un des premiers photographes cooptés par les fondateurs de l'agence Magnum en 1950.
    Pionnier de la photographie en couleurs, il émigre aux Etats-Unis et devient le photographe phare de Life. "Ernst Haas a fait de la couleur l'objet même de son oeuvre. Aucun photographe n'avait travaillé avec autant de succès à exprimer la joie pure, physique, de voir", déclare John Szarkowski, conservateur du musée d'Art moderne de New York, qui lui consacre en 1962 la première exposition jamais dédiée à une oeuvre photographique personnelle en couleurs.
    Ses recherches formelles et son influence font de lui l'un des meilleurs coloristes de l'histoire de la photographie.

  • CONTEMPLATION présente les photographies du penseur et moine bouddhiste Matthieu Ricard et l'oeuvre de l'architecte colombien Simón Vélez. Cette rencontre inédite entre photographie et architecture est placée au coeur de cet ouvrage unique et spécialement conçu pour le projet.

  • Pierre Lhomme, chef opérateur français emblématique du cinéma français à partir des années 1960, était un magicien de la lumière naturelle. Il a travaillé avec les plus grands réalisateurs, d'Alain Cavalier, à Jean-Paul Rappeneau, Chris Marker, Claude Miller, James Ivory, Jacques Doillon, William Klein, Marguerite Duras... Ce livre, entrepris avec Pierre Lhomme avant son décès en juillet 2019, rend à la fois hommage à l'homme, à son oeuvre mais aussi au travail des chefs opérateurs qui savent donner de la réalité à ce que le réalisateur a imaginé, qui transforment des idées en images. «Les Lumières de Lhomme» est un livre sur un artiste, un formidable témoignage sur la fabrique du cinéma et de cette nouvelle génération de cinéastes née dans les soubresauts de mai 1968.

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