Musique

  • Nikolaus Harnoncourt, chef d'orchestre autrichien, est l'un des artistes essentiels du XXe siècle. L'homme par qui la rhétorique est revenue au coeur des débats esthétiques a passé sa vie à secouer les traditions, porté par un esprit critique toujours en éveil, un élan vital des plus authentiques. Cet ouvrage fait renaître sa parole et son message. Ces entretiens, où il revient sur son parcours de chef d'orchestre, justifie ses choix et explique les raisons de sa quête permanente, sont en partie inédits. Ils ont été retravaillés et annotés pour l'occasion, dans le but de présenter au lecteur un ensemble cohérent et un portrait d'Harnoncourt tel qu'en lui-même, passionné et vibrant.

  • Né à Barcelone en 1893, Federico Mompou est aujourd'hui considéré comme l'un des compositeurs les plus atypiques du XXe siècle. A l'écart de toute école, il a su bâtir patiemment une oeuvre reconnaissable entre toutes par sa générosité mélodique et sa saveur harmonique, par sa nostalgie et sa concision. Cet ouvrage est l'occasion de découvrir la personnalité tendre et attachante qui se cache derrière le caractère discret de celui en qui l'on vit un successeur de Debussy ou que l'on surnomma Frédéric II en référence à un Chopin avec lequel il partagea bien des traits.

  • Le Groupe des Six ? Voilà les musiciens qui ont occupé le devant de la scène artistique parisienne dans l'immédiat après-Première Guerre mondiale. Parrainés par Erik Satie et soutenus par Jean Cocteau, à la fois leur imprésario et leur éminence grise, les Six furent les porte-drapeaux de l'Esprit Nouveau qui soufflait alors sur Paris. Voix intermittentes du néoclassicisme hexagonal pour les uns, simples farceurs embobinant dans leurs canulars un public crédule et une critique complaisante pour les autres, ils ont marqué comme peu cette période d'effervescence, où tout semblait possible. Les Six, donc : Georges Auric, Louis Durey, Arthur Honegger, Darius Milhaud, Francis Poulenc et Germaine Tailleferre.

  • Dans un contexte de violences militaires, de révolutions et de contre-révolutions politiques, de bouleversements sociaux et technologiques, de changements démographiques accélérés, est-il possible de présenter ou de représenter la musique arabe?? Tout le sens de cet ouvrage, qui accompagne une exposition au Mucem, réside dans la présentation d'une irréductible multitude prévalant à tout niveau d'analyse?: existe-t-il "une" musique arabe ou "des" musiques arabes, des musiques arabes qui seraient aussi les musiques des non-arabes et des non-musulmans, malgré le rôle prépondérant de la récitation coranique dans l'esthétique du tarab? - "l'ivresse de la jouissance" selon l'auteur nobélisé Naguib Mahfouz ? L'ensemble de ces thèmes est examiné à la lumière des bouleversements sociologiques et politiques affectant directement le rôle de la musique dans la construction des identités nationales, les lieux de sa consommation, sa texture sonore et ses instruments, les médiums de sa diffusion, ainsi que ses types de production ou de reproduction.

  • Keith Jarrett est tout simplement la plus grande star actuelle du jazz. Pour des millions de fans à travers le monde, le pianiste américain est avant tout l'homme d'un seul disque, «The Köln Concert». Et pourtant, sa musique, qui porte la marque d'un style unique, opère une synthèse qui va de Bach à la musique contemporaine, en passant par toutes formes de jazz, le gospel, folk, le rock et la musique liturgique de différentes origines. Cet ouvrage est là pour replacer cette étonnante trajectoire dans son contexte. Il  montre que le fil conducteur de cette confondante diversité, de cette sorte de rage créatrice, de cet engagement constant, est la biographie.

  • Berlioz

    Messina Bruno

    A l'occasion de l'anniversaire des 150 ans de la mort d'Hector Berlioz, Bruno Messina se livre, avec cette biographie, à un exercice singulier pour approcher la vie et l'oeuvre du génie romantique qui a su révolutionner l'histoire de la musique française. Ainsi, en suivant le compositeur, mais aussi l'écrivain, le journaliste et le chef d'orchestre, dans ses amours et ses voyages, de l'Isère à Paris et de Londres à Moscou, on découvre un personnage extraordinaire - visionnaire, autodidacte, fragile, drôle, intraitable - et on appréhende les paysages sonores et les révolutions musicales de celui qui a écrit la «Symphonie fantastique», «Les Nuits d'été» ou encore La «Damnation de Faust»...

  • À partir de 1803 et l'ouverture de sa section musicale, le Prix de Rome devient le sésame prisé par tous les apprentis compositeurs, le seul garant de l'excellence d'une formation généralement suivie au Conservatoire de Paris. S'il couronne un cursus, ce concours offre aussi au lauréat un séjour d'étude à l'Académie de France à Rome (la Villa Médicis). Les musiciens y côtoient les lauréats des autres sections (architecture, peinture, sculpture et gravure) durant une période de deux à quatre ans au cours de laquelle ils doivent créer un certain nombre de pièces qui seront jugées par l'Institut. Ce qui devait être une opportunité extraordinaire s'avère cependant rapidement une contrainte pour de jeunes gens qui aspirent à une programmation lyrique à Paris et se voient écartés du coeur battant de la vie musicale française. Ce monde hors du temps, entre fin de formation et début de carrière, a été fréquenté par la plupart des figures musicales romantiques - Hérold, Halévy, Berlioz, Gounod, Bizet, Massenet, Debussy, etc. - et mérite de sortir de la méconnaissance dans laquelle elle est aujourd'hui tombée. Ce livre s'intéresse à la vie quotidienne des pensionnaires et à leurs productions en s'interrogeant notamment sur le rapport qu'ils entretiennent avec l'Italie et les grands mouvements esthétiques européens. La Villa serait-elle simplement une "caserne académique" (Berlioz) ou une arène animée de confrontations fécondes ?

  • Cet ouvrage est le premier essai iconologique consacré à un musicien français. À travers soixante-dix-huit caricatures, il offre une anthologie d'images classées et commentées au regard des connaissances mises à jour par la recherche scientifique.

  • Dans ce nouveau recueil de textes et d'entretiens, le grand chef d'orchestre autrichien revient sur certains de ses thèmes de prédilection : l'importance de la rhétorique dans la musique, l'interprétation sur instruments anciens, la question du progrès en art, de la transcendance, et bien d'autres. Pour la première fois, il évoque également Mozart et Schubert, en passant par Beethoven. Et la musique romantique, Schumann, Brahms, Bruckner, Bizet ou Verdi. Toujours avec une intelligence lumineuse et une manière très stimulante pour bouleverser les idées reçues.

  • À travers son style littéraire simple et souple, Ian Bostridge emporte avec lui érudits et amateurs au coeur du romantisme allemand. Rédigé sous forme d'une enquête historique, cette étude très documentée sera autant l'occasion pour les spécialistes d'approfondir leurs connaissances que pour les curieux de découvrir cette oeuvre unique de Schubert. Cet ouvrage traduit de l'anglais connait un grand succès outre-manche.

  • Erik Satie

    Romaric Gergorin

    Romaric Gergorin revient ici sur l'oeuvre unique d'Erik Satie, premier compositeur à être sorti de l'histoire de la musique pour devenir un mythe errant sans identité propre, et dont la musique demeure, comme sa vie, un mystère inaltérable.

  • Après un «Franz Schubert» qui fait désormais figure d'ouvrage de référence (2ème meilleure vente de la collection), l'année du centenaire verra la sortie d'un nouveau livre de Philippe Cassard : un essai consacré à Claude Debussy (1862-1918). Mêlant les digressions biographiques et l'analyse de l'oeuvre, cet ouvrage se présente comme une succession pointilliste de courts chapitres, donnant le point de vue de l'interprète : souvenirs et impressions rassemblés de près de 50 ans de compagnonnage avec Claude Debussy. Il éclaire l'auteur de «Pélléas et Mélisande» d'une lumière inédite, et très intimiste.

  • Mais qu'est-ce qu'une sonate de Scarlatti ? Un monde miniature. L'infiniment grand dans l'infiniment petit. Un télescope dans lequel on voit se mouvoir les planètes dans un univers en expansion. De la vie condensée et de la fantaisie cadenassée par les  mathématiques.Des "comprimés de bonheur" comme écrivait Giono... Et beaucoup d'autres choses que l'on va découvrir dans cet ouvrage.

  • Dans Livret de famille et La Trempe, le parolier du groupe Zebda s'est révélé en boxeur littéraire : textes engagés ou enragés voisinent avec souvenirs d'enfance et blessures d'en France.

  • Beethoven

    André Tubeuf

    "Peut-être y a-t-il des musiciens plus grands, ou meilleurs. Mais le seul Beethoven à tout instant de sa meilleure musique nous communique l'urgence qui est en lui, de convaincre, d'entraîner. Du pouvoir des formes, du prestige du chant il n'attend rien, mais tout de sa conviction, qu'il a le génie de transmuer en force tout court. Il ne séduit pas, n'enjôle pas. Il prend. Beethoven est une prise. L'emprise ne se desserrera pas."

  • Ce nouvel opus de la collection Actes Sud / Classica revient sur la carrière et sur la vie de Glenn Gould, pianiste unique en son genre resté entre autre célèbre pour son interprétation magistrale des Variations Goldberg.

  • A la veille de la Première Guerre mondiale, le milieu musical français semble entrouvrir sa porte aux compositrices interdites jusqu'alors que ce soit dans les représentations ou les concours. Si cette parenthèse enchantée paraît se refermer avec les premiers coups de canon, la période aura néanmoins permis de faire émerger des figures de créatrices telles que Mélanie Domange, née Bonis (1858-1937). Pianiste autodidacte issue de la classe moyenne parisienne, cette femme a néanmoins fréquenté, au cours des années 1880, les classes d'écriture du Conservatoire. Elle y a notamment suivi l'enseignement de César Franck. Le diminutif de son prénom et son nom de jeune fille deviennent dès cette période la signature de ses partitions éditées, laissant ainsi planer un doute durant de nombreuses années sur le genre de leur auteur. Ce livre collectif aborde Mel Bonis selon des approches et des angles très différents. Il s'agit à la fois de présenter de nouvelles sources permettant de mieux cerner son parcours, d'analyser les documents qui ont jusqu'alors servi à écrire sa biographie et de proposer un panorama très large de sa production (analysée par genres musicaux).

  • À Vienne, la valse a un nom : Strauss ! De Johann père à Johann fils en passant par Josef ou Eduard, c'est aussi l'histoire d'une famille où tout n'a pas été bleu comme le Danube et où le chic et la chance ont parfois croisé le douloureux et le sordide sans se calquer, loin s'en faut, sur le célèbre rythme à trois temps. En parcourant l'histoire du XIXe siècle (Johann Strauss père naît en 1804, Johann Strauss fils meurt en 1899), c'est une sorte de roman de Vienne, au prisme de l'étonnante aventure de cette dynastie, que retrace le livre. En complément, on retrouve, comme toujours dans la collection "Classica", une bibliographie et une discographie, ainsi qu'une chronologie détaillée de ce siècle des Strauss.   

  • "Il donnait ses leçons pour vivre et parfois, lorsque ses doigts ne supportaient plus les efforts violents et cruels, il lisait pour se reposer. Tout, à tort et à travers. De nouveau il avait cessé de fréquenter la société, il rencontrait à peine ses amis. Balzac lui aussi était très occupé. Victor Hugo travaillait à un grand roman qui avait pour cadre l'église Notre-Dame. Berlioz n'était pas à Paris, Musset courait constamment le jupon. Et lui, il restait assis pendant des heures interminables au piano et luttait avec lui comme avec un démon. Ce fut un combat effroyable".
    L'itinéraire du jeune Liszt est ici restitué par un biographe attentif et complice qui, de Doborján (Autriche) où naquit le virtuose en 1811, à Vienne où il fit ses classes, en passant par l'Allemagne et Paris où il vint parfaire son éducation musicale et devint le familier du cercle romantique, le suit pour l'accompagner ensuite, compositeur au faîte de sa gloire, à Weimar, Dresde, Budapest, Rome ou Leipzig puis à Bayreuth où il mourut en 1886.

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  • Gioacchino Rossini (1792-1868) a marqué son époque : plusieurs biographies lui ont été consacrées de son vivant, dont La vie de Rossini de Stendhal. Balzac ou Dumas ont écrit des romans dans lesquels il occupe une place de choix. Mais le connaît-on vraiment ? Sur un plan musical, ses opéras composés pour Venise, Naples, Rome et Milan n'ont jamais laissé le public froid ou indifférent. Son talent, sollicité à l'extrême par des rythmes infernaux, s'est exprimé par une invention mélodique infinie, par la qualité de l'orchestration et, surtout, par une manière d'utiliser les voix parfaitement inédite. Observé, adulé, le personnage reste pourtant assez largement méconnu et a donné lieu aux interprétations les plus farfelues. Rossini, un bouffon paresseux sauvé par le talent ? Un génie blasé décidant de prendre sa retraite à l'âge de 37 ans ? Cet ouvrage tente de faire le point, à la lumière de la "Rossini renaissance" amorcée dans les années 1980.

  • Johann Sebastian Bach

    Jean-Luc Macia

    La musique de Bach réussit ce prodige, avec ses contradictions et ses tensions, de nous faire croire à la bonté, à la beauté et à l'harmonie du monde. Cet ouvrage propose de nous faire mieux connaître et aimer un compositeur passionné. La musique de Johann-Sebastian Bach (1685-1750) occupe dans notre coeur et dans notre système de valeurs une place que le compositeur n'aurait pu soupçonner : la plus haute. Sa musique exalte les sens, aiguise l'intelligence et donne un sentiment unique de quiétude. Qu'un homme profondément affecté par des conflits incessants ait créé une musique si
    sereine, sans en écarter la douleur ni la joie, ne laisse pas d'étonner. Il est difficile de savoir si l'on doit l'imputer à ses croyances religieuses luthériennes, à une énorme force de caractère ou à sa structure formelle. Réjouissons-nous cependant qu'elle continue de nous donner goût à la vie, avec ses contradictions, ses tensions, et de nous faire croire à la bonté, à la beauté et à l'harmonie du monde. C'est ce véritable miracle que Jean-Luc Macia tente d'appréhender dans son ouvrage, nouveau volume de la collection "Classica". Pour lui, Bach n'avait rien d'un génie solitaire, ni d'un homme du passé refusant toute modernité - deux clichés tenaces sur l'auteur de la Messe en si. C'était plutôt un homme passionné, que ce livre tente de nous faire mieux connaître. Et aimer.
    Comme tous les volumes de la collection Classica, ce Bach est enrichi d'une
    bibliographie, d'une discographie, d'une chronologie et d'un index.

  • Chopin

    Alain Duault

    Les images que l'on a de frédéric chopin sont le plus souvent convenues, mièvres ou fausses.
    Se range-t-il vraiment, comme le voudraient les vers de musset, parmi "les pleurards, les rêveurs à nacelles, les amants de la nuit, des lacs, des cascatelles" ? en fait, chopin est un personnage complexe et un compositeur rien moins qu'uniforme : classique et romantique, polonais et français, mondain et mélancolique, virtuose et poète du piano, chopin n'est pas celui que l'on croit connaître. suivre les étapes de sa carrière, les chemins de son apprentissage, les détours de sa vie d'homme et d'artiste permettra peut-être de l'entendre mieux en le connaissant mieux - et en l'écoutant plus justement.

  • Pour le biographe, Bizet représente un cas un peu particulier. Durant sa vie, hélas trop courte, on ne note rien de très aventureux, à l'exception de son long séjour en Italie en tant que lauréat du prix de Rome et de son enrôlement, en 1870, dans la Garde nationale.
    Mozart et Mendelssohn moururent également avant d'atteindre quarante ans, mais leur existence est riche en événements, en voyages et en rencontres décisives. Rien de tout cela chez Bizet. Ce qui fait l'intérêt de son parcours, ce sont les doutes, les renoncements, pour ne pas dire les compromissions qui le parsèment, jusqu'à son chef-d'oeuvre final : Carmen.
    On en vient à se demander ce que Bizet aurait été s'il n'avait pas négligé, dans sa jeunesse, ses dons de compositeur pour orchestre, illustrés par la magie de sa Symphonie en ut. Ou ce qu'il serait devenu s'il n'avait pas dénigré sa virtuosité pianistique, rare talent qui lui aurait ouvert les portes de toutes les salles de concert et de tous les salons aristocratiques s'il avait accepté d'en faire profiter le public. Ou encore ce qu'auraient pu être ses succès s'il avait persévéré sur la voie de l'opérette et de «l'art pur et facile», voie qui, à l'instar d'Offenbach, le tenta pendant un temps. Bizet, malgré ses facilités artistiques, passa sa vie à chercher la clé de la réussite, écartant plus ou moins inconsciemment celles que la vie lui tendait. Articulé en quatre chapitres, ce portrait reprend, avant d'analyser l'avènement des chefs-d'oeuvre que sont L'Arlésienne et Carmen, chacune de ces possibilités avortées, classées par genres musicaux : symphoniste de génie, pianiste virtuose, compositeur lyrique indécis. À chaque étape de ce parcours, on voit apparaître des signes semblant annoncer Carmen. Méfions-nous, pourtant, d'une lecture a posteriori, qui ne verrait dans la vie de Bizet qu'un tortueux cheminement vers le chef-d'oeuvre. Cherchons-y au contraire les traces de ce qu'auraient été les oeuvres géniales qui seraient venues après Carmen si Bizet n'était pas mort si tôt.

    Comme tous les volumes de la collection Classica, ce Bizet est enrichi d'un index, de repères bibliographiques et d'une discographie.

  • Après La Discothèque idéale de la musique classique, puis celle de l'opéra, la collection "Classica" d'Actes Sud propose un nouveau volume, consacré au jazz. Voilà bientôt un siècle que le jazz est enregistré. Du 78 tours aux téléchargements, "streaming" et "cloud", en passant par le vinyle et le compact-disc, plusieurs dizaines de milliers d'albums ont été publiés. Les rééditions se sont multipliées, parfois incomplètes ou de médiocre qualité sonore.
    Pour autant, sélectionner les disques susceptibles de constituer une discothèque idéale relève inévitablement de la subjectivité, obligeant à annoncer les critères du choix. Tout d'abord doivent y être présents les rares génies, ceux qui ont façonné et fait évoluer le langage du jazz : Miles Davis, John Coltrane, Thelonious Monk, Louis Armstrong, Bud Powell, Charlie Parker, Bill Evans, Duke Ellington, Ornette Coleman, Dizzy Gillespie et Lester Young.

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