Arts et spectacles

  • "Personne ne peut expliquer vraiment qui il est ni ce qu'il aime. Il y a trop de paramètres cachés et mystérieux. Pour créer, je me sers de ces choses qui sont terriblement secrètes et ancrées en moi, de souvenirs très importants. Plus j'avance, plus je reviens en arrière, plus j'aime l'intouchable que j'étais". Les souvenirs bruts et incandescents de la plus singulière étoile de la chanson française.
    Enfant d'une famille italienne aimante mais chaotique, jeune dragueur de Saint-Germain-des-Prés, fan d'Elvis et de John Lee Hooker, version frenchy de James Dean, dandy moustachu en smoking crème, fou de bagnoles, chasseur de sons aux verres fumés, Christophe a traversé avec élégance les époques sans jamais se démoder. Du Golf-Drouot à la salle Pleyel, du hit-parade au frisson underground, ses souvenirs dessinent une autre histoire de la chanson française.
    Esthète, obsessionnel, anticonformiste, Christophe s'apprêtait à publier le récit sans filtre de son existence quand la mort s'est interposée.

  • Avec l'enthousiasme, l'audace et l'érudition qu'on lui connaît, Daniel Axasse nous invite à une traversée de l'histoire de la peinture sur six siècles, depuis l'invention de la perspective jusqu'à la disparition de la figure.
    Evoquant les grandes problématiques (la perspective, l'Annonciation, le statut du détail, les heurs et malheurs de l'anachronisme, la restauration et les conditions de visibilité de l'exposition), mais aussi des peintres ou des tableaux précis, il fait revivre avec intelligence et ferveur plusieurs moments clés, comme Léonard de Vinci et Michel Ange, le maniérisme, ou encore Vermeer, Ingres, Manet.
    Son analyse se nourrit constamment d'exemples concrets (La Madone Sixtine de Raphaël, La Joconde, la Chambre des époux de Mantegna, Le Verrou de Fragonard...) dans un ensemble qui s'achève par certains aspects de l'art contemporain. Daniel Arasse inspire ainsi le goût de voir ou de revoir de grands moments de peinture, dont il propose une lecture subtile et ouverte. Par l'effet du don et de la générosité, la voix suscite le désir de voir et revoir mieux, elle nous surprend, nous réveille et nous entraîne dans un véritable enchantement de l'intelligence qui n'est jamais dépourvu d'humour.
    Ce livre est la transcription des vingt-cinq émissions proposées par l'auteur sur France Culture pendant l'été 2003.

  • Au printemps 2019, Line Renaud a vu la mort de près. Durant sa convalescence, des souvenirs qu'elle n'avait jamais évoqués sont revenus en nombre.
    Avec sa verve habituelle, dans un passionnant retour sur sa vie, elle livre ici sans détour les secrets d'un destin exceptionnel.
    Les souvenirs cachés d'une grande figure française.

  • En 1954, le concours du Secrétariat international de la laine couronne deux jeunes inconnus : Yves Saint Laurent, dix-huit ans, et Karl Lagerfeld, vingt et un ans. Tous deux, dotés d'un talent hors du commun, vont bouleverser l'univers compassé de la mode. Ils ont été amis, ils ne le seront plus.
    Saint Laurent et Lagerfeld ont sculpté les années 70 et 80. Bals costumés, nightclubbing délirant, créativité explosive marqueront à jamais ces décennies prodigieuses. Plus belle sera la chute... Bientôt le sida, la drogue font des ravages, la mode devient une industrie, l'argent prime sur tout.
    Dans Beautiful People, Alicia Drake, à travers une enquête exceptionnelle qui lui a permis de rencontrer la plupart des acteurs et des témoins, nous livre le portrait croisé de deux personnages d'exception mais aussi d'une époque dont ils ont été les pivots. Elle nous offre ainsi la chronique inédite et incisive d'un moment singulier de notre histoire - ses obsessions, ses ambitions, sa quête insensée du beau, sa décadence, sa tragédie.

  • Le livre idolatre

    Bruno Schulz

    • Denoel
    • 7 Octobre 2004

    Pièce maîtresse de cette oeuvre graphique, Le Livre idolâtre est un recueil de planches dessinées dans les années 1920 et 1930. Il n'a pas été publié sous forme reliée du vivant de Bruno Schulz, mais toujours dans des emboîtages originaux conçus et décorés de sa main. Cependant, l'artiste a toujours considéré cet ensemble de dessins, réalisés selon la technique du cliché-verre, comme une oeuvre à part entière. Scènes d'amour ou d'adoration fétichistes, fantasmagories érotiques, apparitions féminines mystérieuses et dominatrices C'est ainsi qu'y apparaît le monde troublant et singulier de Bruno Schulz. Édition princeps du Livre idolâtre, ce livre en rassemble aujourd'hui la série de dessins la plus complète.

  • Le musée du quai Branly consacré aux civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques a été le grand projet de Jacques Chirac.
    Il devait favoriser le "dialogue des cultures" mais, cinq ans après son ouverture, il semble davantage relever d'un monologue occidental sur les arts primitifs. En cela, il est le révélateur du profond malaise que suscite l'altérité dans une République se prétendant aveugle à la différence. Critique amicale de la part de la plus française des anthropologues américaines, Au musée des illusions commence par le récit, informé aux meilleures sources, de la création du musée.
    Il explique comment un dessein présidentiel servant les intérêts de quelques-uns a mobilisé des années durant les moyens de l'Etat, au gré de mésaventures où le grotesque l'a souvent disputé au désordre. Surtout, Sally Price démontre à quel point les concepteurs du musée ont privilégié le spectaculaire au détriment d'une démarche pédagogique. On a rarement vu un tel écart entre les intentions proclamées et un résultat fait d'illusions voire d'erreurs.
    Mais l'apport essentiel de cet ouvrage est de pointer la singularité du musée du quai Branly par rapport aux établissements du même genre à l'étranger. Exemple parfait du fonctionnement de l'"Etat culturel" à la française, sa conception a d'abord obéi au principe de laïcité dans son sens le plus large. Les peuples et communautés dont sont issus les objets présentés n'ont guère été consultés et le rendez-vous a bel et bien été manqué.
    Bon nombre des questions essentielles auxquelles la France est confrontée aujourd'hui sont donc abordées ici : la place de l'immigration, les fondements de la citoyenneté, la laïcité, le vivre ensemble, l'affaiblissement des autorités politiques... A ce titre, la façade de verre du musée du quai Branly apparaît comme un fragile rempart contre les démons que la société française ne veut pas affronter.

  • Saint-Tropez

    Jean-Jacques Sempé

    • Denoel
    • 20 Juin 2013

    Un microcosme qui s'ennuie et qui tente de se distraire. Saint-Tropez c'est l'insouciance, la fête, l'alcool, les lunettes noires, les cigarettes et Sénéquier. Une société qui se laisse vivre parce qu'après tout la vie est longue...


  • comment l'arrivée d'hitler au pouvoir fait d'une jeune sociologue exilée une photographe bientôt mondialement célèbre, c'est ce que gisèle freund nous raconte ici.
    photographe des écrivains, grand reporter, elle s'intéresse avant tout aux individus, aux visages. avec son outil, qui nous apparaît aujourd'hui d'une modernité inégalée, elle devance toujours d'une longueur son époque. des années 30 aux années 60, émaillé d'anecdotes, de paysages, de portraits de célébrités ou d'inconnus, ce texte est l'histoire d'un des regards les plus éveillés du xxe siècle.

  • Visité par l'esprit qui était dans l'air, il proclama la république des rêves, territoire souverain de la poésie...
    " La république des rêves ".

  • Une anthologie du cinéma affligeant, mais hilarant ! Nouvelle édition augmentée d'une sélection des meilleurs nanars de ces vingt dernières années.

    Navrants, désolants, lamentables, les films les plus ratés sont aussi les plus désopilants.
    Au fil des semaines, François Forestier a rassemblé 101 nouveaux nanars, nécessaires, indispensables à la culture de chacun. De Amour, tango et mandoline avec Georges Guétary à Zardoz (James Bond version Neandertal), en passant par l'incontournable Plan 9 from Outer Space (du génial Ed Wood) et Robot Monster (tourné en quatre jours par un exploitant de films sexy en Alaska). François Forestier nous dit tout le bien qu'il pense de La Soupe aux choux , le seul film de science-fiction fondé sur les pets ; Barb Wire , avec la pneumatique Pamela Anderson ; Independence Day , immense succès imbécile de 1996.
    Personne n'est épargné : d'Eric Rohmer, Perceval le Gallois , à Eisenstein, La Ligne générale , les plus grands ont commis des nanars.
    Irrespectueux, savoureux, gai, Les 101 nanars , c'est le « best of » du pire. Et, dans ce domaine, le pire reste toujours à venir. Heureusement : on n'a pas fini de rire.

  • Les alpes

    Shirahata/Rebuffat

    • Denoel
    • 4 Octobre 1983

    Photographies de l'auteur

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