Architecture / Urbanisme

  • Habiter une maison sur pilotis pour parer aux crues soudaines de l'Amazone, dans un Tulou en Chine, une forteresse communautaire créée autrefois pour se protéger des assaillants, ou encore habiter sous la terre pour se préserver des chaleurs intenses du bush australien. Autant d'habitats radicalement différents et qui pourtant posent la même question : comment l'homme peut s'approprier un espace pour y vivre en sécurité, en société et surtout en harmonie avec l'environnement qui l'entoure ? Philippe Simay, philosophe de l'architecture nous conduit à travers le monde pour questionner ces manière d'habiter, leurs spécificités et ce qu'il traduise de la relation de l'homme à son lieu de vie. Cet ouvrage fait écho à la série du même nom diffusée par Arte. La 2e saison sera diffusée à partir du 4 février 2019.

  • Fondée le 25 mars 421, jour de l'Annonciation, Venise entretient, dès son origine légendaire, un lien fondamental au sacré. Les innombrables églises, près d'une centaine, qui scandent les six sestieri et les îles, et autour desquelles s'organise le tissu urbain, dessinent son profil et forment une féerie changeante d'architectures, tantôt sobre (Sant'Alvise), tantôt d'un classicisme épuré (les palladiennes San Giorgio Maggiore et Redentore), tantôt démesurément baroque (San Moisè ou Santa Maria del Giglio).
    Centre de la vie religieuse et point de rencontre entre Orient et Occident, la basilique byzantine San Marco, qui abrite les reliques du saint parvenues à Venise en 829, est placée sous le patronat du doge, princeps in ecclesia, princeps in re publica. Et, tout autour, essaiment les églises paroissiales, les églises des ordres monastiques (les Frari, les Carmini), celles, encore, érigées par des fidèles (Santa Maria dei Miracoli), pour la plupart dédiées à la Vierge mais aussi à des saints vétéro-testamentaires (San Zaccaria, San Geremia ou San Giobbe). Vivant témoignage des strates infinies de styles et d'époques mêlés, formant un ensemble artistique unique au monde, d'un foisonnement inégalé, toutes sont une leçon de beauté. Cisèlement des architectures, richesse des ornements, pavements en opus sectile et opus tessellatum, revêtements pariétaux de marbre ou de mosaïque, fresques, tableaux, sculptures, monuments funéraires : chaque édifice est un musée, chacun est le lieu d'expression et de création d'artistes venus de Vénétie ou de maints ailleurs. Architectes (Codussi, Sansovino, Palladio, Longhena), sculpteurs (Donatello, Lombardo, Vittoria, Le Court, Morlaiter), peintres célèbres (Vivarini, Carpaccio, Bellini, Lotto, Cima da Conegliano, Titien, Schiavone, Palma, Véronèse, Tintoret, Piazzetta, Tiepolo.), tous ont cherché à sceller la rencontre entre la tradition antique, l'héritage d'un passé plus immédiat et l'exigeante idée de modernité.
    Par-delà les édifices les plus majestueux, telles la basilique ducale et son chatoiement de mosaïques d'or, la Salute, couronne votive élevée à la gloire de Marie, ou encore la basilique Santi Giovanni e Paolo, panthéon majestueux de la ville, ce livre s'attache à révéler d'autres églises, moins connues, parfois oubliées, mais d'égale richesse. La Madonna dell'Orto, pour laquelle Tintoret peignit nombre de chefs-d'oeuvre et où il est enseveli, San Sebastiano et le cycle pictural de Véronèse, San Polo et la première Via Crucis de la ville réalisée par Giandomenico Tiepolo, Santa Maria Assunta à Torcello avec la mosaïque du Jugement dernier et la Vierge Hodeghétria («Celle qui indique la voie») d'héritage byzantin en sont de vibrants exemples.
    Venise, telle une admirable Conversation sacrée, est, parmi toutes, «le divin reposoir sis sur le chemin de la beauté, pour la joie des pèlerins passionnés qui y cheminent» (Morand).

  • Fugue aux variations infinies, le livre déploie, d'Ispahan à Grenade et à Fès, du Caire à Damas et Alep, de Telouet à Topkapi, les multiples splendeurs de l'architecture et de la décoration orientales, où règnent le rythme de la géométrie, l'entrelacs des arabesques et la calligraphie sacrée. Mais il inscrit cette beauté dans la réalité complexe et unitaire d'un monde issu du nomadisme et de la parole de Dieu. Les influences peuvent être les plus excentrées hellénistiques, persanes, ottomanes, italiennes, voire wisigothiques ; les styles régionaux différer profondément, les matériaux s'étager de la terre crue aux pierres multicolores et au marbre, en passant par le bois et la brique recouverte de céramique ou de stuc : les principes de l'urbanisme, de l'architecture domestique et du décor restent communs. L'auteur décrit « un certain ordre urbain sans urbanisme » qui fait ressembler telle vue aérienne de Damas au dédale d'un décor. Le repli des ruelles dessine l'autonomie de chaque quartier en contrepoint des voies ouvertes sur les édifices publics, la mosquée, le souk, le khan (caravansérail et entrepôt).
    L'opposition fondamentale entre l'intérieur et l'extérieur, le privé et le public, préside à l'ordonnance de la demeure, et d'abord, au contraste saisissant entre la façade austère, nue, agrémentée seulement du décor de la porte, et, dès le seuil franchi, l'enchantement des façades internes, du bassin, des dallages, des îwâns surélevés, du jardin et des arbres de la cour (Damas, Bayt Khaled al-'Azm). À l'intérieur, la transparence des espaces met en valeur l'exubérance décorative (Le Caire, Bayt Suhaymi) ou la pure luminosité (palais Mousafirhané) : espace central de dégagement, la qâ'a ouvre sur plusieurs îwâns, elle est comme une cour, le « centre de légèreté » de l'ensemble, la pièce noble par excellence (Alep, maison Ghazalé). Le départ entre le lieu de l'intimité privée, l'enclos sacré du harâm, (équivalent du téménos grec et du templum romain), dont l'accès est interdit aux étrangers, et les zones d'accueil ('ataba, durqâ'a), s'il remonte à l'antique distinction de l'oikos et de l'andron, sans doute d'origine perse, est sanctifié par la référence à la demeure du prophète à Médine, à la fois lieu de prière, habitation privée, cadre des entretiens publics et du traitement des affaires.
    Aussi, la description de ces riches palais et d'autres demeures plus modestes n'aurait-elle guère de sens si elle ne s'accompagnait de celle des modes de vie et de leur évolution, passée et actuelle. Nul cloisonnement, nulle spécialisation fonctionnelle, marquée par un mobilier spécifique, dans la maison orientale : tout y est fluide, labile, adaptable au fil des besoins. Ce nomadisme intérieur, plus sans doute que l'origine incertaine de la tente du nomade, caractérise un style de vie qui fit, et fait encore, rêver luxe, calme et volupté peintres, poètes et voyageurs européens.

  • Patrick Bouchain est passé maître dans l'art de capter, de fédérer, de révéler les intelligences et les savoir-faire pour habiter le monde autrement. Posant un regard rétrospectif sur cinq décennies de création, cet ouvrage propose un inventaire inédit des quelque cent cinquante projets conçus par Patrick Bouchain de 1967 à 2017. Il fait suite à la donation des archives de l'architecte au FRAC Centre-Val de Loire, dont la collection est l'une des plus importantes au monde pour l'architecture. Conçu comme un atlas, l'ouvrage révèle le contenu des nombreux carnets constitués au gré de chaque projet, où s'entremêlent les circonvolutions du dessin, du collage et de l'écriture, rebonds d'une pensée orale indéfectiblement stimulée par le dialogue avec la société.

  • «Si l'on mesure à l'aune de l'architecture la production des édifices religieux en Espagne, dans les Asturies et dans le califat omeyyade, on saisit la disparité qui existe entre le David mozarabe et le Goliath arabe. Au regard des minuscules chapelles et des espaces cloisonnés des églises du Nord de la Péninsule, l'immensité de la salle de prière de Cordoue ne laisse pas augurer du succès de la reconquista ni de la victoire des rois catholiques, un demi-millénaire plus tard. Un jour pourtant, à Grenade, l'énormité du palais de Charles Quint tentera d'éclipser les fines dentelles de stuc de l'Alhambra. La donne aura changé. De même, la relative faiblesse des effectifs des envahisseurs arabes en Espagne est à mettre en parallèle avec la masse des populations autochtones hispano-romaines. Néanmoins, ce sont celles-ci qui ont subi la dynamique d'un peuple lancé dans la conquête du monde ancien et dont l'unique bagage résidait dans le message coranique que ses croyants aspiraient à délivrer à l'humanité. Là aussi, l'échelle relativise le constat, tout en le rendant plus mystérieux encore.
    Tel est l'intérêt d'une enquête remettant en perspective les acteurs d'un affrontement militaire autant que culturel, religieux aussi bien qu'artistique. Sa valeur n'est-elle pas de mesurer l'aventure humaine dans ce champ clos que fut alors la Péninsule ibérique ? La civilisation s'y jouait à pile ou face. L'histoire n'y fut pas linéaire, elle a connu retournements et soubresauts. Et les résultats s'y mesurent aujourd'hui à l'échelle de la planète, dont une vaste partie parle le castillan, après la conquête planétaire qui résultait de la «reconquête»».
    Henri Stierlin

  • La rencontre entre un architecte et un projet adopte parfois des voies inhabituelles. Patrick Bouchain et l'agence Construire souhaitaient depuis un certain temps s'attaquer à la question du logement. Montrer par leur façon de faire que la violence inhérente au terme loger pouvait être remplacée par la politesse du terme habiter.

  • Gilles Clément, paysagiste français créateur du parc Citroën, des jardins de l'Arche et du parc du musée des Arts premiers - quai Branly - à Paris, du domaine du Rayol en Provence et du jardin de l'abbaye de Valloires en Picardie, parmi beaucoup d'autres, préfère se présenter comme un simple jardinier. Car du rapport vécu et vivant avec la Terre et ses écosystèmes émerge toute une vision de bonne gestion mondiale qui passe de la notion de "Jardin en Mouvement" au "Jardin Planétaire" et au "Tiers Paysage". Et l'herbe ? Le regard - et la main - que nous portons sur elle témoigne de notre place dans une biosphère qui nous dépasse et nous submerge souvent, mais que nous avons le pouvoir de détruire.

  • Cet ouvrage, initialement publié en Allemagne où une septième édition vient d'être engagée, propose à la fois une vue d'ensemble sur un art de bâtir contemporain, ancré dans la tradition vernaculaire, et tous les éléments concrets d'un manuel de construction.


  • du cabanon au vaste mas des hautes terres, le charme des maisons rurales de provence n'est plus à vanter.
    leurs murs de pierres sèches ou leurs enduits colorés, leurs toits couverts de tuiles canal, leurs jardins entourés de cyprès et d'oliviers dans lesquels chantent les cigales représentent le rêve, la vie au soleil, les vacances. on comprend alors pourquoi tant de vieux mas, de ruines, de tas de pierres recouverts de lierre sont rachetés par des amateurs venus parfois de l'autre bout du monde et restaurés avec soin, amour et respect des traditions architecturales des bâtisseurs paysans de provence.
    mais pour respecter ces traditions, encore faut-il les connaître, savoir quelles étaient leurs techniques de mise en oeuvre et à quelles nécessités de la vie quotidienne d'autrefois elles correspondaient. bible de tous les restaurateurs et de tous les bâtisseurs de maisons provençales, maisons rurales et vie paysanne en provence passe en revue tous les aspects de l'architecture paysanne des différents terroirs provençaux, de la camargue aux collines de l'arrière-pays, depuis les plans de masse expliquant les dispositions des bâtiments jusqu'aux moindres détails des génoises, des appareillages de murs, des voûtes et des piliers, des planchers, des volets, des cheminées.


  • La demande des professionnels et des particuliers pour de l'information fiable sur le pisé croit avec l'engouement que connaît l'écoconstruction. Un grand espoir est placé dans cette terre qui jouit déjà d'une place privilégiée parmi les "matériaux d'avenir". Cet ouvrage veut combler le manque d'information sur l'utilisation de cette technique de construction en replaçant le pisé dans son contexte historique et culturel, en analysant la technique de mise en oeuvre et ses évolutions récentes, en donnant les clés pour diagnostique son bâtiment, l'entretenir ou le réhabiliter.

  • Cet ouvrage, entre livre et revue, est un premier acte, simple, généreux, pour ouvrir au débat ce que nous avons fait ou allons faire, et échanger avec ceux que nous ne connaissons pas.
    Il est centré sur la question du logement, et plus largement de l'habiter ensemble. Il ne s'agit pas là d'une petite chose, car en France 7 millions de personnes vivent avec moins de 800 euros par mois et 13 millions vivent dans des logements sociaux où nulle appropriation n'est possible. Il faut passer à l'acte d'une production du cadre de vie où travail, habitat et nature doivent être l'expression d'une société démocratique et non celle d'une société bureaucratique.
    Habiter en construisant et construire en habitant.

  • chef-d'oeuvre de l'art gothique, la cathédrale de reims est renommée dans l'europe entière dès sa construction pour son architecture audacieuse et novatrice et la richesse de son programme sculpté.
    elle acquiert au xxe siècle une dimension symbolique nouvelle à la suite de sa destruction au cours du premier conflit mondial. l'ouvrage invite à une relecture de la chronologie et des étapes de la construction de la cathédrale grâce au recours au modèle virtuel.


  • Amsterdam

    Marcel Bajard

    Dans cet ouvrage très illustré (photos, dessins et croquis de la main de l'auteur), Marcel Bajard nous livre le résultat de ses recherches sur l'architecture et l'aménagement urbanistique de la ville d'Amsterdam. Il montre en quoi l'originalité et la beauté de cette ville ne sont pas fruit du hasard, mais bien celui d'évolutions successives raisonnées et de courants artistiques qui ont façonné au fil du temps ses canaux, ses rues et ses espaces publics.

  • En s'appuyant sur une solide armature théorique qui convoque Adlof Loos, Leberecht Migge, Ivan Illich et André Gorz, cet ouvrage part d'une critique radicale de l'architecture ordinaire et extraordinaire produite par l'industrie globale de la construction et se propose d'examiner les circonstances dans lesquelle émerge un peu partout dans le monde, une alternative qu'il voit comme une «nouvelle architecture vernaculaire».

  • Projet réalisé par l'architecte décorateur Pierre Chareau entre 1928 et 1931, la Maison de verre - initialement habitation et cabinet médical -, est un chef-d'oeuvre de modernité, conçu comme un espace total dont la structure métallique est associée à des panneaux et pavés de verre.
    Le cas de Pierre Chareau est rare dans l'histoire de l'architecture puisqu'une unique maison témoigne de son oeuvre et lui vaut d'être admiré aujourd'hui, même si sa production, couvrant aussi l'aménagement intérieur et les meubles, ne peut se ramener à cette seule réalisation.
    La Maison de verre apparaît en effet comme l'oeuvre majeure de Pierre Chareau, architecte, décorateur, meublier et assemblier, réalisée entre 1928 et 1931 en collaboration avec l'architecte Bernard Bijvoet et des artisans ébénistes et ferronniers, pour le docteur Jean Dalsace et son épouse Annie Bernheim-Dalsace. Elle témoigne à la fois de sa maîtrise de la conception de l'espace et de sa connaissance précise des matériaux.
    La façade sur cour est complètement vitrée : une structure métallique tramée soutient des panneaux en pavés de verre, matériau réservé auparavant aux édifices industriels. Ce traitement novateur réforme l'idée même de façade, conçue ici comme une membrane lumineuse, une enveloppe translucide. La structure, faite de poutres et poutrelles en acier, les canalisations et les conduits restent visibles, transformant ainsi les éléments utilitaires en principes décoratifs. A l'intérieur, la mobilité de nombreux éléments rend l'espace dynamique, véritable "machine à habiter". Les chambres s'isolent par des portes-placards, en bois ou en métal, qui coulissent et pivotent. L'agencement des pièces témoigne d'un esprit d'invention, d'une conception spatiale sophistiquée tout en répondant à des exigences fonctionnelles et un assemblage judicieux des espaces publics et privés. Au rez-de-chaussée, la maison comporte initialement le cabinet du docteur Jean Dalsace, commanditaire et ami. D'autres usages se mêlent : au premier étage, les espaces de réception et la bibliothèque, au second les chambres, mais aussi une aile de service héritée des demeures bourgeoises traditionnelles. L'ensemble, ultra-moderne et très lumineux, réussit ainsi à concilier ces différents usages et à pallier les contraintes du site.

  • Lucien Kroll, né en 1927, formé à l'Ecole Nationale Supérieure de La Cambre, vit et travaille à Bruxelles, au sein de l'Atelier d'Urbanisme, d'Architecture et d'Informatique Lucien Kroll, et avec sa femme Simone, jardinière, coloriste, potière. S'il se définit autant comme architecte ou urbaniste que simple citoyen, c'est que l'architecture pour lui est une affaire de relations, liant les individus entre eux et à leur environnement.
    L'Atelier Lucien Kroll travaille depuis les années 1960 avec la participation des habitants, et dans le plus grand respect du contexte : la recherche du "sentiment d'habiter" étant tout simplement impossible sans la contribution de coopératives d'habitants.

  • Si l'on en croit sa définition classique, le paysage appartient à l'ordre du visible : il "s'étend sous la vue", à l'intérieur ou à l'extérieur d'un cadre. Parler de paysage du dessous, c'est s'interroger sur les conditions non seulement de visibilité mais aussi d'existence du paysage. Pour le voir, il nous faut les imaginer et c'est ce que vont nous permettre les photographies, les dessins, les peintures, les gravures - dont ce numéro est richement pourvu - mais aussi les récits littéraires et les cartes géologiques. Même les représentations les plus fantaisistes sont à considérer pour nous faire comprendre comment nous habitons la Terre. Cet imaginaire-là est constitutif de notre façon d'habiter. Il en va ainsi de certains mythes, comme celui du Grand Silure au Japon qui a longtemps expliqué les tsunamis et les tremblements de terre. Mais on habite aussi véritablement sous terre : les troglodytes, les SDF dans les métros de New York ou de Paris, ou encore dans les sous-sols de Las Vegas.


  • comment construire autrement ? comment faire plus avec moins ? c'est la question qui sous-tend tout le travail de l'architecte et scénographe patrick bouchain, et à laquelle il répond, entouré, comme à son habitude, d'artistes, paysagistes, architectes, cinéastes ou philosophes.


  • Les paysagistes

    Pierre Donadieu

    Qui sont les paysagistes ? Dans la langue française, le terme désigne à la fois des artistes, des architectes, des architectes paysagistes, des ingénieurs, des entrepreneurs de parcs et de jardins, des jardiniers, des botanistes, des pépiniéristes, des fleuristes, etc. Le public comprend que tous sont des professionnels du paysage et du jardin et exercent ces métiers avec des compétences diverses et souvent mêlées : les uns comme artistes, les autres comme techniciens, planificateurs, entrepreneurs, ingénieurs et chercheurs. Et que tous s'inscrivent dans les marchés qui régulent les échanges économiques et sociaux de biens et de services dits paysagers. Mais bien peu comprennent les raisons de cette diversité et la manière dont s'articulent ou entrent en concurrence ces profi ls professionnels.
    Il n'existait pas en langue française d'ouvrage qui décrive la totalité de ces métiers. Centré sur les paysagistes français, et s'adressant au grand public, celui-ci essaie de retracer leur généalogie et d'expliquer la diversité de leurs profi ls. Le paysagiste peut-il être à la fois un artiste créateur, un jardinier, un ingénieur, un médiateur social, un urbaniste, un ethnologue et un conseiller des élus ? Comment les écoles de paysagistes les forment-elles ? Qu'en attendent les commanditaires publics et privés ? Autant de questions, parmi d'autres, auxquelles ce livre tente de répondre.

  • Dans le cadre de la 10e Biennale internationale d'architecture, en 2006, Patrick Bouchain - architecte invité à investir le pavillon français - et son équipe ont transformé ce pavillon d'exposition en pavillon habité.
    En réponse à la thématique de la biennale métacité (en référence aux évolutions physiques et sociales des agglomérations), ils ont proposé d'y construire la métavilla («Mets ta vie là»), conçue pour accueillir le public et les gens de passage, à l'image de ceux qui l'ont investie pour lui donner forme : les membres du jeune collectif d'architectes exyzt, Otar Iosseliani, Lucien Kroll, Jean Lautrey, Liliana Motta, Michel Onfray, Daniel Buren, Coline Serreau, Renzo Piano.
    La moitié du pavillon est investie par une structure en échafaudage qui abrite un hôtel pouvant accueillir une quarantaine de personnes, une cuisine collective, un bar, un salon de lecture, un espace de travail et, sur le toit, un sauna, une mini-piscine olympique, un jardin de l'artiste botaniste Liliana Motta en belvédère sur la lagune. L'entrée du pavillon a été réalisée par Daniel Buren, permettant de «voir autrement», du dedans vers le dehors, renversant la perception de l'architecture du pavillon et sa situation. Le visiteur est invité à vivre dans le pavillon pour parler d'architecture.
    Ce livre en dix leçons raconte les fondamentaux de Patrick Bouchain en matière d'habitat.

  • Retrouver le plaisir d'habiter dans la ville, favoriser la sociabilité en proposant un autre modèle éloigné des quartiers haussmanniens comme des grands ensembles des terrasses, de la lumière, des volumes, etc. , tels sont quelques principes des réalisations de l'architecte Renée Gailhoustet.

  • Depuis une vingtaine d'années, le voyageur arrivant en gare de Marseille découvre, au nord des rails, une agrégation insolite de constructions multicolores, et sur le fronton de l'une d'elles, ce titre poétique : La Friche la Belle de Mai. Il ne se doute pas que là s'épanouit l'un des projets culturels les plus originaux en Europe, rassemblant une soixantaine de structures artistiques et plus de quatre cents personnes dans les domaines des arts plastiques, des arts de la rue, des arts du cirque, du théâtre, de la danse, du cinéma, de la musique ou des arts numériques. Installée sur le site de l'ancienne manufacture de tabac du quartier de la Belle de Mai, La Friche est devenue en deux décennies un espace d'expérimentation unique, où la culture fabrique de l'espace urbain et invente des structures associatives inédites.
    Le livre qui raconte la réhabilitation et l'équipement progressif du site est découpé en trois chapitres : le contexte (historique, politique, économique et culturel de la ville de Marseille) ; les acteurs ; les producteurs. La Friche la Belle de Mai, par le caractère inédit de l'expérience, c'est-à-dire la création d'un nouveau mode de ville, est un exemple réussi de lien étroit entre projet culturel et projet urbain.


  • Moins connues que ses grandes réalisations institutionnelles au Brésil et en Europe, les maisons construires par Oscar Niemeyer pour lui-même, sa famille ou des commanditaires s'adaptent aux pentes abruptes de Rio, aux plaines de Brasilia, aux plages de l'Atlantique, etc. Si certaines sont audacieuses, d'autres révèlent son goût pour les styles traditionnel et colonial.


  • L'idée de créer un lieu spécial, où la terre, l'architecture et l'art puissent être appréhendés ensemble, est née en 2004 au coeur des vignes du château La Coste (Le Puy-Sainte- Réparade, près d'Aix-en-Provence). Artistes et architectes du monde entier - Alexander Calder, Tadao Ando, Louise Bourgeois, Liam Gillick, Jean Nouvel, Jean-Michel Othoniel, Sean Scully, etc. - ont ainsi été invités à visiter le château La Coste et à explorer la beauté du paysage. La possibilité leur a ensuite été offerte de choisir un endroit qu'ils affectionnaient particulièrement au sein du domaine, puis d'y créer une oeuvre qui prendrait alors vie ici. Aujourd'hui, le château La Coste, qui accueille et organise de nombreux événements culturels, réunit vin, art et architecture, et continue d'évoluer à mesure que de nouveaux projets et installations se développent. Les visiteurs sont invités à se promener à travers les coteaux boisés du domaine, à la découverte d'oeuvres d'architectes et d'artistes contemporains.
    Cet ouvrage est consacré au travail de Tadao Ando, architecte japonais qui a produit cinq oeuvres pour le château La Coste : un pavillon de bois destiné à abriter son oeuvre Four Cubes to Contemplate Our Environment, créée pour le Japan Festival de Washington (2008), Art Centre, Chapel, Gate et Origami Benches (2011).
    Le livre retrace le récit de cette aventure architecturale qui repose avant tout sur la richesse du dialogue engagé entre Tadao Ando et ce site aux multiples facettes.
    Philip Jodidio commente cette rencontre, ce geste architectural, cette inscription dans la nature en s'appuyant sur un foisonnement iconographique incluant les esquisses, les maquettes et les photos des réalisations.

empty