Jean Lacouture

  • Avec Les Revenants, deuxième volet des Jésuites, Jean Lacouture poursuit la multibiographie de ces « hommes en noir », compagnons et continuateurs d'Ignace de Loyola. Supprimée en 1773, la Compagnie de Jésus renaît en 1814. Après avoir été pendant plus d'un demi-siècle les « grenadiers » d'une Église immobile, les Jésuites se sont portés à l'avant-garde, et leurs audaces marquent de nouveau, en profondeur, l'histoire de notre civilisation.

  • De la fondation de l'ordre par Ignace de Loyola en 1540 à sa suppression en 1773 par le pape Clément XIV, Jean Lacouture propose ici le premier volet d'un diptyque multicolore que complétera l'évocation des Revenants de 1814 à nos jours.

    En quatorze séquences, il retrace les principaux épisodes de cette histoire prodigieuse et fait surtout revivre les acteurs d'une croisade inlassablement recommencée " pour une plus grande gloire de Dieu ".

  • " cette biographie en mouvement, fort précise, documentée à l'extrême dans le détail (l'héroïsme du détail, patiemment, justement retrouvé), a le ton d'un roman de cape et d'épée, mais la cape qui tourne, à la fois démasque et cache, mais l'épée désigne aussi bien la quête que ce qu'on fouaille, touche, blesse, et la nervosité du poignet et le doigt insistant, la main sur la peur.
    Dans le livre si actif de jean lacouture, on s'avise, ce très beau verbe, on se renseigne, on se tient bellement aux issues. l'absolu aussi a ses heures d'aube, comme l'on dit en dordogne, de l'heure oú l'on sort aux cèpes quand d'autres rentrent d'amour yeux battus au logis. ".

  • Léon Blum

    Jean Lacouture

    Léon Blum (édition abrégée).

    Comment Blum devint-il l'homme le plus insulté de France ? En défendant Dreyfus, en unifiant le parti socialiste, en s'opposant à sa bolchevisation, en prenant la tête du Front populaire, en soutenant la Résistance, il récoltera l'injure des antisémites, la haine de la droite conservatrice, l'opprobre des communistes, les brutalités de l'Action française, le procès de Riom, la déportation. Archétype de l'intellectuel empêtré dans ses analyses pour certains, Blum administre à tous la preuve de sa fermeté morale, de son courage physique, de son sens de la liberté et de la justice.

    Cette biographie, nourrie de documents et de témoignages originaux, n'est pas une hagiographie laïque.

    La sympathie de Jean Lacouture pour Léon Blum va de pair avec cette vigilance critique qui avait de lui le biographe incomparable de Malraux, de Gaulle, Mendès France, Hô Chi Minh, Nasser, témoins et acteurs de cette époque.

  • De Gaulle t.1 ; le rebelle

    Jean Lacouture

    • Seuil
    • 2 Septembre 2010

    « Après huit cents livres sur de Gaulle, voici le premier » écrivait Pierre Nora, à la sortie voici plus de vingt ans de l'exceptionnelle biographie de Jean Lacouture.

    A l'occasion du soixante-dixième anniversaire de l'appel du 18 juin et du quarantième anniversaire de la mort du général de Gaulle, ce coffret prestigieux rassemble les trois tomes de l'oeuvre monumentale de Lacouture.

    1. Le Rebelle.
    2. Le Politique.
    3. Le Souverain.

    Ils sont accompagnés d'un album de 32 pages regroupant une soixantaine de photos, légendées par Jean Lacouture, qui retracent le parcours du général de Gaulle.

  • Quel nom, dans notre histoire contemporaine, éveille autant d'échos, pour avoir été si brièvement associé au pouvoir? On dirait que ce nom de Mendès France exprime ce qui aurait dû être plus encore que ce qui a été.

    Voici un homme qui, n'ayant exercé l'autorité de l'État que quelques semaines en 1938 sous l'égide de Léon Blum, puis de 1943 à 1945 dans la mouvance de Charles de Gaulle, et huit mois en 1954 et 1955 au sommet des responsabilités, a su néanmoins s'imposer comme le symbole d'une conception de la vie publique, démontrant que l'action politique n'est pas avilissante par nature, ni le pouvoir pervers par essence.

    L'histoire de Pierre Mendès France pose dans sa plénitude les problèmes de la signification du "métier" politique, de la fin et des moyens, et des rapports entre la morale et l'exercice d'un mandat public.

  • De Gaulle t.2 ; le politique

    Jean Lacouture

    • Seuil
    • 2 Septembre 2010

    " Après huit cents livres sur de Gaulle, voici le premier " écrivait Pierre Nora, à la sortie voici plus de vingt ans de l'exceptionnelle biographie de Jean Lacouture.A l'occasion du soixante-dixième anniversaire de l'appel du 18 juin et du quarantième anniversaire de la mort du général de Gaulle, ce coffret prestigieux rassemble les trois tomes de l'oeuvre monumentale de Lacouture.1. Le Rebelle2. Le Politique3. Le SouverainAccompagnés d'un album de 32 pages regroupant une soixante de photos, légendées par Jean Lacouture, qui retracent le parcours du général de Gaulle

  • C'est son adolescence que notre siècle nous aura donné, à nous français, le meilleur de la récolte.
    Et le meilleur témoin en est cette nouvelle revue française oú gide et valéry, proust et claudel, martin du gard et malraux manifestaient une multiple fécondité culturelle. a cet extraordinaire orchestre de grands solistes, il fallait un chef. c'est le plus jeune qui fut choisi. a trente-trois ans, à peine revenu de la guerre, jacques rivière fut chargé non seulement de faire jouer à l'unisson claudel et gide, debussy, stravinski et cézanne, mais d'ouvrir les voies nouvelles vers le surréalisme, le cubisme et la paix.
    Jean lacouture rend cette fois justice à l'un des grands oubliés de la littérature contemporaine, à un pionnier qui fut l'ami, le confident, le conseiller de proust et de gide, de claudel, de mauriac et de saint-john perse, l'un des " accoucheurs " de notre culture vivante.

  • Né en Angleterre, sous la pluie et sur la pelouse du collège de Rugby, ce « jeu de voyous pratiqué par des gentlemen » a traversé la Manche pour s'établir - grâce à quelques émigrés britanniques - au Havre, à Paris, puis à Bordeaux, avant de conquérir ce qui sera son fief, l'Occitanie. Mais le ballon ovale a suivi une trajectoire bien étonnante, que décrit Jean Lacouture : Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud, Australie, Argentine, Japon, Roumanie, îles Fidji... autant de pays, autant de styles. En 1987, après un demi-siècle de Tournoi des Cinq Nations, la compétition internationale s'est enfin ouverte aux rugbymen des antipodes avec la création de la Coupe du Monde. À l'heure des sponsors et de l'audimat, que faut-il craindre - ou espérer - pour ce sport noble, fier de ses terroirs, jaloux de son folklore et nostalgique de son amateurisme ?


  • les grandes renommées sont parfois trompeuses.
    la postérité aura surtout fait de stendhal l'explorateur implacable du coeur humain, enfermé quelque part entre le salon de la mole et le couvent de fabrice. or c'est peu dire que, de cette immobilité, il s'échappa souvent. et magnifiquement. le récit de jean lacouture nous met sur les traces d'un stendhal follement jeté sur les routes d'europe. c'est le beyle voyageur que nous découvrons ici, l'écrivain de génie parcourant le continent, de la prusse à l'italie.
    ce voyageur-là va d'enchantements en illuminations et d'amours passionnées en découvertes, prenant une part si active à la retraite de russie, sur les traces de napoléon, qu'on peut faire de lui le plus " aventurier " de tous nos romanciers. l'auteur du rouge et le noir a vécu comme un héros d'alexandre dumas.

  • Nul n'était mieux placé que Jean Lacouture - sinon son préfacier Jean Daniel - pour brosser l'épopée de l'Algérie moderne, depuis les premiers temps de la colonisation jusqu'à nos jours. Journaliste au Monde à l'époque des " événements ", biographe de De Gaulle, Mendès France, Mitterrand et Nasser, il fut aussi un observateur engagé, ardent avocat de la décolonisation. Fruit de ces approches croisées, ce livre s'offre tout à la fois comme une chronique historique, un récit journalistique au jour le jour et un témoignage personnel. L'auteur s'applique à faire ressortir la profonde imbrication des sociétés des deux rives et les traits d'union historiques et culturels qui ont survécu à l'engrenage du malheur. En dépit des erreurs, des fautes et des crimes, une autre histoire était possible, une autre fin assurément, comme l'est toujours un autre présent. Jean Lacouture voit ainsi en Ferhat Abbas, président du gouvernement provisoire révolutionnaire algérien de 1958 à 1961, l'incarnation de la revendication nationale algérienne dans une perspective d'association avec la France. " Qui a connu cet homme généreux, écrit-il, sait que le patriotisme algérien porte en lui une part de la culture française, elle-même irrigué par le génie du Sud. "

  • De Gaulle t.3 ; le souverain

    Jean Lacouture

    • Seuil
    • 2 Septembre 2010

    " Après huit cents livres sur de Gaulle, voici le premier " écrivait Pierre Nora, à la sortie voici plus de vingt ans de l'exceptionnelle biographie de Jean Lacouture.A l'occasion du soixante-dixième anniversaire de l'appel du 18 juin et du quarantième anniversaire de la mort du général de Gaulle, ce coffret prestigieux rassemble les trois tomes de l'oeuvre monumentale de Lacouture.1. Le Rebelle2. Le Politique3. Le SouverainAccompagnés d'un album de 32 pages regroupant une soixante de photos, légendées par Jean Lacouture, qui retracent le parcours du général de Gaulle

  • Jean Lacouture, auteur d'une remarquable biographie, André Malraux, une vie dans le siècle, nous donne ici un portrait sensible et personnel de l'écrivain, dont il subit, dès sa première rencontre en 1945, le " choc ". S'entretenant avec la journaliste Karin Müller, il nous livre son témoignage sur cet homme aux multiples facettes. II évoque tour à tour, l'aventurier, le rebelle humaniste, le combattant de la guerre d'Espagne, l'écrivain engagé qui reçut le prix Goncourt pour La Condition humaine, l'anticolonialiste, le défenseur de la culture et du patrimoine, l'orateur flamboyant, le ministre et " ami génial " du général Gaulle...

  • « D'Aquitaine sourd depuis des siècles une persistante rumeur de mots, de choses écrites, lues ou
    déclamées avec un art spécifique. Le signaler n'est pas soutenir une thèse ou amorcer un
    plaidoyer. C'est s'attacher à mettre en lumière la vocation d'une région à donner naissance à des
    gens du livre dont le trait commun est qu'ils ne furent ni prophètes, ni inventeurs de mondes, ni
    lanceurs d'anathèmes, mais plutôt maîtres de sagesse, médiateurs, avocats de la liberté, plus
    enclins à la conciliation qu'à l'affrontement.
    On ne saurait faire ici l'économie d'une référence à Montaigne, appliquant à sa terre natale la
    formule par laquelle il définit l'homme, "ondoyant et divers" : voilà qui décrit assez bien notre
    province mouillée, ruisselante de toutes parts, propice au mouvement, aux départs, à l'échange, et
    dont les natifs sont inspirés par le génie des eaux plutôt que par celui du feu. »

  • Ce second volume de la biographie de François Mitterrand commence en mai 1981, au moment où ce dernier accède au pouvoir présidentiel, quasi monarchique, tel que le définissent les institutions qu'il avait jadis combattues. Désormais les vertiges menacent, et ils ne manqueront pas d'assaillir ce président venu de la droite pour exalter la gauche, au cours de ces deux longs septennats marqués par l'ambivalence consubstantielle au personnage.

    Au-delà des tumultueux épisodes du règne, magistralement reconstitués ici par Jean Lacouture, parfois témoin, souvent mémorialiste et volontiers censeur, on verra s'esquisser, page après page, un premier bilan de cette troublante « histoire qui fut la nôtre ».


  • montesquieu, ce gentilhomme d'aquitaine, épistolier persan et familier des grâces de chantilly, fut aussi l'un des inventeurs de ce siècle qui, de marivaux à watteau, a donné au monde l'exemple d'un art de vivre hors de la pesanteur.
    et ce viticulteur gascon n'a pas seulement contribué à l'épanouissement du grand bordeaux, oeuvre d'art qui n'a pas fini de nous enchanter, il a su faire de cette merveille le trait d'union avec une société anglaise faite non seulement de consommateurs exigeants, mais aussi d'inventeurs d'une société plus libre. ainsi jean lacouture peut-il faire valoir que, si les lois ont un " esprit " qui doit tendre à l'harmonie sociale, la vie de montesquieu fut en quelque sorte une vendange de la liberté.


  • Après tant de livres, pamphlets, récits subjectifs, plaidoyers ou réquisitoires consacrés à François Mitterrand, on attendait une ample biographie qui tenterait de remettre calmement en perspective cet exceptionnel destin.
    Au-delà des polémiques immédiates, des procès et des plaidoyers abusifs, le temps n'est-il pas venu d'un portrait minutieux qui ne cède ni à la complaisance ni à la vindicte mais s'attache à scruter la riche complexité d'un homme ? En indiquant qu'il raconte " une histoire de Français ", Jean Lacouture, notre meilleur biographe, entend souligner à quel point la personnalité de François Mitterrand, jusque dans ses ambiguïtés les plus contestables, incarne les Français eux-mêmes, cet inépuisable enchevêtrement des époques, des cantons, des terroirs et des âmes.
    Peut-être par opposition à de Gaulle qui voulait, lui, incarner la France en son unité idéale. Entre le catholicisme des origines et le socialisme d'adoption, entre Vichy et Londres, entre vertu et cynisme, entre ruses et conviction, François Mitterrand réunit et exalte en lui les humaines contradictions françaises. Attentive aux nuances, sourcilleuse sur l'information et prenant, sans cesse, tout le recul possible, cette monumentale biographie s'organise en deux volumes.
    Le premier, de la jeunesse charentaise à l'accession à l'Elysée (en 1981), recompose le roman de la conquête. Le second retrace ces deux septennats assaillis par les vertiges que l'on sait. " Ce n'était là, conclut Lacouture, qu'une histoire qui fut la nôtre - et se poursuit. " Prisonnière ou non des mêmes ambiguïtés ? La question reste ouverte...

  • Jean Lacouture rend hommage à celui qui fut pour lui un maître et un ami : Paul Flamand, directeur - avec Jean Bardet - des Editions du Seuil pendant près d'un demi-siècle.
    C'était un bourgeois venu de Charente, sauvé à vingt ans de la tuberculose, dépourvu de tout diplôme universitaire, un chrétien non conformiste, un seigneur insomniaque qui écrivait des lettres magnifiques, aussi bien pour accueillir que pour refuser un manuscrit. Homme Libre, il savait publier des auteurs dont il ne partageait pas les idées, et s'opposer à toutes les autorités établies, de Moscou au Vatican - et à Paris...
    Sous son impulsion, le Seuil propose un catalogue rivalisant avec tout ce qui a été publié en France après la guerre, Gallimard compris. Paul Flamand plaçait au-dessus de tout l'exigence esthétique et l'amitié. Aucune culture ne lui était étrangère. Jean Lacouture trace un portrait gai et chaleureux d'un homme qu'il a aimé. Il nous emporte au coeur de l'aventure intellectuelle de toute une génération.
    Il nous dévoile l'une des figures les plus originales de ce beau métier mystérieux et parfois décrié : éditeur.

  • Rompant avec une monarchie qui se proclamait solaire, la République française s'affirme volontiers volubile, sinon éloquente, le mot se substituant volontiers à l'acte.
    Plus propre aux métamorphoses qu'un héros homérique, par cinq fois inventé sous des formes diverses, ce régime, instauré par des avocats et des professeurs, voire des poètes, ne saurait être que fertile en mots - certains disent plus noblement "paroles". Ce qui surprend, en cette effervescence, de l'un à l'autre des vingt-quatre présidents qu'accueillit en un siècle et demi l'immuable Elysée, c'est qu'en fin de compte le recours aux mots n'ait pas été inversement proportionnel au passage à l'acte.
    Les plus inertes n'ont pas été les plus éloquents. La croissance exponentielle du pouvoir présidentiel n'a cessé de s'accompagner de celle de la parole, de Louis Napoléon Bonaparte à Nicolas Sarkozy.

  • Enquete sur l'auteur

    Jean Lacouture

    • Arlea
    • 1 Octobre 1989
  • Malraux a-t-il agi pour trouver dans l'action la source de son inspiration ? a-t-il écrit parce que l'action ne lui donnait ni la réponse à une certaine exigence d'absolu, ni l'accomplissement que cherchent les conquérants ? sa vie et son oeuvre restent profondément liées : vie construite comme une oeuvre, oeuvre pantelante comme une vie.
    Cette biographie retrace l'histoire d'un homme qui, à force de vouloir "transformer en conscience la plus large expérience possible ", a vécu plus totalement son temps qu'aucun de ses contemporains. ainsi, cette "vie dans le siècle " peut-elle être vue comme une vie du siècle lui-même.

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