Peinture / Arts graphiques

  • Le portrait dit des Époux Arnolfini a été peint par Jan Van Eyck en 1434 : énigmatique, étrangement beau, sans précédent ni équivalent dans l'histoire de la peinture... Cet ouvrage offre un voyage au coeur de ce tableau, qui aimante par sa composition souveraine et suscite l'admiration par sa facture. Touche après touche, l'auteur décrypte les leurres et symboles semés par l'artiste sur sa toile, à l'image d'un roman policier à énigmes. Alors le tableau prend corps, son histoire se tisse de manière évidente et les personnages qui nous regardent dans cette scène immuable prennent vie devant nous...

  • De tous les aspects originaux que revêt la civilisation chinoise, les plus singuliers sont assurément le langage, l'écriture et la peinture, trinité indissociable aux innombrables finalités : communication entre les hommes comme avec l'au-delà, maîtrise du geste, harmonie de l'esprit et du corps, instrument de réussite sociale et de pouvoir, voie cachée de la réalisation de soi, etc. Cet art prodigieux du trait graphique et pictural méritait d'être raconté par le menu autrement que pour les fonctions seulement décoratives et distractives, quand ce n'est pas spéculatives, qui lui sont trop souvent réservées aujourd'hui. Cet ouvrage richement illustré nous en livre les principes, en présente les outils et les techniques, en définit les styles, l'arrière-plan spirituel, les contextes historiques et sociaux, et le rôle qu'ont joué les plus grands maîtres.

  • À l'occasion du trentième anniversaire de la Pyramide du Louvre, Jean-Michel Othoniel a été invité par le musée à réaliser un ouvrage témoignant de l'importance des fleurs dans les huit départements que compte celui-ci. L'artiste compose un herbier inédit accompagné des notes qu'il a écrites sur le langage secret des fleurs et sur leur symbolique dans la peinture ancienne. Il en révèle ainsi leur sens caché en contant leurs histoires et leurs mythologies. Cet ouvrage se présente comme un carnet abécédaire que l'artiste a nourri au fil des salles du musée du Louvre où on retrouve le chardon dans l'autoportrait de Durer, le pavot dans la stèle funéraire de Paros, la pomme posée sur le tabouret dans le verrou de Fragonard, ou encore la pivoine dans la chemise dégrafée de la jeune fille à la cruche cassée de Greuze.

  • Ce livre est habité par la rencontre de et avec Soulages. Ses rencontres ont marqué à jamais sa vision de l'art : d'abord avec l'archéologie et l'art pariétal, ensuite avec Conques et l'art roman, enfin avec l'abstraction pendant la Seconde Guerre mondiale. Ses grandes rencontres des années 1950-1960, avec Picabia, Hartung, Atlan, Senghor, puis autour de Conques avec Georges Duby et Jacques Le Goff, sont aussi des moments phares de son oeuvre, comme l'est sa rencontre avec le Japon. Michaël de Saint-Cheron et Matthieu Séguéla tracent ici un triangle d'or entre l'art de Soulages, l'Afrique noire et le pays du Soleil levant. Ce livre analyse l'outrenoir à travers une double approche novatrice confrontée à l'histoire du xxe siècle et au dialogue des cultures et des arts.

  •  Après Titien et les peintres de Venise, Véronèse s'impose.

  • Par l'image et le récit, l'histoire de la typographie depuis Gutenberg jusqu'à aujourd'hui, à travers l'étude de 320 caractères emblématiques. L'outil indispensable pour tous les curieux et professionnels de l'art typographique.

  • Masaccio (1401-1428) a accompli en à peine dix ans une oeuvre d'exception. Quand il meurt à 27 ans, il laisse un nombre restreint de travaux, mais dont l'originalité et la puissance font autorité sur les artistes qui le suivront de peu : Fra Angelico, Piero della Francesca et Mantegna.
    Par ses fresques, ses tableaux et ses retables, c'est une véritable révolution qu'il opère, à mi-chemin entre Giotto, dont il hérite la maîtrise de la gestuelle, des drapés et des volumes pleins, et Raphaël, dont il annonce le savant équilibre entre le dessin et la couleur.
    Libéré de l'influence des représentations antiques, il accompagne le sculpteur Donatello dans la recherche des justes proportions et l'architecte Brunelleschi dans celle de la perspective (en ce début de XVe siècle, Florence est animée par le vaste chantier de Brunelleschi : l'édification du dôme de Santa Maria del Fiore).
    Son oeuvre majeure reste les fresques de la chapelle Brancacci (Santa Maria del Carmine, Florence), commencées par Masolino, puis achevés par Filippino Lippi à la fin du Quattrocento. Les scènes de la Vie de saint Pierre ou celles avec Adam et Ève réalisent tout ce à quoi s'étaient essayés les artistes du siècle précédent : représenter un idéal, tout en l'ancrant dans le réel ; faire résonner poétiquement, mais souvent dramatiquement, les récits bibliques avec les vérités du monde terrestre.
    Nourrie des acquis des recherches les plus récentes, cette monographie replace Masaccio dans son contexte historique, politique, social et économique, et propose un nouveau regard sur la chronologie et la lecture stylistique de ses oeuvres.

  • Né en 1977, Adrian Ghenie vit et travaille à Berlin et est un des artistes les plus cotés du moment sur le marché de l'art. Depuis une dizaine d'années, sa peinture se déploie à travers un extraordinaire déchaînement chromatique qui, entre figuration et abstraction, invente des formes nouvelles - inspirées par Francis Bacon ou Gerhard Richter - en les déplaçant sur le terrain de l'histoire et du destin de l'espèce humaine en proie aux mutations génétiques. Cette enquête passionnée écrite par Yannick Haenel s'attache à décrire le processus d'une oeuvre à travers l'analyse des figures qui irradient ses tableaux. Est-il encore possible de faire de la peinture dans une époque qui se noie dans la saturation des flux d'images ? Est-il encore possible de peindre des visages après un siècle de propagande où le visage des tyrans a permis d'asseoir leur domination ? Qu'est-ce que la radicalité artistique ? Ce sont des questions que pose l'oeuvre d'Adrian Ghenie, et que ce livre aborde en une série de chapitres qui racontent une histoire : celle de la naissance d'une oeuvre, aujourd'hui. Les oeuvres d'Adrian Ghenie seront présentées à partir du 11 septembre 2019 à Beaubourg dans l'exposition "Bacon en toutes lettres".

  • Mantegna

    Mauro Lucco

    Après des siècles de défaveur, Andrea Mantegna (1431-1506) a désormais retrouvé la place qu'il mérite, notamment à la faveur d'importantes expositions rétrospectives : Londres en 1992, Padoue, Vérone et Mantoue en 2006, Paris (Louvre) en 2008. Principal représentant de la Renaissance en Italie du Nord, l'artiste s'est formé très jeune à Venise, puis à Ferrare, avant de rejoindre définitivement Mantoue où, peintre et graveur déjà confirmé, il se met au service des Gonzague pour quatre décennies. Artiste de cour, il n'en reste pas moins un solitaire échappant à toute école. Le style puissant qui lui est propre évoque un univers froid et solennel, souvent tragique (Lamentation sur le Christ mort de Milan, Saint Sébastien du Louvre). Ses références à l'Antiquité font de lui un représentant exemplaire de la culture humaniste, tirant sans cesse du passé les clés pour comprendre et transcender le présent.
    Son répertoire de formes met en scène les sujets dans des volumes très nettement définis, des organisations nouvelles de l'espace jusqu'à des perspectives parfois audacieuses. Il excelle particulièrement dans les décors en trompe-l'oeil (Chambre des Époux à Mantoue), dont l'illusionnisme parfait influence plusieurs générations après lui.
    Mais son influence va bien au-delà : il guide de façon décisive l'art de l'Italie du Nord (Bellini, Crivelli, Giambellino, Vivarini). Léonard de Vinci le suit, notamment dans des motifs décoratifs comme les festons et les fruits. Enfin, et surtout, Dürer s'en inspire quand il séjourne en Italie, si bien qu'ensemble ils contribuent fortement à la diffusion des peintures et des gravures italiennes dans les pays du Nord.

  • À l'occasion des célébrations du 500e anniversaire de la mort de Léonard de Vinci (2019), un ensemble exceptionnel des planches anatomiques dessinées par l'artiste et conservées à la Royal Library (Windsor Castle). Alliant une intelligence profonde de la structure du corps à un exceptionnel talent de dessinateur comme à un style littéraire limpide, ces planches sont ici confrontées aux connaissances physiologiques de notre temps.    

  • Il a intégré au raffinement du gothique la perspective de la Renaissance. Né à Florence en 1397 - il y meurt en 1475 -, Paolo di Dono, dit Uccello, combine avec son esprit scientifique tradition et innovation pour inventer des réponses géométriques aux nouveaux défis de la représentation.
    Apprenti auprès de Lorenzo Ghiberti quand celui-ci sculpte les portes du baptistère de Florence, Uccello aide à la réfection des mosaïques sur la façade de la basilique Saint-Marc, à Venise, où il découvre le travail de Gentile da Fabriano. Sa première commande le rappelle à Florence : il exécute une fresque équestre en l'honneur du défunt condottiere Sir John Hawkwood.
    La composition du Déluge peint dans le cloître de Santa Maria Novella, dont la radicalité déséquilibre le spectateur, est à la hauteur de la violence du cataclysme divin. Le triptyque qu'Uccello consacre à la bataille de San Romano saisit le mouvement avec virtuosité. Dans son Saint Georges et le dragon, plus tardif, le jeu des lignes d'horizon et la minutie du trait créent une atmosphère d'onirisme fantastique.
    Sa démarche, expérimentale et précise, annonce les recherches de Léonard de Vinci. Et si son étrangeté a pu désarçonner ses contemporains, elle séduira les cubistes et fascinera les surréalistes.
    Très richement illustrée, cette monographie développe la trajectoire d'Uccello de façon chronologique, en la replaçant dans les bouleversements artistiques de son temps. Elle intègre les découvertes les plus récentes concernant l'attribution jusqu'alors douteuse de certaines de ses oeuvres.

  • C'est en priorité à Picasso, Matisse puis Twombly que Jean-Michel Basquiat emprunte une partie de leur vocabulaire formel. Il puise chez eux un attachement aux couleurs primaires, à la fragmentation des sujets, aux visages troublants, à la dissonance des couleurs et des formes ou à des compositions ou objets modestement artisanaux. Plus encore, comme eux, il s'écarte de la froide virtuosité pour convoquer la naïveté et la maladresse et redonner à l'art son énergie pure, celle qui amène au sublime et met en partage une oeuvre aussi sensible qu'engagée.

  • Bruegel et l'hiver

    Collectif

    Les scènes d'hiver de Bruegel l'ancien sont parmi les plus emblématiques et les plus reproduites par ses descendants. Elles font l'objet aujourd'hui d'une étude particulière revisitant les savoirs au travers de nouvelles approches méthodologiques. Les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique ont déployé de nombreux événements destinés à mieux faire connaître ces oeuvres dans la perspective du 450ème anniversaire de la mort de Bruegel en 2019 et de l'ouverture au public de la Maison Bruegel à Bruxelles la même année.

  • Ce livre est la démonstration inattendue d une vérité qui dérange: les frères Van Gogh, connus pour leur position sacrificielle dans l'histoire de l'art, étaient en vérité des entrepreneurs brillants dotés d'un sens aigu des opportunités. Par l'acquisition d'oeuvres de nombreux artistes, ainsi que par la création des tableaux de Vincent, les deux frères ont patiemment constitué une collection d'une valeur inestimable. Ainsi faisant, ils ont donné naissance à une entreprise dont le succès est inégalé à ce jour, qui emploie des milliers de personnes à travers le monde et sécurise des milliards d'euros, de dollars et de yens bien investis.
    Les éléments de la démonstration proviennent de la correspondance de Van Gogh, où ils dorment depuis plus d'un siècle sans que personne n'ait songé à les mettre en avant pour ce qu'ils sont: une vision presque prophétique de révolution du marché de l'art et l'annonce d'une réussite exceptionnelle.
    Rafraîchissant et spirituel, l'ouvrage se présente comme un enchaînement de chapitres d'inspirations et de formes diverses, proposant au lecteur de comprendre comment Van Gogh a fini comme l'archétype du génie incompris, et pourquoi il était tout sauf cela. Le propos, iconoclaste et souvent à double fond, remet en question les mécanismes de la production d'art contemporain et aboutit à une théorie audacieuse sur les motivations du suicide du maître.

  • Van Gogh et le Japon

    Collectif

    La rencontre de Vincent van Gogh (1853-1890) avec les estampes ukiyo-e japonaises pendant son séjour à Paris a été décisive pour la direction que prendrait son art dans les années à venir. Il a rassemblé avec enthousiasme une collection d'estampes avec l'idée d'y travailler, et a été bientôt captivé par leur imagerie et leur style coloré et gai qui ont commencé à exercer une influence dramatique sur son propre travail. Petit à petit, ce monde enchanté devint son principal point de référence artistique. Désormais, il se positionne comme un artiste dans la tradition japonaise afin de se faire une réputation auprès des avant-gardistes du moment. Cette superbe publication offre une réévaluation détaillée de l'inspiration de l'estampe japonaise sur la production créative de Van Gogh. Avec des essais des meilleurs experts de Van Gogh au monde, ce livre détaille les façons dont l'artiste a construit sa compréhension de l'esthétique japonaise et son idéal utopique d'une société dite primitive, et les a intégrées dans sa propre vision et pratique. La taille, la nature et l'importance de la collection d'estampes japonaises de Van Gogh seront également explorées. Les illustrations somptueuses incluent des peintures à l'huile et des dessins de Van Gogh ainsi qu'une sélection d'oeuvres japonaises qui ont tellement captivées son imagination.

  • Robert Ryman est décédé le 8 février 2019. Pour lui rendre hommage, la collection Lambert a souhaité lui dédié ce deuxième opus de ses Cahier. Il permet ainsi de découvrir l'un des plus beaux fonds des oeuvres de ce peintre majeur du XXe siècle et du début du XXIe siècle, qui reste l'un des principaux représentants de la peinture minimaliste.

  • Mark Rothko

    Annie Cohen-Solal

    Ce livre dévoile pour la première fois l'importance des nombreux éléments de la judéité séculière de Mark Rothko dans son exceptionnelle carrière -érudit, artiste, intellectuel, éducateur.

  • Carolyn Carlson a toujours écrit, dessiné, peint. Pour danser et en dansant, pourrait-on dire de la chorégraphe qui qualifie sa danse de poésie visuelle. Carlson sourit en évoquant les millions de pages noircies et colorées de ses carnets qu'elle a donnés à la BnF en 2013. Comme autant de témoins précieux de sa pensée, de son rapport à la nature, de son processus de création, de sa folie et de son humour. «Ecrits sur l'eau», de la pièce éponyme de Carolyn Carlson, donne son nom à cette exposition qui invite au voyage dans les villes d'eau européennes de résidence de la chorégraphe américaine : Paris, Helsinki, Venise, Roubaix.

  • Le peintre américain Ellsworth Kelly (1923-2015), a entretenu toute sa vie un rapport privilégié avec la France et ce lien vient d'être réaffirmé par le Studio Ellsworth Kelly qui a souhaité faire don de 54 estampes de l'artiste à la bibliothèque de l'Institut national d'histoire de l'art (INHA). Cet ensemble permet d'observer la manière dont Kelly a, tout au long de sa carrière, expérimenté les possibilités que peut offrir l'image imprimée, depuis sa première lithographie, réalisée aux Beaux-arts de Paris en 1949, jusqu'aux oeuvres monumentales sur papier des années 2000. Pour la première présentation au public de ce don exceptionnel, la Collection Lambert en Avignon a souhaité accompagner celui-ci d'une sélection des oeuvres de Kelly - tableaux, dessins, collages et estampes - qui se trouvent aujourd'hui dans les collections françaises, publiques et privées.  

  • Une biographie monumentale et très documentée invitant à redécouvrir l'originalité de l'artiste Leonor Fini, dont la peinture se nourrit d'une inépuisable créativité et d'une culture cosmopolite.

  • Cet ouvrage est consacré à un thème central de l'histoire de l'art occidental : la vision (visions béatiques et apparitions miraculeuses). L'auteur, qui s'attache principalement à la peinture italienne du XVIe siècle, vient combler une importante lacune, d'autant que l'originalité de son approche permet de renouveler notre perception de l'art de peindre à la Renaissance. En analysant les artifices picturaux et les solutions figuratives mis au point par les artistes pour représenter la vision miraculeuse et en les mettant en relation avec les enjeux théologiques, philosophiques, politiques et, plus généralement, culturels de la Renaissance, l'auteur offre au lecteur l'occasion de saisir toute la force spirituelle et réflexive de cette peinture.

  • Titien

    Augusto Gentili

    Titien (1488-1490 - 1576) est le contemporain de Vasari, Michel-Ange, Tintoret et Véronèse. Il reste le souverain indiscuté de la scène vénitienne durant trois quarts de siècle.
    Formé dans l'atelier des Bellini et bientôt associé à Giorgione, il est dès son adolescence l'un des artistes le plus en vue à Venise. À la mort de Giovanni Bellini, en 1516, il est nommé peintre officiel de la République de Venise. Le cercle de ses commanditaires s'étend rapidement, grâce notamment au soutien de l'Arétin : son ami écrivain et essayiste ne cesse, dans ses Lettres, de décrire et de louer ses tableaux, et, ce faisant, lui permet de tisser un puissant réseau de relations.
    Malgré les guerres de religion et les voyages, les succès s'enchaînent : Mantoue et Ferrare auprès de Frédéric II Gonzague, Rome auprès du pape Paul III, Augsbourg auprès de Charles Quint. Enfin, il peint pour Philippe II, roi d'Espagne, et se fixe définitivement à Venise où il meurt en 1576.
    Titien est l'auteur d'une oeuvre immense. On lui connaît directement deux cent soixante-dix oeuvres : portraits, scènes religieuses, mythologiques, allégoriques ou érotiques.
    La vision sereine de ses débuts s'estompe dans sa période maniériste, au profit d'une maîtrise toujours plus libérée. Puis les guerres de religion donnent à ses travaux un ton plus dramatique, mais avec un chromatisme plus expressif.
    Titien est avant tout un peintre de la liberté.
    Une liberté thématique. Il privilégie le rendu expressif de l'aspect physique et moral de ses sujets et donne naissance au nouveau genre qu'est le portrait officiel. Parallèlement, il détourne les thèmes religieux pour exalter les plaisirs terrestres et les fastes de la mondanité. Sa peinture transpire le bonheur païen et innocent.
    Une liberté technique. Le recours aux tout nouveaux liants et pigments, comme à la toile, suscite à Venise recherches et inventions. Alors que l'école florentine continue d'accorder la primauté à la ligne et au dessin préparatoire, Venise privilégie la spontanéité de la touche et la richesse des coloris. S'attachant moins aux détails, Titien va jusqu'à mélanger et projeter les couleurs du bout des doigts, dans une gamme chromatique plus restreinte où se juxtaposent des taches qu'on dirait informes.
    Une liberté de diffusion. La toile ne présente pas les contraintes des panneaux ou des fresques. Elle se transporte aisément, même de grands formats, se montre et suscite l'envie des amateurs. C'est dans ce climat d'ouverture que l'artiste déploie son talent et connaît fortune et reconnaissance.

  • Paramin

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    Peter Doig, peintre britannique qui a grandi à Trinidad, et Derek Walcott, poète originaire de Sainte-Lucie, ont conçu cet ouvrage, Paramin, qui, par-delà les hommes, a fait se joindre le verbe de l'un au trait de l'autre, et s'interpénétrer leurs imaginaires : "ma plume et ton coup de pinceau se mêlant en un mètre unique», a écrit le poète.

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