Sciences humaines & sociales

  • Leçons d'un siècle de vie Nouv.

    « Qu'il soit entendu que je ne donne de leçons à personne. J'essaie de tirer les leçons d'une expérience séculaire et séculière de vie, et je souhaite qu'elles soient utiles à chacun, non seulement pour s'interroger sur sa propre vie, mais aussi pour trouver sa propre Voie. » E.M.

    À 100 ans, Edgar Morin demeure préoccupé par les tourments de notre temps. Ce penseur humaniste a été témoin et acteur des errances et espoirs, crises et dérèglements de son siècle. Il nous transmet dans ce livre les enseignements tirés de son expérience centenaire de la complexité humaine.
    Leçons d'un siècle de vie est une invitation à la lucidité et à la vigilance.

  • À défaut de donner un sens à la pandémie, sachons en tirer les leçons pour l'avenir.

    Un minuscule virus dans une très lointaine ville de Chine a déclenché le bouleversement du monde. L'électrochoc sera-t-il suffisant pour faire enfin prendre conscience à tous les humains d'une communauté de destin? Pour ralentir notre course effrénée au développement technique et économique ?

    Nous voici entrés dans l'ère des grandes incertitudes. L'avenir imprévisible est en gestation aujourd'hui. Faisons en sorte que ce soit pour une régénération de la politique, pour une protection de la planète et pour une humanisation de la société : il est temps de changer de Voie.

  • Ecrire, mode d'emploi - a l'usage des auteurs en herbe et autres amoureux de la litterature Nouv.

  • Peut-on raconter autrement l'histoire de la guerre d'Algérie ? L'ambition de ce livre est de rapporter, en se fondant sur toutes les sources possibles et en particulier sur des documents inédits ou difficilement accessibles, un récit, lisible par tous, de cette guerre telle qu'elle a été vue, vécue et relatée par les Algériens, et en premier lieu par les combattants indépendantistes. Tous les aspects du conflit prennent alors un tour totalement différent.
    La lecture du premier tome de cette histoire de ce qu'on appelle du côté algérien la guerre de Libération ou la Révolution a permis de constater à quel point il s'agit là d'un regard neuf. Ce second volume, qui s'ouvre avec l'assassinat d'Abane Ramdane par les autres chefs du FLN, au lendemain de la bataille d'Alger, et va jusqu'à l'indépendance avec les implacables luttes pour le pouvoir qu'elle entraîne, le confirme. Le temps de la politique et des négociations en vue de mettre un terme au conflit, quand l'aspect militaire du combat deviendra peu à peu moins essentiel, sera en effet aussi celui de profonds bouleversements, ignorés du côté français, au sein du FLN et, notamment aux frontières de l'Algérie, de l'ALN. Les difficultés liées à la poursuite des opérations militaires s'accroissent et les dirigeants s'opposent sur les meilleurs moyens de conquérir une véritable indépendance et préparer l'avenir du pays, que certains d'entre eux en viennent à confondre avec leur avenir personnel. Des événements et des affrontements dont les conséquences se font sentir jusqu'à aujourd'hui.

  • Bad feminist

    Roxane Gay

    Bad Feminist. Derrière ce titre ironique, Roxane Gay développe une réflexion révolutionnaire et bienvenue sur l'état actuel du féminisme.
    Lassée des prises de position parfois trop clivantes de certaines organisations féministes, et fatiguée d'entendre des femmes dire qu'elles n'étaient pas féministes, elle rappelle que la défense de l'égalité des sexes ne dispense pas d'assumer ses contradictions :
    On peut aimer la télé-réalité, se peindre les ongles en rose et revendiquer le fait d'être féministe. Bad Feminist regroupe ses chroniques initialement publiées dans The Guardian et sur le site The Rumpus. Roxane Gay y parle de culture, de race, de sexe et de genres, de stéréotypes sur l'amitié féminine, en se fondant sur sa propre histoire de femme noire dans l'Amérique contemporaine. Le portrait qui émerge en filigrane est celui d'une femme au regard d'une incroyable justesse, aussi bien sur elle-même que sur notre société. Une société dans laquelle les produits culturels que nous consommons entretiennent bon nombre de stéréotypes qui finissent par nous définir. Après avoir lu Bad Feminist, vous ne verrez plus les femmes, ni le monde, de la même façon.

  • Phédon

    Platon

    • Denoel
    • 11 Février 1974
  • Peut-on raconter autrement l'histoire de la guerre d'Algérie ? L'ambition de ce livre : rapporter, à partir de toutes les sources possibles, un récit, lisible par tous, de cette guerre telle qu'elle a été vue, vécue et relatée par les Algériens, et en premier lieu par les militants et combattants indépendantistes. Comme l'aurait fait, en historien, un hypothétique envoyé spécial français de l'autre côté de la "ligne de front" pendant le conflit. Ce changement de perspective permet de jeter un regard neuf sur ce qu'on appelle généralement, du côté algérien, la guerre d'indépendance, la guerre de libération nationale ou la Révolution. Qu'il s'agisse des dates essentielles, du nombre des victimes, du déroulement des batailles, du comportement des populations civiles, des rapports entre Européens et Algériens, de l'utilisation de la violence ou de la torture, des objectifs de la lutte ou, bien sûr, des "héros", tous les aspects du conflit, et notamment les plus tragiques, prennent un tour totalement différent, et très instructif, dès qu'on les considère à partir de ce seul point de vue. Ce qui permet aussi d'éclairer d'un jour nouveau le destin contemporain de l'Algérie.

  • Guy Debord

    Anselm Jappe

    Certaines époques ont montré qu'elles croyaient fortement à la puissance de la pensée critique.
    Notre époque, au contraire, a tenu ses penseurs, non sans raison, pour des gens totalement inoffensifs. Parmi les rares personnes considérées comme tout à fait inacceptables, on trouve assurément Guy Debord. Pendant longtemps, c'est la police qui s'est intéressée à lui, plutôt que les milieux intellectuels. Lorsque, malgré toutes sortes d'obstacles, sa pensée a fini par s'imposer, on a bien vite assisté à une autre forme d'occultation : la banalisation.
    Il existe peu d'auteurs contemporains dont les idées ont été utilisées de façon aussi déformée, et généralement sans même que l'on cite son nom. Ce livre résume l'activité publique de Guy Debord, du lettrisme à la fondation de l'Internationale situationniste, des rencontres avec Henri Lefebvre et Socialisme ou Barbarie à Mai 68, de La Société du Spectacle à ses films. Surtout, il veut préciser la place de Debord dans la pensée moderne : sa reprise des concepts marxiens les plus importants et les plus oubliés, son utilisation de Lukacs, son importance pour une théorie critique aujourd'hui.
    Cet ouvrage prend au sérieux Debord lorsqu'il affirme avoir " écrit sciemment pour nuire à la société spectaculaire ".

  • Rejet du «réel» au profit du «virtuel», banalisation de la violence, perte de légitimité des figures de l'autorité, montée des diverses toxicomanies, attitudes inédites face à la procréation comme face à la mort, nouvelles formes de libertinage, difficultés d'une jeunesse sans perspectives, multiplication spectaculaire des états dépressifs... la liste est longue des changements récents qui témoignent d'une évolution radicale des comportements des individus et de la vie en société. Et qui provoquent une véritable crise des repères suscitant le désarroi des humains, à commencer par ceux qui font profession d'éduquer, de soigner ou de gouverner leurs semblables. C'est à une véritable mutation à la fois de la subjectivité et de l'existence collective que nous assistons aujourd'hui, où l'on voit apparaître ce que l'on peut déjà appeler, avec Charles Melman, «la nouvelle économie psychique». Son moteur n'est plus le désir mais la jouissance. L'homme du début du XXIe siècle est sans boussole, sans lest, affranchi du refoulement, moins citoyen que consommateur, un «homme sans gravité», produit d'une société libérale aujourd'hui triomphante, qui semble n'avoir plus le choix : il est en quelque sorte sommé de jouir.

  • Le dernier verre

    Olivier Ameisen

    Olivier Ameisen avait tout pour être heureux : rejeton surdoué d'une talentueuse famille, bachelier à seize ans, pianiste exceptionnel, brillant cardiologue, il s'iinstalle à New York au début des années 80, et sa carrière médicale et universitaire prend aussitôt son envol.
    Mais derrière ce personnage charismatique se cache un grand anxieux. Depuis l'enfance, Ameisen est tenaillé par de profonds sentiments d'insécurité et d'inadéquation. À New York, cette anxiété explose et devient ingérable - et la seule chose qui lui permet de la soulager, c'est l'alcool.
    La suite, on connaît : Ameisen sombre dans la boisson. À la fin des années 90, il rentre en France. Le cardiologue d'exception, le pianiste brillant n'est plus que l'ombre de lui-même, titubant d'une cuite à l'autre, alternant cures de désintoxication et réunions chez les Alcooliques Anonymes.
    Pourtant, contre toute attente, cet homme est guéri depuis près de cinq ans, libéré de l'envie même de boire. Parce qu'il a pris son destin en main alors que tout semblait perdu, parce qu'il n'a jamais douté qu'on trouverait un traitement efficace, il a fini par faire lui-même une découverte révolutionnaire : le médicament qui lui a sauvé la vie et bouleverse déjà le traitement de l'alcoolisme et de l'addiction en général.

  • Après avoir surmonté en un siècle différents séismes dévastateurs - le nazisme et le stalinisme au premier rang -, la civilisation occidentale est aujourd'hui emportée par le néolibéralisme.
    Entraînant avec elle le reste du monde. Il en résulte une crise générale d'une nature inédite : politique, économique, écologique, morale. subjective, esthétique, intellectuelle... Une nouvelle impasse ? Il n'y a là nulle fatalité. En philosophe, mais dans un langage accessible à tous, Dany-Robert Dufour s'interroge sur les moyens de résister au dernier totalitarisme en date. Une fois déjà, lors de la Renaissance, la civilisation occidentale a su se dépasser en mobilisant ses deux grands récits fondateurs : le monothéisme venu de Jérusalem et le Logos et la raison philosophique venus d'Athènes.
    /> Pour sortir de la crise, il convient aujourd'hui de reprendre cet élan humaniste. Ce qui implique de dépoussiérer, réactualiser et laïciser ces grands récits. L'auteur propose donc de faire advenir un individu qui, rejetant les comportements grégaires sans pour autant adopter une attitude égoïste, deviendrait enfin "sympathique" c'est-à-dire libre et ouvert à l'autre. Une utopie de plus ? Plutôt une façon souhaitable mais aussi réalisable, face à la crise actuelle, de se diriger vers une nouvelle Renaissance, qui tiendrait les promesses oubliées de la première.

  • Un homme illustre bien mieux qu'Adolf Eichmann la thèse de Hannah Arendt sur la banalité du mal : Franz Stangl, commandant du camp de Treblinka, où furent gazés près de neuf cent mille Juifs. C'est sans grands états d'âme que ce policier autrichien à l'échine souple est devenu, au bout du compte, celui qu'Himmler appelait " notre meilleur Kommandant ". A la fin de la guerre, Stangl échappe à la justice et, grâce à la filière vaticane, trouve refuge au Brésil avec sa famille. Débusqué par Simon Wiesenthal, extradé vers l'Allemagne, il y sera jugé en 1970 et condamné à la prison à vie. Alors qu'il attendait son verdict en appel, il accorda une série d'entretiens à la journaliste Gitta Sereny. Le résultat est ce livre unique. Trente-trois ans après sa parution, Au fond des ténèbres reste un document hors du commun : sans jamais céder à la facilité ou au sensationnalisme, Gitta Sereny nous fait pénétrer dans l'esprit d'un des plus grands meurtriers de masse de l'histoire de l'humanité.

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